jeudi 28 mai 2015

Dieu crée un chemin

Dans le second film de la série Narnia, Le Prince Caspian, la jeune Lucy voit Aslan qui indique un passage de la rivière où il n'y en a pas du point de vue logique (précipice). Quand il n'y a pas de chemin, Dieu peut en créer un ou ouvrir nos yeux pour voir ou entendre.


Plus de 1000 années se sont passées à l'antique royaume de Narnia, alors que lors de leur retour en Angleterre, ce ne furent que quelques mois. Durant le millénaire, la rivière a creusé un canyon assez profond, là où auparavant, on pouvait traverser. Après une tentative échouée de traverser plus loin en raison d'occupation militaire des lieux, les jeunes de la famille Pevensy et un ami reviennent sur leurs pas, là où Lucy prétendait avoir aperçu le roi Aslan qui ne s'est pas manifesté depuis leur retour à Narnia.  Le lion Aslan représente le Christ dans ce film allégorique basé sur les romans de l'auteur C. S. Lewis. En se positionnant là où précisément elle a cru apercevoir le lion, le sol cède brusquement sous ses pieds suivi d'un cri de détresse. Mais au lieu de tomber au fond du canyon, la jeune fille se retrouve sur un sentier à fleur de falaise que les jeunes peuvent emprunter pour descendre en longeant la paroi, et trouver un endroit sécuritaire où traverser.

Dieu crée un chemin


Soudain, cela me rappelle une promesse: Dieu peut créer un chemin où il n'y en n'a pas. Cette scène du film m'a rappelé quelques déclarations ou récits bibliques dans lesquels Dieu crée une opportunité qui n'existe pas jusque là, ou encore, révèle une issue qui est cachée

Un chemin dans le désert


 Dieu promet à son peuple longtemps éprouvé de créer un chemin dans le désert:


«Ne pensez plus aux événements passés,
Et ne considérez plus ce qui est ancien.
Voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d'arriver:
Ne la connaîtrez-vous pas?
Je mettrai un chemin dans le désert,
Et des fleuves dans la solitude.» (1)


Il y a des déserts physiques, mais aussi, qui veut marcher pour Dieu passe par moment par des déserts spirituels, au cours desquels, Dieu se fait silence.

Un chemin dans la mer


Dans le même ordre d'idée, un chemin dans la mer:

«Ainsi parle l'Eternel,
Qui fraya dans la mer un chemin,
Et dans les eaux puissantes un sentier,
Qui mit en campagne des chars et des chevaux,
Une armée et de vaillants guerriers,
Soudain couchés ensemble, pour ne plus se relever,
Anéantis, éteints comme une mèche: » (2)

Ceci est un rappel de la sortie de l'esclavage, en Égypte, lorsque le peuple hébreux (descendance d'Abraham) se retrouva coincé entre l'armée d'un Pharaon puissant et une mer coupant toute issue devant les chars de guerre. Un chemin s'ouvrit dans la mer, là où il n'y en avait pas, puis se referma.

Dans un autre récit prophétique, une vallée sera créée, là où il n'y en a pas (3)


Un homme fit un rêve...


Il devait vivre un changement de direction important. Il marchait sur un chemin gravelé se rétrécissant, puis sur un sentier, et le sentier devenait de plus en plus cahoteux, à mesure qu'il avançait, pour se rétrécir jusqu'à ne même plus être un sentier, mais plutôt ce qui semblait être une plaine boisée inondable au moment des crues occasionnelles. À l'intérieur des terres, sur sa gauche, se trouvait une forêt comme aménagée, mais sans passage défini. En avant, cette fin de sentier qui s'était annoncée progressivement. Le sol n'était plus que jonché de galets (pierres de cours d'eau) sur une bande qui remplaçait le sentier, formant une bande cahoteuse, non praticable pour un marcheur. Sur sa droite, une étendue d'eau, comme une baie, calme comme une huile, mais reflétant un ciel lourd annonçant un orage. L'homme choisit de faire le chemin inverse et à sa grande surprise, se trouvait maintenant, là où il était passé plus tôt, un embranchement important, depuis le sentier de gravier; un chemin droit en faible pente, dont la suite était voilée par une colline en pente douce, et qui ne pouvait que conduire à une voie plus importante, puisqu'il se trouvait à sa fin.

Comment avait-il pu manquer le chemin?


L'homme se demanda, dans son rêve, à quel moment et comment, il avait pu rater ce chemin si évident. Là est la réponse: tout comme dans Le Prince Caspian.

  • Soit le chemin lui était voilé, car la marche de cet homme était distraite par autre chose 
  • ou son cœur spirituel était mal disposé; 
  • soit le chemin droit n'était pas créé avant son temps.

Les chemins et les issues de Dieu, comme le salut, les appels et les vocations, ne se méritent pas. Ils se reçoivent comme un cadeau, comme un don. Ce sont des passages qui sont contraires aux compromis du siècle. 

Romains 916...cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

Un puits caché aux yeux de celle qui a soif


De même, Agar, la servante d'Abraham, lorsqu'elle a été abandonnée au désert avec son jeune fils, croyait qu'elle allait mourir, mais Dieu ouvrit ses yeux afin qu'elle voit un puits d'eau qui était jusque là, caché à sa vue.

«Lève-toi, prends l'enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; elle alla remplir d'eau l'outre, et donna à boire à l'enfant.» (4)

«Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court...»


Dans tous ces exemples, ce n'est pas par l'effort humain que Dieu fait grâce, mais par sa miséricorde (compassion); parce qu'il est touché par nos situations et nos appels à l'aide. Comme il a été mentionné plus haut:

«Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai compassion de qui j'ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.» (5)

Jésus rétablit le chemin vers Dieu


En son temps, avant de donner sa vie pour ceux qu'il aime et aime avant même qu'ils existent, Jésus révèle que des gens des siècles passés ont aspiré à voir et entendre ce qu'il est venu révéler:

«Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.» (6)

Cherchons donc cet enseignement, cette Parole vivante, qui a fait l'envie des rois et de ceux qui en ont annoncé la venue future, maintenant accessible parmi nous.



