dimanche 21 septembre 2014

«Vis au présent», dit DIEU le grand «JE SUIS» (I AM)

Nous avons reçu un signet avec une pensée profonde à l'Église. Je partage cette exhoration avec vous. Ce «JE SUIS» c'est le Dieu dans l'éternel présent (hors du temps); le JE SUIS qui veut être avec toi au présent; AUJOURD'HUI. Demande lui simplement.

Un peu de contexte

Moïse a fui l'Égypte après avoir tué un Égyptien qui maltraitait un esclave hébreu. Celui qui a été adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour est devenu fugitif et est berger au pays de Madian. Les enfants d'Israël sont esclaves et ont multiplié beaucoup. Lorsque visité par Dieu qui se manifeste sous forme d'un feu qui ne consume pas, Moïse lui demande son nom.
«Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle "je suis" m'a envoyé vers vous» (Exode 3:13-15).
L'Éternel se présente lui-même comme le Dieu qui vit hors du temps et de la matière qui nous limitent.

Jésus est selon la Bible, Dieu fait homme en vue de la rédemption de l'humanité; de ceux qui d'entre elle auront la foi. Il fait des déclarations et opère des actes remarquables qui dérangent. Pressé par les juifs religieux de son temps, il doit répondre. Qui est-il, sinon un menteur, un charlatan? Voici comment il se présente en comparaison d'Abraham, leur ancêtre, le père des patriarches d'Israël:
«Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis» (Jean 8.56-58). 
Les réalités célestes sont inaccessibles à la seule logique humaine limitée par le matériel et le temps. Jésus est, était et sera; il est le JE SUIS avec le Père et l'Esprit.

Dans le livre de l'Apocalypse (grec apocalupsis = révélation), le dernier apôtre de Jésus encore vivant est très âgé et est en captivité sur l'île de Patmos pour avoir témoigné le nom de Jésus. Jésus se révèle à lui dans sa gloire. Jean doit écrire sur les choses qui doivent arriver dans l'Histoire. Voici comment Jésus se décrit:
«Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant» (Apocalypse 1:8, voir aussi 4:8, 11:17, 21:6, 22:13).
«Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin» (Ap. 22:13).
L'expression s'applique en alternance au Père Céleste et au Fils.

«Ainsi parle l'Eternel, roi d'Israël et son rédempteur, L'Eternel des armées: Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n'y a point de Dieu (Esaïe 44:6).

«Ecoute-moi, Jacob!
«Et toi, Israël, que j'ai appelé! C'est moi, moi qui suis le premier, C'est aussi moi qui suis le dernier» (Esaïe 48:12).

C'est ce qu'ont compris les apôtres qui l'ont connu, quand ils disent au sujet de Dieu le Fils, «nous avons contemplé sa gloire » :
«Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue[...]Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père (extrait de Jean 1:1-14).
La Bible est «christocentrique» (centrée sur le Christ) et nous révèle à maintes reprises qu'il existait avant sa venue, comme ici:
«Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement» (Hébreux 13:8).

Qui a vu Jésus le Fils, a vu le Père:
Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? (Jean 14:8-9).

Qui croit au Fils, croit au Père:
«Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père» (Jean 8:19).

Et reconnaître et recevoir la révélation de la véritable identité du Christ constitue une condition pour recevoir le salut gratuitement:

«C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés» (Jean 8.24). 
«Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle» (1 Jean 5:20).

Ce JE SUIS c'est le Dieu qui vit dans l'éternel présent (hors du temps) dans le Fils et le Fils en Lui. Il est le JE SUIS qui veut être avec toi au présent; AUJOURD'HUI. Demande lui simplement.

jeudi 24 juillet 2014

Les personnes avec un plus grands QI croient majoritairement en Dieu

Un mythe fort voudrait que les croyants en Dieu soient des abrutis ou des êtres inintelligents et que les plus intelligents seraient athées. Un article publié dans le examiner.com tend à faire ressortir au contraire qu'en ces jours, les individus avec un plus grand QI tendent à croire en un dieu et même en Dieu. Parmi ceux qui sont considérés comme les 10 plus grands QI sur terre, 8 croient en une divinité et au moins 6 s'identifient comme chrétiens.

Je crois qu'un scientifique ouvert et logique va tendre à être croyant, donc en cheminement, en raison de l'évidence d'une intention, d'un ordre, d'une sorte de «programme» derrière l'univers et la vie. Ceci me rappelle une déclaration en ce sens de mon professeur de chimie du 5e secondaire. Il l'exprimait ainsi:
«Plus la science découvre et explique des choses, plus les nouvelles découvertes et réponses suscitent à leur tour de nouvelles questions. Et cela se vérifie tant vers ce qui tend vers l'infiniment grand que vers l'infiniment petit. C'est pour cela que moi, je crois qu'il y a un Dieu derrière tout cela». 
Il fallait du cran pour dire cela devant une classe de jeunes occidentaux de 16 ans. Cette même année où il a fait cette confession publique, âgé de 42 ans, cet enseignant mourrait frappé d'un arrêt cardiaque en pelletant de la neige lors d'une tempête, comme si le Seigneur l'avait rappelé à lui.

