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dimanche 13 novembre 2022

«Levez les yeux !» la fin du syndrome du super héro chrétien

Jésus n'attend pas de vous le syndrome du super héro. Si vous levez les yeux sur l'ordre de Jésus (Jean 4:35), que verrez-vous dans le contexte actuel ?


Jésus a choisi de travailler à travers un corps où il existe plusieurs personnes avec des dons spirituels et des dons naturels différents. Par exemple, on voit dans le livre du Nouveau Testament (Nouvelle Alliance en continuation de l'Ancienne Alliance) qu'il y avait 5 ministères de la parole : apôtres (missionnaires et rédacteurs du Nouveau Testament), prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs (ceux qui ont le don et l'appel d'enseigner la doctrine chrétienne et non pas nécessairement les doctorants universitaires). On voit aussi des diacres, ainsi que tous les chrétiens appelés à servir. Nul n'est une île, dans le plan de Dieu. Nul ne naît pour lui-même. Voici notre appel à naître de l'Éternel qui a créé le monde visible et les créatures invisibles.

«En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.» (Romains 14.7-8)


Centré sur soi : l'immaturité de l'enfance

Un petit enfant avait son anniversaire le 25 décembre, jour qui a été choisi pour célébrer la Nativité (incarnation) de Christ, qui s'est fait homme. Un jour, voyant le grand nombre de personnes réunies dans sa maison le jour de Noël, le jeune garçon dit à son père : «Il y en a beaucoup des gens qui fêtent mon anniversaire !»


Un mensonge depuis l'enfance : le syndrome du super héro

Les héros du cinéma sauvent le monde des êtres maléfiques. Ils ont même eux aussi leur côté sombre. C'est un gros mensonge. Le mal agissant en ce monde est un symptôme et non la maladie. Hollywood véhicule le syndrome du super héro qui n'est qu'une illusion. Les super héros sont comme des demi dieux qui s'attaquent aux symptômes de ce qui cause le mal, mais pas à sa racine.


Image générée par IA



Le petit enfant se voit le centre de tous. Et souvent l'adulte aussi. L'humain naturel voit sa vie au centre et sa compréhension, plus ou moins consciente, est que le monde gravite autour de lui. Mais il faut que les parents amènent l'enfant à maturer. Car qu'arrive-t-il à l'adulte qui pense encore comme un enfant ? Un adulte qui se voit encore le centre du monde est un monstre. Un petit enfant avec une vision enfantine de soi et de la vie c'est normal. Un adulte qui se croit le centre de l'humanité, c'est une anomalie. 

Même ceux qui ont reçu Christ depuis des années peuvent devenir aveuglés par les liens du Moi. Les liens du Moi nous empêchent d'aimer et de servir pleinement.


Un corps (l'Église) = plusieurs membres

Les Écritures nous montrent que l'assemblée ou peuple du Seigneur est un corps en plusieurs membres.

«Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. [...] L'œil ne peut pas dire à la main: Je n'ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n'ai pas besoin de vous. [...] Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait, afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.» (Extrait de 1 Corinthiens)


Paul (Saul devenu apôtre), s'adressant à ceux qui sont unis à Christ par leur foi, ajoute :

«Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.» (1 Cor. 12.27)


«Levez les yeux!»

Un jour, dans son ministère terrestre, Jésus dit aux disciples qu'il a appelés pour les former : «Levez les yeux!»

Il vient d'annoncer à une femme de Samarie, au puits de Jacob, la promesse du Saint-Esprit; L'Eau vive éternelle, donnée à ceux qui reçoivent Christ, afin de jaillir vers l'extérieur du moi.

«Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. - Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive» (Jean 4.7-10).

 [...]

Quand les disciples reviennent d'acheter des vivres, «Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.» (Jean 4. 34-35).

Pourquoi lever les yeux ? 

Parce qu'il nous faut lever les yeux pour voir autre chose que notre ventre ou nos pieds; autre chose que nos besoins et problèmes personnels. Il faut lever les yeux physiques, mais davantage les yeux de notre esprit, notre vie intérieure née et renouvelée par un acte de grâce (immérité) et de révélation de Jésus.