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1.  Esaïe 43.18-19

2.  Esaïe 43.16-17

3.  «... La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l'orient et à l'occident, 
Et il se formera une très grande vallée: 
Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, 
Et une moitié vers le midi.
Vous fuirez alors dans la vallée de mes montagnes...» (extrait de Zacharie 14.)

4.  Ge. 21.18-19

5.  Romains 9.15-16

6.  Luc 10.23-24

mardi 10 février 2015

Découverte exceptionnelle du plus vieux manuscrit d’un Evangile !

«L’information est passée inaperçue… mais le plus vieux fragment de l’évangile de St Marc a été découvert dans le masque d’une momie égyptienne !» nous dit le site DieuTV.com


«Mais ce qui a le plus étonné les chercheurs, c'est la datation du document découvert. "Après avoir utilisé une combinaison de techniques de datation au carbone 14, les chercheurs se sont aperçus que ce papyrus avait été rédigé... au premier siècle de notre ère. Et plus précisément, avant l'an 90 de notre ère. Une découverte considérable, car jusqu'ici, les versions de l'évangile de St Marc connues à ce jour sont plus récentes d'au moins 150 ans...".»


mercredi 28 janvier 2015

C'est le temps de changer

L'intention c'est bien. Obéir c'est nécessaire. Il est temps de changer quand on peut encore dire «aujourd'hui». Nul ne peut présumer ce que sera son lendemain. Je me rappelle cette parole que Jésus a utilisée pour illustrer une vérité sur les actions en lien avec l'intention.

«Jésus dit encore : « Qu’est-ce que vous pensez de cette histoire ? Un homme a deux fils. Il dit au premier : “Mon fils, va travailler aujourd’hui dans la vigne.” Le fils répond : “Je ne veux pas.” Plus tard, il regrette sa réponse et il y va. Le père dit la même chose au deuxième fils. Le fils répond : “Oui, père, j’y vais.” Mais il n’y va pas. Lequel des deux fils a fait la volonté du père ? » Les chefs religieux lui répondent : « C’est le premier. » Jésus leur dit : « Je vous le dis, c’est la vérité : les employés des impôts et les prostituées entrent avant vous dans le Royaume de Dieu.» (Matthieu 21:28-31)

Les employés de l'impôt étaient, aux yeux des Juifs, des gens de leur communauté devenus des traîtres à la solde de l'occupant romain. Les prostituées étaient jugées méprisables, ou indignes de vivre, par les gens les plus religieux qui se croyaient sans faute. Pourtant, Jésus leur dit que ces derniers les dépassent dans le royaume de Dieu. De quelle manière? Lors qu’après avoir mal commencé, ils changent de direction et entrent dans la volonté de Dieu, ils devancent les gens qui pensent connaître Dieu et qui s'appuient sur leur propre justice ou leur perception faussée d'eux-mêmes. 

Nénuphar, parc du Domaine Maizeret, Québec, 2010


Nous aussi pouvons, après avoir dit non, changer notre attitude et accepter d'entrer dans la volonté de notre Dieu. Si nous entendons sa voix, n'endurcissons pas nos cœurs. D'autant plus que les jours avancent, nous devons tenir compte de cette parole. 

Il y aura des conséquences pour tout homme négligeant ou qui persiste à se moquer de Dieu et à mépriser ses paroles


Car n'est-il pas aussi écrit:

« Vous m’appelez : “Seigneur ! Seigneur !”, mais vous ne faites pas ce que je dis. Pourquoi donc ? Celui qui vient à moi, qui écoute mes paroles et m’obéit, je vais vous montrer à qui il ressemble : il ressemble à quelqu'un qui construit une maison. Il a creusé la terre, il a creusé profondément, et il a posé les fondations sur de la pierre. Au moment de l’inondation, les eaux de la rivière se jettent sur cette maison, mais elles ne peuvent pas la faire bouger. En effet, la maison est bien construite. Mais celui qui écoute mes paroles et ne fait pas ce que je dis, voici à qui il ressemble : il ressemble à quelqu’un qui a construit une maison sur le sol, sans faire de fondations. Quand les eaux de la rivière se jettent sur elle, la maison tombe tout de suite, elle est complètement détruite ! » (Luc 6:46-49)

Notre Seigneur nous dit ainsi, ne soyons pas de ceux qui écoutent seulement, mais méprisent ses paroles. Car alors, demande Jésus, pourquoi osez-vous prétendre que je suis votre Seigneur (Maître)? Et il y aura des conséquences pour tout homme négligeant.

Si nous pouvons dire aujourd'hui (Hébreux 3:13), il est temps de changer immédiatement, sans remettre à plus tard. Qui sait ce que nous réserve demain, ou même cette nuit? Et même si nous vivons, qui sait comment sera notre disposition, dans les difficultés ou dans la facilité?

vendredi 23 janvier 2015

La foi chrétienne: l'élite et le peuple

Dès ses tout débuts, le message de l'Évangile et sa puissance trouvent des appuis importants chez les gens du peuple qui y voient une foi concrète et efficace. Quelques semaines après la crucifixion du Christ Jésus, l'Église naissante prend son envol.

Récemment, je relisais un texte du Nouveau Testament quand mon attention a été attirée vers une idée en particulier. 
«Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. 
Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés.» (Actes 2: 46-47)

Québec, mai 2011, rassemblement devant le parlement de l'Assemblée nationale



Ce qui a particulièrement attiré mon attention et ma réflexion dans le précédent texte, est cette toute petite déclaration: 

«... trouvant grâce auprès de tout le peuple».
Les chrétiens et leur témoignage obtenaient la faveur des gens du peuple. Il est clair que l'élite, quoique souvent favorable, n'osait pas s'identifier avec le peuple (grec: laos) de croyants. 