L'intelligence derrière l'univers est aussi ce que l'Écriture affirme.
Par exemple dans l'Ancien Testament:
«Au chef des chantres. Psaume de David. 
Les cieux racontent la gloire de Dieu, 

Et l'étendue manifeste l'oeuvre de ses mains» (Psaumes 19.1)

Mais encore dans le Nouveau Testament (partie de la Bible depuis Jésus)
«La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables» (Romains 1:18-20)

Du temps où la science regardait le monde vivant à l’œil, avec une loupe ou un microscope, la vie paraissait simple. Il était possible d'émettre toutes sortes de théories sans les démontrer (ex. l'homme présenté comme un animal de plus). Avec les nouvelles connaissances, la science découvre que la vie est très complexe; même ces cellules autrefois considérées comme «simples» (ex. les êtres unicellulaires). 

La science sait maintenant que les virus qu'on disait parmi les structure les plus simples, s'adaptent et «se déguisent» pour contourner nos moyens de défenses immunitaires. 

  • Certains virus copient une partie de notre code génétique et interceptent nos messagers de défense interne. 
  • D'autres, comme le VIH, se fragmentent (en bouts de matériel génétique tronqués) et se cachent en mode devenant indétectable (furtif) dans nos cellules souches, celles qui servent à créer des cellules de diverses spécialisations au besoin. Ils peuvent se réactiver et être copiés, à même le processus naturel de régénération de nos tissus et de notre sang, le moment venu. 
La molécule d'ADN maintenant révélée a permis de voir que la vie est elle-même pré-codée (code génétique); non pas laissée au hasard. Car qui dit code, dit 

  1. qu'il faut non seulement une cause pour le programme en question, 
  2. mais aussi un système qui lance et fait rouler ledit programme.

Le psalmiste s'exclame:
 «...Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; 

Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m'étaient destinés, 

Avant qu'aucun d'eux existât» (Psaume 139.16)

Or, au sujet de ce texte, j'ai lu et vérifié par la suite, ce qui suit. 

Dans ce texte sur la conception, le mot «jours» est déduit et non traduit. Il peut tout autant être rendu par «membres» ou par «ceux»; donc «les membres qui m'étaient destinés avant qu'aucun d'eux n'existe». Dans ce sens, l'expression «dans ton livre», pourrait rendre, par inspiration divine, le code génétique dont l'auteur du Psaume n'avait pas la connaissance en son temps, mais chose que l'Esprit Créateur et Révélateur des Écritures, connaissait.

Constat validé

La version King James a d'ailleurs rendu ce texte par [en anglais]:
«...and in thy book, all my members were written, wich in continuance were fashioned, when as yet there was none of then» (KJV). 
La Bible interlinéaire hébreu | anglais va dans ce sens : http://saintebible.com/interlinear/psalms/139-16.htm


Christ se révèle à ceux qui reçoivent

Ceci dit, la prédication de la croix et de l'oeuvre de Jésus-Christ, sera toujours folie pour plusieurs et sagesse pour quelques-uns. Car c'est par révélation que nous parvenons à sa connaissance et non par le raisonnement seul. Il se laisse trouver par qui Il veut.
«Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. Aussi est-il écrit: 
Je détruirai la sagesse des sages, 
Et j'anéantirai l'intelligence des intelligents.

Où est le sage? où est le scribe? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n'a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication». (1 Corinthiens 1:18-21)

dimanche 22 juin 2014

God's Not Dead : un film sur la foi et la raison fait son entrée en 2014

Un nouveau film sur la foi et la raison fait son entrée avec Shane Harper et Keven Sorbo. Le cours de philosophie d’un professeur athée (Pr Radisson) d’une université américaine est mis au défi par un étudiant (Josh) qui croit que Dieu existe et qui refuse d'aller contre sa conscience pour se fondre dans la masse et éviter les conséquences dans sa vie.


Pour en savoir plus
http://moncinemedia.blogspot.ca/2014/06/gods-not-dead-movie-2014.html



samedi 10 mai 2014

CONFESSIONS d'Augustin: erreur et impact du dualisme esprit-matière

Je propose ici une partie de l'Introduction d'une réédition web des Confessions d'Augustin d'Hippone à laquelle j'ai contribué en 2013. Augustin est un théologien majeur, dans l'histoire de l'Église. Ses CONFESSIONS, ont été publiées vers l'an 400 ap. J.-C.  L'Introduction pour la réédition contient entre autres, la section «QUELQUES NOTES SUR LE NÉOPLATONISME D'AUGUSTIN. (GOSSELIN ET BERNIER)». C'est de là que j'ai tiré un extrait.