«Levez les yeux», c'est :

  • cesser de se centrer sur soi-même et sur le temps présent; 
  • cesser de ne voir que dans le visible; 
  • préparer le monde à recevoir Jésus; 
  • répondre à l'ordonnance : «Aplanissez le chemin du Seigneur»; le Roi des rois qui revient bientôt. 
Les gens sans foi voient le visible. Vous avez la tête baissée et Jésus vous interpelle. Il vous dit : «Lève la tête». 


Vous levez la tête sur l'ordre de Jésus. Que voyez-vous?

  • Qu'est-ce que Jésus a pour vous?
  • Que devez-vous mettre en règle dans votre vie?
  • Qu'avez-vous refusé de faire? 
  • Qu'avez-vous bloqué? 
  • Où avez-vous dit «Non, Seigneur!» à Celui qui commande l'Univers; qui dit une parole et les choses viennent à l'existence? 

Confessez votre résistance. Confessez votre manque de foi. Levez les yeux! Lève les yeux et reçois afin de pouvoir donner par ton service. 


La prière n'est pas une liste de tâches données à Dieu!

Récemment, j'ai lu ou entendu quelque chose sur la prière qui n'est pas une liste de tâches données à Dieu. Cela m'a touché, car il est si vrai que parfois nous donnons une liste de tâches au Seigneur et quittons pour nos activités. C'est un immense non-respect de l'Éternel. Ne faites pas que parler devant Dieu pour ensuite vaquer à vos occupations et préoccupations. Prenez aussi le temps d'écouter et recevoir de sa Parole et de vous synchroniser à son action. La prière n'est pas un monologue, ni une liste de tâches données à Dieu!

Après trois ans de formation ministérielle intense, avec le meilleur Maître (Jésus), l'apôtre Pierre a eu le cœur brisé. Il avait échoué par la force humaine, la chair. Il avait renié son Messie et son ami à trois reprises. Pourquoi? À cause de la peur des hommes.

Mais plus tard, ce même Pierre, rempli du Saint-Esprit, déclare à un malade: «Je n'ai ni argent, ni or, mais ce que j'ai, je te le donne. Au nom de Jésus, lève-toi et marche !» (Actes 3.6). Et un homme malade, depuis la naissance, a cru et s'est levé. Devant une foule qui accourt, Pierre, rempli de l'Esprit et ainsi libéré de la peur des hommes, proclame le nom de Jésus. On trouve ce récit et son impact dans Actes, chapitres 3 et 4.

Non par un super héros mais par l'Esprit dit le Seigneur

Cet homme était depuis des années à une porte du temple (1) et les disciples en formation, et même Jésus, sont déjà passés près de cette porte. Mais ce jour-là était le jour de la Rencontre avec Dieu et d'un acte d'attention et d'obéissance de l'apôtre Pierre. C'était après la résurrection et l'ascension de Jésus retourné dans sa gloire première. Pierre pouvait donner au moins des éclaboussures du Ciel, parce qu'il avait reçu; parce qu'il avait compris: «C'est par mon Esprit, dit le Seigneur.», annonçait le prophète (extrait de Zacharie, chap. 4)


Le sacrifice consistant en l'effort humain autosuffisant ne plait pas à Dieu

Un autre futur serviteur nommé Saul, avant de recevoir Christ comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, croyait rendre un culte à Dieu en persécutant les chrétiens, en les livrant au supplice. Nous voyons son appel dans le livre des Actes, dans le Nouveau Testament.

Il lui a fallu être arrêté par Christ ressuscité. Alors que Saul, un pharisien zélé, était sur un chemin de haine religieuse, il fût arrêté par le Seigneur qui se révéla à lui et le rendit aveugle pour un temps. Il deviendra l'apôtre Paul, un apôtre de la grâce et par la grâce de Dieu. L'apôtre Paul a dû comprendre que son esprit était aveugle, avant de voir en esprit et en vérité. 