«...et aucun des autres n'osait se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement.» (Actes 5:13) 


Déjà, cela révèle une réception différente en fonction des avantages qui sont à risque d'être perdus, particulièrement pour les gens composant l'élite. Les sacrificateurs de l'Ancienne alliance font exception et plusieurs voient en Christ, l'accomplissement (la destinée, la fin) des symboles et sacrifices de la loi de Moïse.

«La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi». (Ac. 6:7)

Déjà, le déni de la foi chrétienne montre qu'il consistera, pour les gens en position plus élevée ou économiquement mieux établis, une question de refus du risque, bien plus qu'un acte d'intelligence ou de raison. Et encore aujourd'hui, les gens qui rejettent ou méprisent la foi chrétienne, se tournent vers d'autres philosophies et spiritualités qui exigent le même genre d'adhésion dans le non visible. C'est un principe connu en sciences humaines. Pour l'élite de l'époque, la voie la plus facile consiste à demeurer dans la loi de Moïse.

Au Québec, au tournant de la décennie 1990, une étude universitaire (1) révèle que les spiritualités souvent associées à l'ésotérisme (en 1990-1991 décrit comme faisant partie du Nouvel âge ou New Age thème occulté et remplacé depuis par les adeptes et les médias) tendent à être ici, un phénomène de haute scolarisation. En d'autres termes, plus les gens sont instruits, plus ils sont intéressés et engagés envers les spiritualités non monothéistes, non institutionnalisés (loi du karma et méditation, réincarnation, channelling ou spiritisme contemporain, ou les influences hindoues, bouddhistes, taoïstes mais souvent allégées pour le besoin, etc.). La porte d'entrée est souvent, en Occident, la santé et la lutte contre le stress de la vie.

Ce phénomène d'une élite «religieuse» qui tend majoritairement à être opposée à la foi chrétienne, a pour conséquence que souvent, c'est une élite en quête de toutes sortes d'autres spiritualités et philosophies religieuses qui s'oppose à la foi.
Photo : scène du film La Passion du Christ
(The Passion of The Christ, Icon Productions
2003). Jésus est tenté de renoncer à la croix
dans le jardin de Gethsémané
En Amérique du Nord du moins, mais particulièrement au Québec, nous avons l'impression que l'idée de Dieu n'est pas populaire auprès des gens. Par exemple, un film sur une thématique chrétienne sort et est fortement critiqué, comme ce fut le cas notamment pour La Passion du Christ (2003), pour lequel le réalisateur Mel GIBSON avait dû investir plusieurs millions de sa fortune personnelle pour voir le film naître et prospérer, et ce contre toutes les prédictions des sceptiques du milieu cinématographique.

L'élite journalistique et de la censure québécoise contre la Passion du Christ


Je suis allé voir la film La Passion du Christ en salle, malgré les critiques généralement négatives au Québec.

  • Fait étrange, la censure québécoise fixait l'âge minimum à 16 ans pour La Passion. Une femme membre du bureau de la censure avait avoué en entrevue médiatisée que ce n'était pas tant pour la violence de la scène du supplice de la flagellation et de la crucifixion que le film était restreint à un public de 16 ans et plus, mais en raison du fait que les faits étaient présentés comme historiques, comme ayant réellement eu lieu... Selon elle, on ne pouvait exposer un jeune de 13 ans à un tel message. Je n'en revenais pas d'entendre pareilles paroles dignes des anciens pays communistes du bloc de l'est.
  • On disait aussi faussement dans les médias, que la scène du supplice de la flagellation durait 30 minutes. Dans les faits c'était 11 minutes entrecoupées des scènes de flashbacks (retour vers des faits passés) de la vie de Jésus et de sa relation filiale avec Marie. Bien que l'emphase (le choix du scénariste) fût contestable, la longueur de cette scène cadrait parfaitement avec le supplice romain destiné aux crucifiés. Il faut aussi comprendre que la Passion, était le film des dernières heures de la vie de Jésus et non de l'ensemble de son oeuvre.

En salle, j'avais été surpris de voir le nombre de personnes (salle comble sinon presque), lors d'une des projections dans la ville de Rimouski où je résidais Après environ deux minutes, nous n'entendions dans la salle, pas un murmure, ni un craquement de sac de croustilles. Il en a été ainsi durant toute la durée de la projection.

J'avais alors constaté qu'il y avait deux perceptions relativement à la foi chrétienne ou aux récits chrétiens:

  • La perception que veulent imposer ceux qui ont la parole et qui s'établissent entre eux; c'est-à-dire une certaine élite de tendance athée
  • D'un autre côté, il y a le peuple; celui à qui l'élite aimerait souvent enlever le droit de vote sur certains enjeux sociaux et votes démocratiques (lors des consultations sur les valeurs, les élections du gouvernement fédéral conservateur économique au Canada, etc.).

Récemment au Québec, une série américaine sur la Bible a été télédiffusée en version française sur une chaîne TV spécialisée. La série a été tellement été populaire, qu'elle sera reprise par un réseau plus accessible (large public) dès la fin de janvier ou le début de février 2015.


Le témoignage et la puissance de l'Évangile sont le plus souvent reçus différemment par l'élite et le peuple (en grec: laos). Dans le livre des Actes, la réception du peuple est souvent évidente et la réticence de l'élite trouve le prétexte de rejeter la foi, même si les gens vont souvent se tourner vers une autre spiritualité ou religion ou d'autres superstitions et croyances. Pour l'élite de l'époque, la voie la plus facile consistait à demeurer dans la loi de Moïse ou dans les cultes régionaux (ex. la déesse Diane à Éphèse pour ce qui est de la culture grecque). Aujourd'hui en Amérique du Nord, ce sont l'ésotérisme et les gnoses, comme les horoscopes, comme le karma d'où découlent la renaissance (bouddhisme) ou réincarnation et yoga (hindouisme) ou la croyance taoïste (taï chi, approches de «rebalancement», ...), souvent les spiritualités d'Orient allégées pour une initiation lente, etc., qui ont la cote.