Bref, nous avons abordé, dans l'introduction plus large de la réédition des Confessions, l'erreur répandue et contraire à la doctrine chrétienne, consistant à mépriser le corps et le monde matériel, pour élever l'esprit comme seul important. Cette approche dualiste remontant aux philosophes grecs et aux néoplatoniciens, est non biblique, même si un grand nombre de chrétiens y adhèrent, plus ou mois consciemment. Dans les Écritures et la doctrine chrétienne d'origine dès le 1er siècle, le corps des croyants est décrit comme important, destiné à être une habitation de l'Esprit de Dieu. Il n'est donc pas inférieur à l'esprit. Le corps sera même transformé à la résurrection des croyants. Les autres ressuscitent aussi, sous une forme corporelle, afin de comparaître devant le tribunal divin. Augustin (4e et et 5e siècle) n'étant pas séparé de son époque, était vraisemblablement influencé par son passage au sein d'un tel mouvement, les Manichéens, ainsi que par Platon et les néoplatoniciens. Et, bien qu'il ait écrit des œuvres influentes, il a par contre, contribué à perpétuer le mépris du corps au profit de l'esprit; un dualisme corps-esprit et matière versus immatériel. De son oeuvre, nous retenons ce qui est bon, selon le principe biblique. Cependant, il nous apparaissait nécessaire de critiquer le biais du mépris du corps au détriment de l'esprit humain, en raison de son impact, jusque dans le monde contemporain, considérant l'impact des philosophes grecs et des théologiens majeurs, comme Augustin.

Conséquences de la philosophie dans le monde contemporain

Une des conséquences de la pensée grecque dichotomique (dichotomie corps-esprit) dans la vie courante aujourd'hui est  que nous avons régulièrement de la difficulté à voir l'importance d'une maîtrise de soi ou d'une vie équilibrée, pour un leader quelconque: leader politique , enseignant, directeur et ainsi de suite. Tant qu'il fait le travail, son équilibre personnel ne nous regarde pas, pense-t-on. Pourtant, les exemples récents nous montrent qu'il y a un lien réel entre l'être et le faire. La toxicomanie du maire Ford de Toronto et les frasques de personnages connus nous contredisent dans les conséquences de notre philosophie fortement teintée de la pensée grecque antiques et du Moyen Âge, lorsqu'elle est appliquée dans le monde réel et non conceptuel. Plus la personne est en poste d'influence, plus les problèmes personnels atteignent la société. Cela ne veut pas dire que l'être devient inutilisable, mais plutôt, qu'il est comme un engrenage important d'un tout, dont des dents sont cassées ou émoussées. Nous sommes tous comme des engrenages de ce monde, émoussés par le péché, de quelque manière, à un quelconque degré. C'est pourquoi nous avons besoins d'être «reconstruits». Notre concepteur et réparateur, c'est le Christ. Il rachète la «pièce», lui redonne vie et l'imprègne de sa pensée. Il la trempe dans son Esprit et la renforce.


DÉBUT DE L'EXTRAIT:

Néoplatonisme et sexualité 

dimanche 9 mars 2014

Le Fils de Dieu (Son of God)

Je vous propose aujourd'hui une critique du film Le Fils de Dieu, sorti en 2014. Rendez-vous sur Moncinemedia.blogspot.ca  Un film qui a sa place dans le genre, et qui présente un Jésus inspirant.

Le Fils de Dieu., crédits image: 20th Century Fox, 2014.

dimanche 16 février 2014

Que penser de la dîme en tant que chrétiens?

En visitant de temps à autre les réseaux sociaux chrétiens, je vois régulièrement ce genre de question, ou de débat sur le sujet sensible de la dîme en lien avec la foi et la Nouvelle Alliance. Ce qui suit n'est ni une doctrine, ni exhaustif (complet). On ne peut s'en servir pour se justifier. Chacun doit examiner à fond la question et prier à ce sujet. Si nous n'avons pas l'intention d'obéir à Dieu, nous n'avons rien à faire dans l'Église. Nous occupons le terrain inutilement (Luc 13:7-9 | Hébreux 6:6-8). Dans le texte qui suit, je confonds volontairement dîme, offrandes et autres dons et libéralités, car j'estime que le Nouveau Testament (NT) ne prescrit pas la dîme en tant qu'ordonnance, durant la présente période de la grâce. Par contre, si nous sommes chiches envers les ministères, il ne faut pas s'attendre à voir des gens consacrés à temps plein dans l'oeuvre, ni à voir l'oeuvre de Dieu progresser rapidement. Il a établi des hommes, et non des anges, pour le représenter et pour porter du fruit qui demeure.