Quand Jésus/son Esprit repousse les ténèbres, qu'arrive-t-il dans une vie?

Nous voyons. Nous voyons la réalité. Nous voyons ce qui est important. Nous voyons les besoins. Nous voyons les choses précieuses et célestes et nous voyons les choses pernicieuses, viles, et terrestres, afin que nous puissions désormais faire les bons choix et marcher de progrès en progrès.

Que vois-tu?

Lorsque j'écrivais la première structure de ce message, le 20 août 2021, un pays est revenu comme un fardeau de prière sur mon cœur. J'ai demandé : «O Jésus... Haïti... Souviens-toi d'Haïti... Mon cœur te prie pour Haïti... Libère. Sauve. Guéris le pays.»

Que vois-tu, homme naturel? L'apparence. Mais quand en tant qu'homme ou femme renouvelés par l'adoption dans la famille de Dieu et qui a reçu l'Esprit de l'adoption tu relèves la tête sur l'ordre de Jésus, tu regardes à nouveau. Que vois-tu alors?

Des gens... Oui, mais au delà des apparences, tu vois des gens comment ?

  • anxieux, 
  • insécures, 
  • sous influence ou aveuglement démoniaques, 
  • des gens en guerre contre Dieu et qui le maudissent alors qu'ils l'ont exclu de leur vie ou ont choisi d'ignorer Jésus, 
  • des gens suicidaires et sans espoir, 
  • des gens liés par des substances chimiques, 
  • des gens qui perdent leur emploi ou qui travaillent mais n'arrivent pas et s'épuisent, 
  • des gens désemparés parce qu'à 50 ou 60 ans et plus, il est difficile de changer de travail... 
  • des gens qui ont fixé comme but ultime de leur vie des faux dieux, comme les richesses, le travail, le succès personnel...
  • des gens centrés sur eux-mêmes qui reproduisent la souffrance autour d'eux... Alors qu'eux même dénoncent la souffrance.
Certainement, plusieurs gens aveuglés, regardant à eux-mêmes, qui ne connaissent pas les riches bénédictions et réponses de Dieu pour eux.

Au nom de Jésus, ce que j'ai, je te le donne ! Parce que j'ai reçu sans mérite personnel l'Esprit de Dieu, l'Esprit de Jésus.

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1.     Extrait du livre des Actes, chap. 3 : «Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière: c'était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit: Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c'était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé.»

dimanche 20 mars 2022

Dons spirituels et miracles aujourd'hui : une allégorie humoristique

Les dons cesseront, oui mais quand ? Un chrétien adhérant à la doctrine du cessationisme (1) a été, dans la dernière année, frappé par une série d'événements fâcheux. Et comme si ce n'était pas assez, il se retrouve maintenant en détresse après une sortie de route de campagne en automobile. 

Après une crevaison d'un pneu avant en descente sur une route de campagne, un chrétien engagé a perdu le contrôle. Son véhicule a fait une solide sortie de route, dévalé un talus abrupte et fait des tonneaux avant de se retrouver dans un ravin. Heureusement, l'homme n'a aucune blessure mortelle, mais il a la jambe droite brisée et coincée, ne pouvant s'extraire du véhicule. Mais sa vie est à risque si personne ne le trouve, en contrebas de cette route peu achalandée où il n'y a jamais de marcheurs et son véhicule étant caché par des arbustes.

Dans sa détresse, le chrétien engagé déroge à la doctrine qu'il enseigne depuis des années aux nouveaux convertis de son église et a le réflexe de de prier le Père au nom de Jésus. À peine a-t-il conclu sa supplication, qu'il voit, étonné, un secouriste descendre la longue pente abrupte, comme soutenu par un cordage, en évitant les nombreux arbustes, mais étrangement, le blessé ne voit pas de corde. Ce dernier atteint rapidement le véhicule non visible depuis la route où aucun indice n'indique l'accident et survenu sans témoin.