Il ne faut donc pas se laisser tromper par l'impression créée par les médias et ceux qui ont les tribunes et les médias et qui se reconnaissent et s'établissent entre eux. L'élite est très souvent très croyante, mais antichrétienne et anti-institutionnelle. Déjà, lors de la naissance de l'Église, le Seigneur avait un peuple nombreux, mais si on avait cru ce que prétendait l'élite, il n'y aurait pas de foi chrétienne dans le monde.

LIRE AUSSI:
God's Not Dead : un film sur la foi et la raison fait son entrée en 2014


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1.  BERGERON, Richard et autres. Le Nouvel Âge en question. CINR et Éditions Paulines & Médiaspaul. 1992, 192 pages.

samedi 13 décembre 2014

Vérité et vérités : Tout n'est-il que relatif ?

Qu'est-ce que la vérité? Peut-on prétendre avoir trouvé la vérité? Existe-t-il une vérité absolue ou tout n'est-il que relatif? (publié initialement en mai 2006) 


En Occident, la mode pop-philosophique relativiste a fait son chemin. On adhère généralement au déni d'un absolu et des absolus. Cela est particulièrement véhiculé dans les sphères médiatiques, intellectuelles et artistiques (entre autres). Dans ce contexte, la vérité devient un phénomène contextuel lié aux circonstances et à la culture environnantes. En matière de foi et de spiritualité, nous dit-on, ce qui est vrai ou acceptable pour une personne  dans son modèle de référence personnel et sa culture, ne l'est pas nécessairement pour une autre. Formulé autrement : notre destinée (éternelle ou non), serait la même, peu importe nos choix. Question: Qui a dit cela? De quelle autorité? 

Une prudence compréhensible


Pilate posait déjà la question à Jésus, lorsque ce dernier comparaissait devant lui en jugement sous l'accusation de sédition par une partie de ses contemporains :

«Pilate lui dit, Tu es donc roi? Jésus répondit, Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

Pilate lui dit, Qu’est-ce que la vérité? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit, Je ne trouve aucun crime en lui» (Jean 18.38)

À bien y réfléchir, le scepticisme prudent de Pilate, soulève une question essentielle: Qu'est-ce qui vient en premier; la vérité ou son interprétation et son organisation dans un système quelconque? 

Pour comprendre si la quête de vérité a un sens, il faut en effet savoir ce qui vient en premier. Une vérité est-elle là 
  1. avant d'être organisée dans un système quelconque (individuel, culturel)? Ou
  2. un concept ou objet d'investigation devient-il vérité lorsqu'il est uniformément expliqué ou reçu? En ce cas, le concept de la Terre plate aurait été une vérité, ce qui n'est pas le cas. Une troisième option serait la suivante : 
  3. le système crée-t-il de toute pièce des prétendues vérités? Autrement dit, la vérité existe-t-elle par elle-même, avant même toute observation et organisation dans un modèle (écrit, schématique). Ou n'est-elle que la création des individus et des sociétés (cultures, sous-cultures, historiques personnels, facteurs psychologiques.


Quand la prudence se fait déséquilibre


À notre sens, une prudence de base est compréhensible et même nécessaire, face à tout engagement de vie ou tout changement significatif. Mais si une prudence devient maladive, elle n'est plus la marque d'un équilibre. Si l'on mettait fin à toute activité ou système humain où il y a de l'abus par certains sous-ensemble de ladite activité, on fermerait les banques, les entreprises, les gouvernements, les organismes sans but lucratif, mettrait fin au système économique de la bourse avec ses capitales financières, à la sexualité, à la police; bref, à peu près tout système humain. Personne ne vous dira : «Nous allons cesser toute activité sexuelle parce qu'il y a des abus évidents».

Chacune de ces activités a vu des éléments indignes de leur ensemble. Par exemple, des entreprises fraudent le fisc, d'autres abusent de leurs employés, d'autres encore, n'honorent pas les contrats avec leurs clients ou dépouillent des personnes des économies de toute une vie, d'autres produisent de faux rapports financiers pour les actionnaires... Et il ne vient pas à l'idée de rêver d'un monde sans entreprises. Si l'attitude contre la foi chrétienne devenait appliquée à toute activité humaine, le monde retournerait à une sorte de chaos ou d'anarchie; jungle de laquelle il est illusoire de penser qu'il ressortirait beaucoup de bon. Détruire est extrêmement facile. Bâtir un équilibre dans la vérité et la justice, dans un contexte d'intérêts opposés, de luttes de pouvoir et d'individus imparfaits par nature est au contraire extrêmement difficile.

Un sacrilège... intellectuel !


Répondre, en des matières autres que les origines de l'Univers et de l'Homme (et la destinée), que la vérité ou l'absolu n'existent pas, serait un sacrilège intellectuel. Cette réaction ne serait toutefois pas tout à fait désintéressée (objective). En effet, si l'affirmation se révélait être exacte, ce serait signer l'arrêt de mort de certaines disciplines ou champs d'activités, comme la recherche scientifique, la médecine et les médias entre autres. Pourquoi? Parce que chacune de ces disciplines prétend être en quête d'une vérité ou de vérités dans des démarches comme 
  • pour la recherche scientifique, comprendre et expliquer des phénomènes mesurables (ex. physiques, chimiques, biologiques, systémiques, environnementaux) et proposer des applications intégrant l'état des connaissances actuelles; 
  • pour la médecine, poser un diagnostic exact pour amener le traitement, la thérapie ou le changement de mode de vie le plus approprié; 
  • pour les médias, exposer et expliquer des réalités qui font partie de l'événement ou trouver la "vérité" dans la contradiction des versions. 


Pourquoi alors, en matière de foi (et de non-foi), la considération de l'existence de vérités devient-elle un scandale?