Préambule

Je présenterai premièrement les conséquences réelles dans ma vie, du fait d'une assemblée qui manque de fonds. Mais ceci n'est pas pour vous prendre au piège, car vous verrez aussi que pour moi, ce que nous donnons doit venir d'une conviction et d'une décision; une résolution dans notre cœur spirituel. Au jour de notre rencontre avec Dieu, nous rendrons compte à Lui et non à nos pasteurs ou autres dirigeants des divers ministères.

Un exemple concret sur l'impact de manque de support financier

J'ai été coresponsable d'église, au sein de deux dénominations protestantes (branches franco-protestantes), durant plusieurs années sur deux périodes (1986 à 1994, 2000 à 2004), occupant des fonctions diverses : responsable de deux groupes de quartiers, membre du comité de direction équivalent de diacre au sein de deux assemblées, aide-pasteur, enseignant de la Bible et formation de disciples, ancien, pasteur stagiaire et finalement pasteur principal. Mais faute de revenus suffisant en exerçant comme aide dans une région avec peu de centres urbains, je n'ai pu exercer un ministère à temps plein que sur une période d'environ 6 mois et une année avec un demi salaire. 

Le manque de finances dans le ministère peut produire toutes sortes de situations insoupçonnées par la plupart des gens, sur la vie et la dynamique de l'église d'une région. Cela peut aisément faire la différence entre une assemblée qui se maintient (survit sans plus) et une autre qui se développe et entre dans de nouvelles dimensions. Dans mon cas, ce fût la montée d'un leadership parallèle où s'autoproclamèrent des gens immatures ayant préalablement quitté deux autres assemblées chrétiennes et non affermis dans la Parole de Dieu.

Dans le vif du sujet de la dîme

Il existe diverses formes de dons financiers, par exemple les offrandes volontaires pour répondre à divers besoins, les aumônes équivalent dans le langage chrétien à l'aide aux (vrais) pauvres et entre autres, la dîme. D'abord le mot dîme désigne la dixième partie; donc 10%. Elle était une ordonnance de la Loi pour l'entretien du système sacerdotal (temple, prêtres, lévites, les ministères de l'Ancienne Alliance). Dieu fit d'ailleurs ce reproche à ceux qui amassaient sans être riches pour Dieu:
«Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, Et vous dites: En quoi t'avons-nous trompé? Dans les dîmes et les offrandes». (Malachie 3:8)
Cependant, qui voudrait ignorer qu'il y a eu une rupture entre l'Ancien Testament (AT) et le NT commet une erreur, qu'elle soit intentionnelle ou de bonne foi. Il faut retenir le principe et non la lettre (la Loi). La lettre tue mais l'Esprit communique la Vie et le fruit qui vient avec elle.
«Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie». (2 Corinthiens 3:6)
En effet, le but de la Loi était d'accomplir le ministère de conviction (convaincre) que chaque homme est pécheur qui a besoin de pardon, de la grâce et de la miséricorde de Dieu (secours, compassion). On ne peut plus, en nos jours, faire de la dîme une ordonnance de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ. Cependant, le principe du support financier de l'oeuvre demeure. Si l'on donnait pour l'ombre des choses à venir (le temple et les symboles, sacrifices et offrandes au temps de Moïse), à combien plus forte raison donnerons-nous avec libéralité (grande générosité) pour le Véritable! En effet, les rites et accessoires de l'AT sont clairement décrits dans le NT comme étant l'ombre de ce qui était à venir en Jésus-Christ (Colossiens 2.16-18 | Hébreux 8:5, 9:9, 10:1); lui, véritable Agneau sacrificiel sans tache, Jésus, à la fois roi et sacrificateur, lequel dispense son Esprit en vue d'une maturité qui remplace les rites de la Loi (mais non les principes).

CONCERNANT DONC LA LOI

L'accomplissement de la promesse de la venue de l'Esprit (maturité) remplace les rites de la Loi de Moïse (loi ayant joué le rôle du serviteur ayant la garde des enfants en attendant leur maturité)

Il est clairement établi dans les Écritures, que la grâce est à la loi, ce que la maturité est à l'enfance, selon entre autres l'épître aux Galates, chap 3. L'Épître expose en détails les changements opérés par le passage de la Loi de Moïse vers la grâce, comme l'équivalent du passage de l'enfance (soumis à un tuteur, un précepteur, un gardien) à la maturité.
«Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue» (Galates 3:24 - 25).
Le pédagogue (le précepteur) était le serviteur qui dirigeait les garçons et les éduquait avant la maturité, au sens de leur surveillant ou tuteur. Dans l'analogie de Paul, ce tuteur représente les rites de la Loi. Les principes de la Loi demeurent, mais les rites sont abolis. L'Épître aux Galates nous enseigne que la maturité produit ce que nous ne faisions dans l'enfance que parce que nous y étions contraints, sous surveillance. En langage moderne, une fois que nous sommes devenus adultes, avons-nous cessé de regarder des deux côtés avant de traverser une rue achalandée? Avons-nous cessé de nous laver ou de nous coucher le soir, parce que maman ne nous surveille plus? La maturité (recevoir l'Esprit Saint) accomplit la Loi; elle ne l'annule pas. Jésus est venu accomplir la Loi pour nous. Seuls les rites sont délaissés, comme une coquille rendue sans utilité, une fois son contenu atteint.