L'homme à l'allure d'un sapeur pompier se penche vers notre malheureux qui esquisse un sourire, malgré sa jambe qui le fait souffrir. Il commence en disant : «Je suis (crispation de douleur) content de vous voir ...». Mais il est interrompu par l'inconnu. Ce dernier lui répond: «Vous avez fait appel aux ressources du Ciel, mais nous sommes désolés de ne pouvoir donner suite, le ministère Dons spirituels et miracles est aboli». Il laisse ensuite une Bible à notre cessationiste, lequel de toute manière, s'il meurt, va rejoindre la présence de Jésus.  L'étonnant, et il faut dire choquant secouriste, reprend la direction inverse avant de disparaitre rapidement, comme tiré par le haut par des intervenants invisibles. Mais tout en haut, il ne semble y avoir personne. Le secouriste atypique n'a ni radio de communication, ni échanges verbaux avec qui que ce soit, ni cordages, ni barquette d'évacuation pour ce genre de situation. Et la rapidité de son arrivée sur les lieux laisse perplexe; à peine trois minutes après l'accident.

Une heure plus tard, l'accidenté a parcouru quelques passages de la Bible, et sa théologie cessationiste est derrière lui. Il invoque à nouveau pour une intervention spéciale par la foi, en toute humilité et repentir, et cette fois il est secouru. Son témoignage ne sera jamais plus le même. Il n'aidera plus à douter, mais plutôt à croire en la puissance et souveraineté de son Seigneur, qui agit comme il le veut, selon les Écritures.

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1.     Enseignement selon lequel les dons spirituels et miracles ont cessé après la fondation de l'Église par les apôtres.

lundi 20 janvier 2020

Dieu au pas de l'homme

Bien que Dieu veuille que ses enfants par adoption le servent, il ne leur demande pas pour autant de le précéder lui, mais de faire les choses en leur temps. Au-delà de la fidélité requise à l'enfant de Dieu dans les choses de la vie courante (travail, études, famille, vie sociale, vie de l'église et service), il est possible de faire beaucoup et de racheter le temps précieux, tout en prenant le bon pas. Mais la pratique révèle qu'il est tout aussi possible de faire ce que Dieu ne nous demande pas; le faire sous la pression de pairs ou de responsables, ou pour bien paraître, ou en s'imposant soi-même un rythme effréné, se convainquant d'être ainsi un meilleur serviteur de Dieu.


Cet article a été publié initialement sur mon ancien site web en 2008


L'arche (le coffre) de Dieu au pas de l'homme


L'arche de l'alliance a été rendue célèbre en Occident par le film Les Aventuriers de l'Arche perdue. Nous voyons dans l'Ancien Testament que l'arche de l'alliance (coffre du témoignage) lequel représente la présence de Dieu avec son peuple, n'avance pas au pas des chevaux ou des bêtes de somme, mais au pas de l'homme.

Modèle de l'Arche de l'Alliance. Auteur indéterminé.


Sous son règne, le roi David voulut le faire entrer rapidement au pays d'Israël, mais un drame mit fin abruptement à la fête. L'arche monté dans un chariot bascula et un homme mit la main pour l'empêcher de tomber. Il fût frappé de mort sur le champ. Après cette occasion, on prit bien soin d'appliquer les directives de la Loi.

Ces événements communiquent un double enseignement : 1) on ne s'approche pas de Dieu n'importe comment et 2) avant l'installation des Hébreux dans la terre de Canaan, l'arche se déplace avec le peuple, au pas du peuple en étant au centre de ses pérégrinations (déplacements). L'arche de l'Alliance conçue avec des anneaux dans lesquels s'insèrent des barres, devait être portée par les lévites (serviteurs du culte envers Dieu, assistants des prêtres de l'ancienne alliance).