Prenons un exemple appliqué à la médecine. Imaginons une personne souffrant d'un inconfort relié à une tumeur, laquelle n'a toutefois pas encore été diagnostiquée. La personne incommodée va consulter trois spécialistes pour trouver la cause d'un problème qui semble empirer. L'un lui suggère tel supplément vitaminé et de l'exercice physique. Un second, ne trouvant rien suite à des investigations plus poussées conclut à un malaise de nature probablement psychosomatique (symptôme provoqué par un mal-être autre). Il prescrit un mois de repos. Un troisième, pose le diagnostic d'une tumeur possible qui se confirme par des tests très pointus. Les trois démarches ne mèneront évidemment pas à la même issue. Un seul de ces trois thérapeutes sera en mesure d'offrir un soulagement véritable à moyen et long terme. Dans la sphère spirituelle, pourquoi alors deviendrait-il contre le sens commun (contre la raison) de penser que les diagnostics ou concepts et les applications résultantes, ne conduisent pas nécessairement à la même issue?

Peut-on prétendre posséder la vérité?


La vérité est-elle un objet que l'on puisse posséder ou prétendre maîtriser? En fait, il nous semble que la question soit mal posée par les opposants, dans le contexte de ce débat. La vérité n'est-elle pas en réalité quelque chose que l'on touche ou parfois dans lequel on entre sans le posséder? Considérons l'illustration qui suit. 

La grande maison


Il semble approprié, à ce moment-ci, d'illustrer la vérité comme une grande maison entourée d'un vaste domaine, avec des chambres à louer, donnant accès à un certain nombre de pièces communes. On y trouverait d'une part des limites très précises comme la résidence principale et ses pièces avec la partie à louer, ses dépendances ou édifices secondaires, les clôtures, murets, haies, fossés et autres limites visibles. Mais d'autre part elle comprendrait des limites plus floues, non par leur nature (quant à elle très précise),  mais par la connaissance que nous en avons. En ce sens, la vérité est méconnue non parce qu'elle serait imprécise, ou malléable ou relative ou insaisissable, mais parce que nos perceptions sont limitées (monde visible) et très orientées vers nos propres penchants ou préférences. Et en raison de la nature humaine, de deux options, nous sommes enclins à choisir la plus agréable ou celle qui semble la plus facile et non la plus vraie.

Pour illustrer les limites plus floues de la vérité, imaginons-les un peu comme les limites légales de la propriété. On peut penser aux coordonnées et à la position précises de ses bornes implantées aux angles du terrain, avec entre celles-ci des lignes  non visibles sur le terrain, traversant des boisés, des champs (prés), un plan d'eau. Si l'on peut s'entendre sur les bornes du vaste domaine (contrat, plan ou certificat d'arpentage ou tout document légal), il n'en demeure pas moins qu'en l'absence de clôture ou autre marque continue sur le terrain, la ligne pourtant précise (vraie), n'en reste que peu perceptible. C'est un peu comme la frontière entre deux pays, pour un observateur en montagne, en forêt ou en aéronef. Un passage s'opère véritablement entre les pays frontaliers ou les domaines contiguës (voisins), de sorte que l'on puisse à un certain moment dire qu'on est inclus dans l'un ou exclus de l'autre. Mais pour un observateur limité dans ses outils de perception, selon qu'il a ou non un plan ou une carte, une liste de coordonnées, un instrument de positionnement ou autres aides, la limite entre deux bornes situées à 1 ou 2 km l'une de l'autre, n'est pas nécessairement perceptible. Pourtant, cela ne l'empêche pas d'être exacte et définie.

La Maison de Vérité


Imaginons maintenant un instant que pour ce que nous appellerons pour les besoins, la Maison de Vérité, chacun des objets soit un sous-ensemble de la vérité. Nous avons alors l'ensemble Vérité et des sous-ensembles ou des éléments vérités de cette Vérité supérieure. 

«Visite libre»


Supposons ensuite qu'un individu étranger cherchant une chambre passe dans les environs et voit un écriteau portant l'inscription «Chambres à louer, journée visite libre».  Il entre dans ce domaine pour y visiter la chambre à louer et les pièces communes où il aura droit d'accès. La découverte de la Maison de Vérité est premièrement caractérisée par une expérience initiale. Il entre dans l'ensemble nommé Vérité à un moment donné. 

Mais notre voyageur peut-il prétendre connaître tous les aspects de la maison (Vérité)? Non, évidemment. Pourrait-il prétendre les connaître tous après 20 ans? Non plus. Il n'en aura toujours qu'un aperçu très partiel au départ ainsi que limité dans l'avenir, par l'incapacité humaine à tout saisir et intégrer. Par contre, l'expérimentation de la Vérité sera aussi un processus; sa connaissance des lieux pouvant augmenter, s'il y reste assez longtemps.
Crédits image : Gilles Bernier. La Maison de vérité ou la grande maison. (2006)

Expérimenter ou explorer la Vérité

Imaginons maintenant que, profitant de la liberté de visite, l'individu décide d'explorer plus à fond l'intérieur de cette demeure, en considérant que la Maison de Vérité (grand 'V') contienne plusieurs sous-objets de vérité(s) (vérités avec un petit 'v'). Il pourrait dans un premier temps, parcourir les pièces assez rapidement sans s'attarder aux détails. Ainsi il descendrait par exemple, au sous-sol et monterait aux étages et peut-être au grenier.  Mais il pourrait aussi arriver qu'en chemin, il s'attarde plutôt aux objets (sous-ensembles = vérités). Par exemple, il pourrait ouvrir un placard pour voir son contenu ou sa capacité de rangement. Puis, des rayons de la grande bibliothèque, il pourrait retirer un livre plus ou moins au hasard et y lire quelques extraits ici et là.

Dans notre illustration, toutes ces choses représentant des vérités appartenant à la Vérité plus grande (englobante), notre individu ne pourrait à aucun moment, prétendre posséder toute la connaissance de la demeure et de son contenu; donc toute la Vérité. Mais en même temps, il pourrait avoir l'assurance d'y être bien entré. Bien que son cheminement progressif ne soit pas purement linéaire, il ne serait pas insensé de dire qu'il marche dans la Vérité.