Par exemple de ce qui n'est pas un rite et qui demeure, le principe demeure à l'effet que celui qui sème beaucoup récoltera abondamment:
«Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment». (2 Corinthiens 9:6)
Celui qui œuvre pour Dieu est justifié de recevoir un juste support financier qui le libère des préoccupations d'un travail séculier.

  • Si nous consultons un médecin, nous voulons qu'il soit médecin à temps plein et consacré à sa spécialité. Nous voulons le meilleur médecin. 
  • Si nous rencontrons un conseiller financier, nous voulons le plus compétent qui gère de l'argent et connaît les marchés. 
  • Lorsque nous téléphonons aux pompiers nous en voulons des vrais, des professionnels.
  • Même chose, si nous devons recourir à un avocat. Nous voulons un représentant compétent qui connaît le droit et les lois. 
  • Nous désirons donc toujours le meilleur, consacré à son art, qui est actuel (se tient à jour), jamais dépassé. 
Il est donc étrange, que lorsque nous désirons des pasteurs ou des responsables du ministère chrétien, nous demandons aux gens de travailler en plus dans un autre emploi, pour se nourrir et se loger. Ce faisant, il ne pourront pas être aussi disponible, ni au top de leur spécialité, qui est la Parole de Dieu.

Ministres de la Parole, faiseurs de tentes?

Oui, l'apôtre Paul fabriquait des tentes, mais lorsque l'équipe le rejoignait avec les dons récoltés dans les assemblées (églises locales déjà implantées), il se consacrait à temps plein à la prédication, à l'enseignement, à l'exhortation (évangélisation et formation de disciples).

C'est le même apôtre "faiseur de tentes" par excellence (tentmaker) qui écrit:
«…Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Evangile de vivre de l'Evangile. Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits, et ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi; car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire...» (1Corinthiens 9:13-15)
Le principe est le suivant: Dans les nouvelles régions évangélisées, Paul ne peut pas demander de l'argent. Le «sujet de gloire» dont il parle dans sa lettre, est à l'effet qu'aucune nouvelle région visitée et nouvelle église locale fondée ne pourront le compromettre d'avoir voulu les exploiter ou leur imposer un poids financier. Mais aux chrétiens matures, Paul demande de prendre part à l'œuvre par leur soutien financier (v.14). Pour les nouveaux convertis ou les moins matures et plus faibles (ex. ici les Corinthiens lors de son séjour précédent), il n'a pas mis une emphase sur les besoins financiers, de peur que cela ne soit un obstacle pour eux; une occasion pour eux de déchoir dans la foi (devenir une occasion de chute ou d'abandon pour eux). Par analogie, c'est d'abord aux parents de pourvoir pour les enfants. Les plus matures (églises déjà bien établies et chrétiens plus affermis) doivent pourvoir pour le ministère envers les moins matures (nouveaux convertis, personnes plus faibles dans la foi, support des assemblées qui viennent à peine d'être fondées, ...). Paul se fait honneur de renoncer à des droits (v. 15) qui viennent pourtant d'une ordonnance du Seigneur (v.14), pour éviter un prétexte aux plus faibles ou nouveaux convertis, de délaisser la foi et l'Église.

Donc, le soutien financier de la diffusion et de l'enseignement de la Parole pour annoncer Christ et le faire connaître au monde entier, est clairement établi.

Certainement, nous ne sommes plus sous la Loi qui ordonnait la dîme

Quiconque veut par contre imposer la dîme comme une ordonnance fait fausse route. Mais si le Temple n'est plus, les ouvriers de Dieu doivent encore se consacrer. Les enfants de Dieu ont encore besoin de se rassembler. L'Évangile a besoin d'être annoncé à toutes les nations et ensuite enseigné pour la formation de disciples et non de simples convertis, selon la première ordonnance du Seigneur. L'assemblée locale n'est pas une bouteille à maintenir à un niveau stable sans en déverser une goutte, mais doit au contraire remplir la mission de devenir une source qui doit répandre les bénédictions spirituelles vers l'extérieur. Et Jésus exhorte même les disciples à se faire des amis avec les richesses de ce monde, en vue du Royaume de Dieu et de l'éternité.