Ceci nous apparait comme un symbole que Dieu se limite lui-même. Il se souvient que nous ne sommes pas Dieu. Il est possible de courir dans le service chrétien, mais de ne pas pour autant toujours courir selon Dieu. Plus d'une fois, des serviteurs de Dieu se sont retrouvés épuisés mentalement ou avec une santé fortement hypothéquée au milieu des années de leur service. Il y a une nette différence entre ce que nous contrôlons pas, comme c'est le cas pour un chrétien dans un camp de travail (en prison) pour sa foi et d'autre part un service exercé librement mais sans prudence.

Dieu au pas de l'homme


Il y a en effet des occasions ou opportunités pour lesquelles l'enfant de Dieu a le pouvoir de juger.
  • Le jeune roi David refusa de se battre avec l'épée et l'armure imposante du roi Saül.
  • Jésus lui-même a été, comme l'arche de l'Alliance, la présence de Dieu parmi les siens.
Le fait que Dieu lui-même s'impose de marcher et de vivre au pas de l'homme dans le cas de Jésus, parmi l'homme et dans la sphère du temps, nous montre que les conducteurs et les croyants ne doivent pas imposer aux autres un fardeau qu'ils n'ont pas à porter.

Lorsqu'une personne en position d'autorité est exigeante envers elle-même et qu'elle peut faire beaucoup, la tentation est forte d'imposer le même rythme à tous les autres; ce dont elle doit bien se garder. Jésus n'a pas imposé son rythme aux foules, mais il a demandé aux douze de le suivre. Un dirigeant ne doit pas non plus utiliser une forme plus ou moins subtile de manipulation psychologique, par exemple en jouant sur la culpabilité, pour imposer sa cadence et ses projets. Il vaut mieux pour de tels responsables trouver en nombre plus restreint des collaborateurs capables de les compléter en s'associant à eux. Autrement, des personnes risquent de souffrir et même de devoir se raviser et de vivre comme un échec, une tentative avortée, pour quelque chose que Dieu ne leur a jamais demandé.

Pour d'autres, ce n'est tout simplement pas encore le temps. Nous voyons dans le Nouveau Testament, qu'un dénommé Jean, surnommé Marc qui a accompagné Paul et Barnabas, les a abandonnés au milieu de la mission. Il semble avoir été impliqué un peu trop tôt dans un service au-delà de ses capacités. Ainsi, lorsque Barnabas veut le reprendre avec eux dans une étape subséquente, l'apôtre Paul est si vivement opposé que cela provoque un conflit majeur entre les deux leaders qui se séparent et prennent des directions différentes pour évangéliser (Actes 15.37-39).

Ce Marc est un exemple d'ouvrier qui a peut-être été engagé un peu trop vite pour un premier voyage de mission. Pourtant, le temps révèle plus tard qu'il est devenu capable de suivre le rythme difficile de l'implantation d'églises, souvent même en milieux hostiles, au point que l'apôtre Paul accepte de travailler de nouveau avec lui (2 Timothée 4.11). Dans ce cas précis, le premier abandon a résulté en un conflit qui a conduit les deux apôtres et amis à se diviser sur l'éventualité d'une seconde participation immédiate de Jean-Marc. Mais le résultat aurait pu être tout aussi bien de démotiver pour toujours ce serviteur pour l'oeuvre missionnaire, en raison de son premier échec et abandon de la mission (démission).

Il ne faut jamais prendre à la légère, la sagesse pratique consistant à respecter le rythme, les dons et les capacités des autres. Certaines personnes peuvent en vouloir à Dieu pour des choses qu'il ne leur a jamais ou pas encore demandées. D'autres peuvent se décourager si on leur en demande trop et trop vite et qu'elles vivent un rejet ou un échec qui seront forcément publics dans le cas des ministères de prédication et enseignement. Les conflits entre dirigeants, comme dans le cas de ce Jean, surnommé Marc peuvent même en résulter.

Si Dieu s'est limité Lui-même...