Un peu de cette façon, l'apôtre Paul, au premier siècle de l'histoire de l'Église, convaincu de marcher en nouveauté de vie et d'être en relation avec celui qu'un autre apôtre appelle le Principe de la Création (Apocalypse 3.14), peut en même temps s'exprimer en ces termes, concernant la connaissance révélée à toute personne véritablement réconciliée avec Dieu, dans la dispensation actuelle:

Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli (...) alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu (extrait de 1 Corinthiens, chap. 13)

Mais la limitation n'exclue en rien la relation à la Vérité. La prédication et les enseignements de l'apôtre sont pourtant détaillés et précis. Mais il ne va pas au-delà de la certitude révélée en et par Jésus-Christ; par l'esprit de Christ. 

Influence de la personnalité et du libre-arbitre


Le deuxième visiteur


Revenons maintenant à la journée de visite libre de notre Maison de Vérité. Un autre individu visitant à son tour librement la maison quelques heures plus tard, prendrait probablement une approche à la fois identique et différente du premier. Il aurait une connaissance générale très proche du premier, mais sa connaissance des détails (objets, sous-ensembles, donc vérités découlant de la vérité) et son cheminement personnel seraient différents. Ceci est le propre de la personnalité et du libre-arbitre (capacité et liberté de choisir).

Le contexte change la perception de la vérité mais non la Vérité elle-même


Mais comme il est plus tard et que le soleil est près de se coucher, le second visiteur verrait la maison et son contenu sous un éclairage différent. Même maison, même contenu, mais perception influencée par la lumière.

À aucun moment, on ne pourrait dire que l'un ou l'autre des deux individus possède la connaissance du tout le contenu de la Maison de Vérité. Pourtant, interrogés de la même manière sur leur parcours, ceux-ci décriraient de façon très semblable la même Vérité. Par exemple, en supposant qu'ils soient objectifs (sans idée préconçue), ils dépeindraient des caractéristiques communes de la maison, de ses pièces et d'une partie de son contenu, malgré l'éclairage différent à un moment différent et une démarche personnalisée. 

Mais comme chaque être humain est une personne avec des émotions, des expériences et des préférences qui lui sont propres,  les explorateurs de la Maison de Vérité auront évidemment une attitude différente, de la même façon que deux critiques d'Art proclament, pour l'un une pièce (création) comme étant un chef-d'oeuvre, pour l'autre la même oeuvre étant plutôt «quelconque».

La découverte de la vérité s'inscrit à la fois dans une expérience initiale, de même que dans une série d'expériences ponctuelles et progressives (ou régressives) de l'exploration d'une réalité bien définie

Ainsi, la découverte de la Vérité serait à la fois un processus et une expérience uniques. Selon notre analogie de la Maison de Vérité, il y aurait bon nombre de points communs décrits, comme le nombre de pièces, leur usage et dimensions, le mobilier, les dépendances extérieures, l'aspect générale du jardin etc. Par contre, l'appréciation personnelle pourrait grandement varier. Suivant l'attitude, le premier pourrait aimer beaucoup et le second, au contraire, dire que c'est nul. Suivant le contexte, la perception pourrait changer jusqu'à un certain point, mais si les personnes exploraient la Maison de Vérité avec un guide écrit en main, elles constateraient sensiblement les mêmes attributs (caractéristiques).

Influences  : la Vérité demeure la même, quoi qu'on en dise


Le troisième visiteur


Imaginons qu'un de nos deux individus décide d'y louer une chambre pour y demeurer alors que l'autre quitte après sa courte exploration et que ce dernier rencontre un troisième visiteur potentiel sur le chemin. Le troisième voit le domaine à partir du portail d'entrée et l'autre le dissuade d'y entrer en décrivant un édifice qui ne mérite pas le déplacement. Ces trois individus auront trois niveaux de connaissance de la Vérité, différents et semblables à la fois. Tous auront connu ou expérimentés certains aspects de la Vérité (certaines vérités), l'un de loin, l'autre de près, l'autre d'encore plus près, et sous des éclairages différents, mais un seul sera encore dans la Vérité.

Une Vérité interactive?


Imaginons maintenant que la Maison de Vérité soit un être vivant, avec une volonté propre et une personnalité capable de se révéler, et non seulement un ensemble physique exploré et manipulé. Nous venons alors de multiplier, quasi à l'infini, les possibilités d'interactions dans un ensemble circonscrit et défini. Des millions de personnes pourraient interagir avec la même vérité et décrire une expérience identique ou très semblable sous plusieurs aspects, mais en même temps unique à chaque expérience individuelle, dans le rythme, la démarche, le degré de profondeur; une expérience personnalisée. En fait, on pourrait parler d'une Vérité interactive. La relation à Dieu est bien cela; une vérité précise mais aussi interactive et unique.

Et la perception varierait d'une personne à l'autre; pour l'un, digne de rejet; pour l'autre la réalité la plus merveilleuse qui soit.

Cela ressemble un peu (chaque illustration ayant bien des limites) à l'expérience de Dieu décrite dans la Bible. Dieu se révèle de façon générale à tous à travers les perfections et la grandeur de sa Création. Ce sont nos deux individus faisant une première exploration rapide. Il est ici, à la fois étrange et intéressant, de souligner que  plusieurs de ceux qui ridiculisent la notion d'un Dieu-Esprit vivant et mu par une volonté propre, capable de se révéler lui-même, décrivent pourtant la Terre comme un organisme vivant, notre Mère Gaïa; ... une divinité!

Puis, Dieu se révèle de façon plus spécifique par la conscience (du bien et du mal) et la pensée de l'éternité. Tout homme normalement constitué doit décider de ce qu'il fera des notions de vérité, d'au-delà, de justice (décider si concept vrai ou faux) et d'éternité. Ce sont nos individus qui évaluent s'ils pousseront ou non plus loin, leur recherche; s'ils s'installeront ou non dans la maison.