Dieu veut aussi que certaines personnes soient consacrées au ministère de la Parole:
«Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d'un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l'enseignement. Car l'Ecriture dit: Tu ne muselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l'ouvrier mérite son salaire» (1 Timothée 5:17-18 | 1 Corinthiens 9:9-11 | 2 Timothée 2:3-7 ). 
Le double «honneur», ici, réfère au double d'un salaire de référence pour ceux qui dirigeaient. Ceux qui œuvraient à l'enseignement et à la prédication recevaient le double d'un dirigeant qui n'étaient pas consacré à ces fonctions. «Honorer» parle souvent d'un double aspect, incluant la contribution matérielle et financière. C'est le même principe que nous voyons lorsqu'il est question
  • d'honorer Dieu avec les premiers fruits de tous ses revenus (Proverbes 3:9)
  • et d'honorer ses parents en les assistant matériellement (Matthieu 19:19 ; Mt 15:1-5)
Abraham : père de la multitude de ceux qui ont la foi, comme lui

Il est intéressant d'observer qu'Abraham, le père de ceux qui sont justifiés par la foi selon l'Épître aux Romains et Galates chap. 3, a donné la dîme de tout à Melchisédek, prêtre et roi qui servait le Dieu Très-Haut, et ceci, AVANT la Loi de Moïse (Hébreux 7). Ce roi-sacrificateur préfigurant le Christ. Abraham a donné la dîme AVANT la Loi. Il l'a fait dans la liberté, par libre choix, sans l'ordonnance de la Loi, mais en reconnaissant que ce qu'il possédait et sa victoire contre des rois étaient un don de Dieu.

Mille raisons

Je comprends les abus qui peuvent être reliés à l'argent. Imposer la dîme comme une ordonnance sous la Nouvelle Alliance est un abus. Si je gagne 100, que mes obligations sont de 100 et que je donne 10, je suis de court. Si je n'ai pas la foi et la conviction de donner la dîme et que cela m'est imposé, j'aurai encore moins la foi quand viendra le test, et que je semblerai manquer d'argent. Mais si je le fais par conviction, j'assumerai ma décision, je prierai en conséquences.

Mais je donnerai librement un sacrifice qui coûte. Je n'ai pas de choses de luxe, car je considère plus important de donner pour le royaume de Dieu. Un sage pasteur m'a dit au début de ma vie chrétienne qu'un chrétien devrait considérer trois catégories de dépenses dans son budget :
  • Les choses essentielles (ex. un toit, la nourriture, le vêtement, le transport, etc.)
  • les choses importantes
  • et les choses désirables dont on peut se passer en s'organisant (ex. on n'est pas obligé d'avoir le dernier iPhone ou tous les gadgets les plus chers, les vêtements de marque, etc.).
Lorsque nous voulons donner, il est facile ainsi d'identifier rapidement où couper en premier (dans les choses désirables mais non essentielles).

Il n'y a pas de sacrifice sans une certaine souffrance

La grâce n'est pas une voie rapide sans souffrance. Le disciple véritable, comme son Maître Jésus, a une croix à porter au sens figuré (une certaine souffrance).

De toute évidence, Dieu veut que quoi que nous lui donnions, ce soit sans contraintes et sans arrières-pensées. L'argent fait partie de ce que Dieu accepte comme un sacrifice agréé pour son œuvre (ouvriers des églises, infrastructures et équipements, missionnaires, enseignement chrétien et formation de disciple, évangélisation, etc.).

Or même sous la grâce, un sacrifice est quelque chose qui coûte, qui fait un peu mal.
  • Par exemple, il faut faire violence à notre faiblesse humaine (notre chair) pour prier ou adorer Dieu, surtout quand les choses vont mal. 
  • Il renonce au désir d'être aimés de tous, celui qui témoigne le nom de Christ. Certains le haïront, d'autres se moqueront, quelques amis le délaisseront. Mais il recevra au centuple, des frères, des sœurs, des mères, des pères, des amis véritables plus attachés qu'un frère de sang, etc. 
  • De même, un sacrifice financier a un prix, une certaine souffrance (Hébreux 13.15-16). Si je ne donne que du superflu, ce n'est pas un sacrifice, car je fais passer tout le reste avant Dieu
.
Bref la Loi est remplacée, accomplie en Jésus (justification du pécheur, salut) mais les principes demeurent; le fruit qui vient de la maturité par l'Esprit remplace la lettre qui encadraient les «enfants» qu'étaient ceux qui vivaient avant le don de l'Esprit.

La décision de donner OU de garder pour soi est personnelle, comme nous le voyons au temps de l'Église naissante. Chacun rendra compte en fonction de ce qu'il a reçu. Mais tromper un serviteur de Dieu est un grave péché. Il aurait mieux valu à Ananias et Saphira (Actes 5) de garder leur argent, plutôt que de mentir à ceux que Dieu a établis. Dieu regarde au cœur.