À au moins deux moments identifiables, Dieu s'est limité lui-même pour marcher au pas des siens; 1) avec le symbole de sa présence en l'arche (coffre) de l'ancienne alliance puis 2) en la personne de Jésus-Christ en sa venue pour instaurer la nouvelle Alliance. Ne nous a-t-il pas laissé un modèle plein de sens ? Nous devons trouver l'équilibre entre marcher au pas de l'homme et marcher au pas de Dieu, mais seulement en ce cas, selon la grâce et l'appel que Dieu donne à chacun en particulier; soit selon une mesure différente pour chaque individu.

Fort de ses expériences, l'apôtre Paul dira lui-même qu'il vaut mieux y aller de manière progressive lorsque vient le temps d'engager des gens dans les ministères structurés. Il mettra plusieurs critères de reconnaissance des leaders chrétien. L'un d'eux stipule qu'au moment de procéder à la mise en ordre des nouvelles assemblées, que ses aides laissés ou envoyés sur place établissent les conducteurs spirituels et leurs aides en les mettant progressivement à l'essai avant leur installation officielle : «Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche» (1 Timothée 3.10).


mardi 13 juillet 2010

Richesses injustes et enfants de Lumière

Conclusion et application pratique et spirituelle, de la parabole du gestionnaire infidèle, enseignée par Jésus


« Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
     Et moi, je vous dis : Faites–vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.
     Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.
     Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?
Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ?
     Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.
     Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui » (Luc 16. 8-14).
Les enfants de Dieu ont tendance à penser qu'ils n'ont pas besoin de planifier et agir pour le développement de l'oeuvre de Dieu sur la Terre; l'Esprit de Dieu, croient-ils fera tout à leur place OU leur dira quand bouger.

Jésus vient corriger cette perception faussée. Un gestionnaire trompeur a détourné l'argent de son maître. Évidemment, cela est malhonnête et a privé le maître d'une partie de ses revenus. Mais ce dernier reconnaît la nature avisée et la compétence en gestion, de celui qui l'a servi. C'est un planificateur qui, bien que congédié parce qu'il est malhonnête, savait pourtant comment gérer et qui, même dans sa déchéance, a pensé et organisé.



Les chrétiens avisés planifient et agissent


Jésus se sert de cette parabole pour enseigner à ses disciples qu'eux de même, doivent être proactifs, planifier et mettre en place et soutenir des ministères structurés et évidemment justes et honnêtes, dans leur génération, pour l'oeuvre éternelle de Dieu. 

Il y a une notion de calcul impliquée. Pourquoi les enfants de Dieu, les «enfants de lumière», seraient-ils moins avisés que les enfants du siècle (enfants encore dans les ténèbres) ? Au contraire, Jésus enseigne qu'il faut planifier et agir. La planification au service de Dieu, n'est ni charnelle, ni contre l'Esprit de Dieu.

Voici ce qu'il y a d'intéressant dans la suite de cet enseignement de Jésus.

Jésus reconnaît que l'argent est souvent "injuste". Plusieurs riches de ce monde le sont devenus, bien souvent parce qu'ils ont trompé le gouvernement ou leurs semblables, ou privé d'un juste salaire (équitable selon leur capacité de payer) des ouvriers ou employés , ou parce qu'ils ont acheté la complicité de telle ou telle personne pour se positionner dans un marché local, régional (ou mondial).

Les richesses sont aussi "injustes", parce qu'elles ne sont pas une preuve de bénédiction de Dieu. Plusieurs des "justes" (pardonnés sous le regard de Dieu) sont pauvres matériellement. Et plusieurs "injustes" qui ne veulent rien savoir de se réconcilier avec Dieu et encore moins à se conformer à sa volonté, sont riches de telles richesses terrestres et matérielles.

La richesse est neutre par nature; ni bonne, ni mauvaise. C'est ce que nous en faisons, du peu ou du beaucoup que nous avons, qui fait toute la différence. Dans l'exemple, l'économe était un fraudeur planificateur et organisé, et les Pharisiens qui écoutaient Jésus enseigner se percevaient et montraient comme des exemples à suivre, n'étaient pas généreux.

Et une partie de ces richesses terrestres se retrouvent dans les mains des disciples de Christ, de chaque génération.

«Faites–vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels...»  Cela signifie :