Vérité et vérités dans la perspective biblique


Selon les écrits bibliques, la vérité est quelque chose qui nous transcende et qui est aussi immanente (accessible, présente et agissante) à la fois. En d'autres termes, la vérité est à la fois impénétrable dans sa totalité et connaissable (révélée à divers degrés), tout comme pour la maison utilisée en analogie. Et, fait particulier, la Vérité est une entité vivante, capable et désireuse de se révéler, mais non sans conditions. Les Écritures, concernant la révélation de Dieu et la réponse des hommes, énoncent ce qui suit:
  • Il rend aveugles (en esprit) ceux qui disent qu'ils voient (Jean 9.41)
  • Il déclare nus (en esprit) ceux qui disent qu'ils n'ont besoin de rien (Apocalypse chap. 3)
  • Il se révèle (en esprit) à ceux qui acceptent le risque de Dieu, mais il se cache à ceux qui prétendent posséder une sagesse supérieure (Matthieu 11.25)
  • Il soumet à l'endurcissement et à la séduction ceux qui haïssent la vérité, à moins qu'ils ne se repentent (qu'ils changent leur attitude; 2 Thessaloniciens, chap. 2).

Sur ce dernier point, un élément discriminant (avoir, ne pas avoir) concernant le salut, au sens biblique du terme, s'inscrit en effet sans contredit dans un premier temps, dans l'attitude individuelle par rapport à la vérité, soit dans un rapport de haine (mépris) ou d'amour (recherche sincère). L'indifférence, quant à elle, équivaut à la haine, parce qu'haïr c'est ne pas aimer. Et qui est indifférent à la vérité, n'aime pas la notion de vérité, donc la hait. 

Selon les textes bibliques, la vérité s'est incarnée. Dieu est vérité. Dans l'histoire du salut, le critère discriminant de Dieu est au point de départ, l'attitude par rapport à la vérité:
  • Ne pas aimer / aimer la vérité
  • Ne pas rechercher / rechercher de tout son cœur la vérité

Mais cacher la révélation évidente en se trompant soi-même ou se mentant à soi-même ou aux autres, pour empêcher ceux-ci d'être différents, constitue une des plus grandes offenses contre Dieu. C'est cacher le pain trouvé et gratuit quand un peuple est affamé et cela engendre des conséquences pour celui qui cache et ceux qui sont gardés dans l'ignorance. Car Dieu est un Dieu d'inclusion à son peuple (un Dieu d'adoption), et non d'exclusion, mais il a choisi, selon les Écritures, de le faire en respectant notre liberté de dire oui ou non. Vérité rime avec liberté.

La contestation : quelques objections courantes à la révélation de la Vérité



À suivre... À suivre...  À suivre... 


Textes à méditer : Quelques extraits bibliques sur le thème de la vérité:


Jésus lui dit, Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14.6)

Parce que tu dis, Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,

(...)

Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône
(...)
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises (Jésus dans sa gloire, extraits d'Apocalypse chap. 3).


Jésus leur répondit, Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites, Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste (Jean 9.41).


Mais l’homme naturel n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge (1 Corinthiens 2.14).

(...) la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes (1 Corinthiens 1.25).

En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit, Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants (Jésus dans Matthieu 11.25)

L’une d’elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le coeur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul (Actes 16.14).

Aussi Dieu leur envoie-t-il une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge,

afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés (2 Thessaloniciens 2.11-12).


(Dernière refonte: 16 mai 2006 / dernière modification 13 décembre 2014)
(publié originalement sous mon ancien site eternite.net avant que celui-ci ne soit perdu, faute de support informatique).


dimanche 21 septembre 2014

«Vis au présent», dit DIEU le grand «JE SUIS» (I AM)

Nous avons reçu un signet avec une pensée profonde à l'Église. Je partage cette exhoration avec vous. Ce «JE SUIS» c'est le Dieu dans l'éternel présent (hors du temps); le JE SUIS qui veut être avec toi au présent; AUJOURD'HUI. Demande lui simplement.

Un peu de contexte

Moïse a fui l'Égypte après avoir tué un Égyptien qui maltraitait un esclave hébreu. Celui qui a été adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour est devenu fugitif et est berger au pays de Madian. Les enfants d'Israël sont esclaves et ont multiplié beaucoup. Lorsque visité par Dieu qui se manifeste sous forme d'un feu qui ne consume pas, Moïse lui demande son nom.
«Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle "je suis" m'a envoyé vers vous» (Exode 3:13-15).
L'Éternel se présente lui-même comme le Dieu qui vit hors du temps et de la matière qui nous limitent.

Jésus est selon la Bible, Dieu fait homme en vue de la rédemption de l'humanité; de ceux qui d'entre elle auront la foi. Il fait des déclarations et opère des actes remarquables qui dérangent. Pressé par les juifs religieux de son temps, il doit répondre. Qui est-il, sinon un menteur, un charlatan? Voici comment il se présente en comparaison d'Abraham, leur ancêtre, le père des patriarches d'Israël:
«Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis» (Jean 8.56-58). 
Les réalités célestes sont inaccessibles à la seule logique humaine limitée par le matériel et le temps. Jésus est, était et sera; il est le JE SUIS avec le Père et l'Esprit.

Dans le livre de l'Apocalypse (grec apocalupsis = révélation), le dernier apôtre de Jésus encore vivant est très âgé et est en captivité sur l'île de Patmos pour avoir témoigné le nom de Jésus. Jésus se révèle à lui dans sa gloire. Jean doit écrire sur les choses qui doivent arriver dans l'Histoire. Voici comment Jésus se décrit:
«Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant» (Apocalypse 1:8, voir aussi 4:8, 11:17, 21:6, 22:13).
«Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin» (Ap. 22:13).
L'expression s'applique en alternance au Père Céleste et au Fils.

«Ainsi parle l'Eternel, roi d'Israël et son rédempteur, L'Eternel des armées: Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n'y a point de Dieu (Esaïe 44:6).

«Ecoute-moi, Jacob!
«Et toi, Israël, que j'ai appelé! C'est moi, moi qui suis le premier, C'est aussi moi qui suis le dernier» (Esaïe 48:12).