Cependant,
  • la maturité qui remplace l'enfance (par la venue de l'Esprit de Dieu qui remplace les rites mais non pas les principes de la Loi de Moïse), cette maturité demeure, selon les Épîtres du Nouveau Testament. Elle implique donc de faire naturellement ce qui doit être fait, n'étant plus des petits enfants spirituels.
  • Le fruit de l'Esprit comprend la générosité et la libéralité (dons matériels) qui sont considérés par Dieu comme des sacrifices, donc avec une certaine privation de quelque chose pour quelque chose de plus grand (Hébreux 13.15-16). Si nous croyons ce salut si grand, alors il me semble que nous croirons essentiel de soutenir les ouvriers chrétiens et les œuvres sociales chrétiennes. Car tous ne peuvent pas se consacrer aux ministères de la Paroles. Ceux qui le font, doivent être soutenus
.
Keith Green (Album No compromise, 1978) exprimait la relation du chrétien à l'argent en des termes très intéressants dans une chanson :
«To obey is better than sacrifices. I don't need your money, I want your life» (L'obéissance vaut mieux que les sacrifices; je n'ai pas besoin de ton argent, je veux ta vie [entièrement consacrée]...)
Dieu veut notre obéissance au départ et non pas que nous essayons de l'acheter ensuite par nos œuvres. Cela fût entre autre dit par le prophète Samuel au roi Saül qui désobéissait et exigeait du peuple au-delà de ce que Dieu demande.

Keith Green exécutant "To obey is better than sacrifices" en spectacle à Estes Park, 1978

dimanche 2 février 2014

La vraie mesure du succès selon Dieu

L'on parle souvent de cette manière: tel homme a bien réussi. Le critère de mesure du succès en ce monde est souvent le succès matériel ou la popularité. Pourtant selon l'angle de Dieu, le succès n'a pas la même référence.

  • Un homme riche qui ne sert que lui-même se fait appeler insensé, car il n'est pas riche pour Dieu (Luc chap. 12.13-21)
  • Le prophète Esaïe qui a reçu un appel véritable de Dieu sous l'Ancienne Alliance (Esaïe chap. 6) se verra rejeté par ses contemporains (Es. 6.9-12), comme plusieurs autres prophètes. Mais Jésus parle de lui comme ayant bien prophétisé (Matthieu chap. 13). Il a donc réussi sa vie aux yeux du Seigneur, même si de son temps, son message ne fût pas bien reçu.
Durant un temps de méditation de la Parole de Dieu, ceci m'a semblé avoir du sens

Qu'est-ce que l'échec, quand un enfant de Dieu a été fidèle dans ce qui lui a été demandé? 
L'échec est la face rugueuse du succès, selon Dieu.
Je prévois recommencer à publier sur ce blogue.

mercredi 1 août 2012

L'Évangile universel de Jésus : non "modelable"

Jean dit "le baptiste" (Jean-Baptiste)  parce qu'il baptise ceux qui acceptent de changer de vie, soit selon l'Évangile de Luc (chap. 7), constate que Jésus tarde à se révéler comme Roi messianique libérateur. Il envoie deux messagers s'enquérir de la mission et identité de Jésus. Deux témoins, c'est le nombre minimal pour un témoignage recevable. La réponse de Jésus nous rappelle que l'évangile n'est pas le message réservé à une élite et que nous devons croire en Jésus et le recevoir tel qu'il est, et non pas tel que nous voudrions le modeler selon nos besoins...

Ils ont en effet, pu s'enquérir de la mission et de l'identité de Jésus en observant et en parlant avec lui:

«Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? (Luc 6:20)»

Or, nous savons que ces deux témoins envoyés par Jean-Baptiste ont alors pu observer Jésus et voir des signes et miracles tel qu'il est prophétisé sur lui.

«A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles» (v. 21).

Mais que répond Jésus aux deux envoyés de Jean?
«Et il leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !» (v.22 et 23)
La mission de Jésus n'est pas seulement de libérer les gens des emprises de toutes sortes et de les sauver, mais aussi que cette bonne nouvelle (évangile) soit annoncée aussi à ceux qui n'ont pas d'argent pour payer. Cela, nous ne devons jamais l'oublier.

Et heureux ceux pour qui Jésus, différent de leurs attentes ou de leur théologie, ne sera pas une occasion de se détourner de lui et de déchoir de l'espérance de la foi (être une occasion de chute). Jésus deviendra une occasion de chute pour ceux qui refusent de l'accepter tel qu'il se révèle, avec ses bontés (il sauve gratuitement) et ses exigences (croire en lui et le suivre avec le secours de son Esprit qu'il donne à ceux qui croient et commencent ainsi à obéir à Dieu).