C'est ce qu'ont compris les apôtres qui l'ont connu, quand ils disent au sujet de Dieu le Fils, «nous avons contemplé sa gloire » :
«Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue[...]Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père (extrait de Jean 1:1-14).
La Bible est «christocentrique» (centrée sur le Christ) et nous révèle à maintes reprises qu'il existait avant sa venue, comme ici:
«Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement» (Hébreux 13:8).

Qui a vu Jésus le Fils, a vu le Père:
Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? (Jean 14:8-9).

Qui croit au Fils, croit au Père:
«Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père» (Jean 8:19).

Et reconnaître et recevoir la révélation de la véritable identité du Christ constitue une condition pour recevoir le salut gratuitement:

«C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés» (Jean 8.24). 
«Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle» (1 Jean 5:20).

Ce JE SUIS c'est le Dieu qui vit dans l'éternel présent (hors du temps) dans le Fils et le Fils en Lui. Il est le JE SUIS qui veut être avec toi au présent; AUJOURD'HUI. Demande lui simplement.

jeudi 24 juillet 2014

Les personnes avec un plus grands QI croient majoritairement en Dieu

Un mythe fort voudrait que les croyants en Dieu soient des abrutis ou des êtres inintelligents et que les plus intelligents seraient athées. Un article publié dans le examiner.com tend à faire ressortir au contraire qu'en ces jours, les individus avec un plus grand QI tendent à croire en un dieu et même en Dieu. Parmi ceux qui sont considérés comme les 10 plus grands QI sur terre, 8 croient en une divinité et au moins 6 s'identifient comme chrétiens.

Je crois qu'un scientifique ouvert et logique va tendre à être croyant, donc en cheminement, en raison de l'évidence d'une intention, d'un ordre, d'une sorte de «programme» derrière l'univers et la vie. Ceci me rappelle une déclaration en ce sens de mon professeur de chimie du 5e secondaire. Il l'exprimait ainsi:
«Plus la science découvre et explique des choses, plus les nouvelles découvertes et réponses suscitent à leur tour de nouvelles questions. Et cela se vérifie tant vers ce qui tend vers l'infiniment grand que vers l'infiniment petit. C'est pour cela que moi, je crois qu'il y a un Dieu derrière tout cela». 
Il fallait du cran pour dire cela devant une classe de jeunes occidentaux de 16 ans. Cette même année où il a fait cette confession publique, âgé de 42 ans, cet enseignant mourrait frappé d'un arrêt cardiaque en pelletant de la neige lors d'une tempête, comme si le Seigneur l'avait rappelé à lui.

L'intelligence derrière l'univers est aussi ce que l'Écriture affirme.
Par exemple dans l'Ancien Testament:
«Au chef des chantres. Psaume de David. 
Les cieux racontent la gloire de Dieu, 

Et l'étendue manifeste l'oeuvre de ses mains» (Psaumes 19.1)

Mais encore dans le Nouveau Testament (partie de la Bible depuis Jésus)
«La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables» (Romains 1:18-20)

Du temps où la science regardait le monde vivant à l’œil, avec une loupe ou un microscope, la vie paraissait simple. Il était possible d'émettre toutes sortes de théories sans les démontrer (ex. l'homme présenté comme un animal de plus). Avec les nouvelles connaissances, la science découvre que la vie est très complexe; même ces cellules autrefois considérées comme «simples» (ex. les êtres unicellulaires)

La science sait maintenant que les virus qu'on disait parmi les structure les plus simples, s'adaptent et «se déguisent» pour contourner nos moyens de défenses immunitaires. 

  • Certains virus copient une partie de notre code génétique et interceptent nos messagers de défense interne. 
  • D'autres, comme le VIH, se fragmentent (en bouts de matériel génétique tronqués) et se cachent en mode devenant indétectable (furtif) dans nos cellules souches, celles qui servent à créer des cellules de diverses spécialisations au besoin. Ils peuvent se réactiver et être copiés, à même le processus naturel de régénération de nos tissus et de notre sang, le moment venu. 
La molécule d'ADN maintenant révélée a permis de voir que la vie est elle-même pré-codée (code génétique); non pas laissée au hasard. Car qui dit code, dit 

  1. qu'il faut non seulement une cause pour le programme en question, 
  2. mais aussi un système qui lance et fait rouler ledit programme.

Le psalmiste s'exclame:
 «...Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; 

Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m'étaient destinés, 

Avant qu'aucun d'eux existât» (Psaume 139.16)

Or, au sujet de ce texte, j'ai lu et vérifié par la suite, ce qui suit. 

Dans ce texte sur la conception, le mot «jours» est déduit et non traduit. Il peut tout autant être rendu par «membres» ou par «ceux»; donc «les membres qui m'étaient destinés avant qu'aucun d'eux n'existe». Dans ce sens, l'expression «dans ton livre», pourrait rendre, par inspiration divine, le code génétique dont l'auteur du Psaume n'avait pas la connaissance en son temps, mais chose que l'Esprit Créateur et Révélateur des Écritures, connaissait.

Constat validé

La version King James a d'ailleurs rendu ce texte par [en anglais]:
«...and in thy book, all my members were written, wich in continuance were fashioned, when as yet there was none of then» (KJV). 
La Bible interlinéaire hébreu | anglais va dans ce sens : http://saintebible.com/interlinear/psalms/139-16.htm


Christ se révèle à ceux qui reçoivent

Ceci dit, la prédication de la croix et de l'oeuvre de Jésus-Christ, sera toujours folie pour plusieurs et sagesse pour quelques-uns. Car c'est par révélation que nous parvenons à sa connaissance et non par le raisonnement seul. Il se laisse trouver par qui Il veut.
«Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. Aussi est-il écrit: 
Je détruirai la sagesse des sages, 
Et j'anéantirai l'intelligence des intelligents.

Où est le sage? où est le scribe? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n'a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication». (1 Corinthiens 1:18-21)