L'apôtre Paul dira plus tard, lors de la croissance des églises locales dans le bassin de la Méditéranée:


«Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse:
nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs [terme désignant les non-Juifs qui n'ont pas la loi de Moïse].
Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.
Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair [la chair est la capacité humaine], ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.
Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ;
et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont,
afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.
Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,
afin, comme il est écrit, Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur».
(1 Corinthiens 1: 22-31)
Nul ne peut se glorifier devant Dieu et dire «voici ce que j'ai fait!».  Nous ne choisissons pas plus de naître intelligents ou forts, que de naître défavorisés par la vie. Faibles ou forts selon les critères terrestres, nous naissons tous égaux devant Dieu, qui seul peut nous accorder (créditer à notre compte), par sa grâce (=don immérité), ce qu'est le Christ; sa position devant la présence du Père éternel. Il est devenu pour NOUS, notre: 
  • salut, 
  • sagesse, 
  • justice de Dieu qui sauve, 
  • sanctification (vivre pour Dieu) 
  • et rédemption (rachetés de la loi de Dieu qui convainc avec raison que nous étions tous pécheurs et indifférents à Dieu et à sa volonté).
Bref, ma position d'un être autrefois vil (vain) qui est devenu par la foi-confiance en Christ, "acceptable devant Dieu".


dimanche 6 novembre 2011

Le OUI et le NON dans la vie du chrétien

Le OUI et le NON en tant que système de
fonctionnement chez une personne:
comme un ciel imprévisible.
Le OUI et le NON sont la réalité de toute vie humaine. Chacun doit faire face à des décisions et résolutions qu'il prend, avec les conséquences bonnes ou mauvaises qui y seront inévitablement rattachées. Pour l'enfant de Dieu, les décisions fermes font partie de sa nouvelle croissance. Et pour ce qui concerne les promesses de Dieu envers nous, Jésus est le OUI, malgré nos imperfections.

Paradoxalement, du point de vue de la justice divine, le OUI n'est pas plus "positif" que le non, ni le NON plus "négatif" que le oui. Les deux sont bons ou mauvais selon le contexte. Par exemple, dire NON au crime constitue un acte juste.



Le OUI et le NON dans le témoignage

«Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement» (Jacques 5.12)

La parole de l'enfant de Dieu doit être selon la nouvelle vie reçue: selon l'esprit de vérité. Ce monde multiplie les situations ouvrant sur les demi-vérités, quand ce n'est pas carrément d'encourager le mensonge à des fins égoïstes. L'Écriture, au contraire, nous interpelle sur les décisions et les engagements suivant les valeurs selon Dieu et le principe d'égalité des humains devant Dieu.

Le OUI et le NON dans les relations avec les autres

Une situation vécue par les premiers apôtres nous rappelle que les résolutions et les promesses ne sont pas banales. L'apôtre Paul et ses aides furent accusés de ne pas avoir pris des résolutions / engagements fermes. Par exemple, on les accusait d'avoir dit qu'ils se rendraient bientôt à Corinthe afin d'y visiter les frères, mais de ne pas se présenter (bien que dans les faits, on préférait ne pas les voir). Leurs accusateurs, sous de mauvais motifs, ne faisaient pas la différence entre

  • la division intérieure ou l'indécision (proche du mépris des autres personnes ou de Dieu), ce qui est une chose immature
  • et les situations impondérables de l'évangélisation dans un environnement hostile, en des temps difficiles ou encore face aux contraintes personnelles (d'exception).

Jésus, Celui par qui le OUI de Dieu arrive pour moi

Vous remarquerez que loin de banaliser l'importance de l'engagement, l’apôtre Paul répond au contraire ce qui se résumerait en ceci : «il n'y a pas chez le chrétien mature le oui et le non !»

«Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non.  Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais c’est oui qui a été en lui ; car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu. Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit. Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c’est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe» (2 Corinthiens 1:18-23).

Dans le cas mentionné, la venue de Paul auprès des Corinthiens n'aurait pas été réjouissante. Conscient de son irritation envers les Corinthiens qui se détournaient si facilement pour écouter et suivre les faux ouvriers de Dieu (ou pour retourner à l'ancienne vie), Paul avait préféré reporter sa visite. Remarquez qu'il ne nie pas ses sentiments, au contraire. Il préfère sagement chercher de meilleures dispositions pour ne pas y aller avec une attitude très autoritaire et sévère, bien qu'il en aurait eu le droit.

Mais JAMAIS Paul ne dit que les paroles, engagements et résolutions ne seraient pas importants. L'apôtre fait l'éloge :
  • Des RÉSOLUTIONS FERMES
  • Bien que nous n’ayons PAS LE CONTRÔLE SUR TOUT
  • SANS renier ses propres motivations constructives  (foi, édifier, construire), tout comme les négatives (colère charnelle, désir de vengeance et de dominer, se faire justice soi-même)
Mais il va plus loin encore :  en Jésus-Christ, les promesses de Dieu à celui qui lui fait confiance trouvent leur OUI incontestable. Les promesses de Dieu ne sont pas OUI parce que je le mériterais, mais OUI à cause de Jésus.