vendredi 23 avril 2010

Le «Notre Père» expliqué : comprendre le Notre Père pour s'en inspirer

Voyant l'efficacité et la puissance du ministère terrestre de Jésus et la fidélité au rendez-vous quotidien de prière qui le soutient, les disciples y discernent une force qui change le cours des événements en agissant dans la sphère visbible et dans le monde spirituel.

L'un d'eux vient alors demander à Jésus: «Seigneur, enseigne-nous à prier...» (Évangile selon Luc, chap. 11 v.1).

Jésus leur donne quelques éléments qui seront appelés plus tard «Le Notre Père».

Nous nous appliquerons ici à bien comprendre le Notre Père. Il faut cependant se souvenir que ce n'est d'ailleurs pas la seule prière enseignée dans la Bible.

Le Notre Père constitue un exemple des étapes que doit contenir la prière plutôt qu'une formule précise et stricte.

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dimanche 28 mars 2010

L'humiliation fait aussi partie de la formation

(Dernière modification : mardi 30 mars 2010)

Le Nouveau Testament (nouvelle alliance en Jésus-Christ), nous rappelle que tout enfant légitime est sujet à la discipline de ses parents. Il en est de même pour nous envers Dieu; si du moins nous lui appartenons.

Quoique les mots discipline ou correction puissent faire ressurgir des images négatives en apparence ou de réels souvenirs d'abus pour d'autres personnes, la réalité demeure incontournable. La discipline positive fait partie du processus pour conduire l'enfant hors de l'état d'enfance.

Nous ne disciplinons pas l'enfant du voisin, parce qu'il n'est pas le nôtre.

«Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils» (Hé 12.8).
Mais nous disciplinons notre enfant qui le mérite, avec une conséquence raisonnable (juste), directement reliée à la faute. La correction n'est pas trop sévère, pour que l'enfant ne se décourage pas (Éph 6.4 a) et elle n'est pas trop légère, pour qu'il ne banalise pas une faute qui mérite correction (Éph 6.4 b) .
«Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent» (Col 3.21, v. aussi Éph 6.4 a).
Parfois, seule la réprimande suffit à amener l'enfant à accepter de reconsidérer sa conduite. Chacun apprend à connaître son enfant, pour n'être ni trop sévère, ni trop mou dans la discipline.

Dieu connaît bien ses enfants.

Grâce et discipline

L'Évangile de la grâce nous enseigne que l'Ancien Testament a été remplacé par la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Ainsi donc, les principes demeurent, mais les rituels sont abolis. Un des principes qui demeurent est celui de la discipline de Dieu envers les siens, parfois nécessaire pour mener ses "enfants" à maturité. Nous entendons évidemment ici, tout véritable enfant de Dieu, en processus de maturité spirituelle.

Éducation positive plutôt que discipline négative («ne pas...»)

Il y a aussi un autre aspect du développement de tout véritable enfant de Dieu et c'est son éducation.

L'éducation d'un enfant constitue bien davantage à lui enseigner par divers moyens et exemples, de façon progressive, comment agir et maturer, plutôt que comment «ne pas» agir.

Dans la vie de l'enfant, il doit y avoir beaucoup plus d'éducation positive, que de discipline corrective. Mais il n'est pas toujours facile de savoir, si ce que nous vivons constitue un acte de discipline par lequel Dieu veut que nous amendions un mauvais comportement, une mauvaise attitude, de l'immaturité OU encore, si ce que nous vivons, constitue plutôt une simple étape du processus d'éducation; une épreuve de la foi. Parfois, il y a un peu des deux. Les deux visent le même but : mener l'enfant spirituel que nous sommes, hors de l'enfance spirituel.

Un enfant de 18 mois, aux joues rondes, qui fait son rot et rigole dans sa chaise haute en jetant ses choses par terre, ça fait une belle vidéo. Mais Toto qui fait la même chose en s'y appliquant de son mieux, à 16 ans dans un restaurant McDonald's un jeudi soir à 20 heures, ce n'est plus drôle, c'est totalement immature.

L'apôtre Paul nous rappelle l'issue du processus normal de développement :
«Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant» (1 Co 13.11).
S'il est normal qu'à l'âge de 2 ans ou 3 ans, le petit Simon croit que le monde gravite autour de sa personne (existe pour lui), par contre, l'option est plutôt monstrueuse s'il le croit encore à 20 ans ! En ce cas, il n'a pas maturé normalement. Ce n'est qu'un enfant dans un corps d'homme et qui blessera les autres, par pur égoïsme. Il risque d'être lui-même un enfant qui fait des enfants.

Si par moment le monde ne suit pas le principe de la discipline dans l'amour et la fermeté, Dieu lui, ne l'a jamais abandonné pour ses enfants.  

Pour mieux accepter la discipline de Dieu

Dieu permet que notre foi soit parfois mise à l'épreuve, mais il y a aussi des temps où ceux qui le suivent sont carrément sous discipline. Comprendre que nous sommes sous discipline divine en vue de notre croissance en maturité, peut nous aider à supporter avec patience, ce que nous vivons.

Une méditation sur le livre du Deutéronome, chap. 8

Durant une période de ma vie où j'étais irrité contre Dieu en raison des années difficiles que je vivais, je suis tombé sur cette référence du livre du Deutéronome:
«Souviens–toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel
[...]
«Reconnais en ton cœur que l’Eternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.
[...]
«prends garde que ton cœur ne s’enfle, et que tu n’oublies l’Eternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude, qui t’a fait marcher dans ce grand et affreux désert, où il y a des serpents brûlants et des scorpions, dans des lieux arides et sans eau, et qui a fait jaillir pour toi de l’eau du rocher le plus dur, qui t’a fait manger dans le désert la manne inconnue à tes pères, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour te faire ensuite du bien. Garde–toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses.» (extraits tirés du livre biblique du Deutéronome, chap. 8.3-17).
Dans un premier temps, ce texte réfère aux années passées par les hébreux à errer dans des lieux incultes après la délivrance de l'ancienne Égypte. Le voyage vers Canaan aurait pu durer un certain nombre de jours, mais pas des années (une génération). Pourtant, ils ont erré durant des années.
 
Dès les premières marches, les murmures ont commencé, le peuple voulait retourner à l'esclavage, lapider ses conducteurs, et ainsi de suite. Nous y apprenons beaucoup de principes applicables, sur la discipline de Dieu envers les humains qu'il appelle à lui.
 
1. C'est par l'intervention de Dieu, que le peuple n'est PAS entré en Canaan dans les semaines suivant sa sortie d'Égypte.
«Souviens–toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire [...] dans le désert » (De 8.2)
2. Ceci avait un but clairement disciplinaire:
«afin de t’humilier et de t’éprouver...» (De 8.2)
3. Ni l'humiliation, ni la faim, ni le chemin avec moins de ressources que les autres avant eux, n'étaient accidentels.
«Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel» (De 8.3).
C'était une école de discipline pour la génération courante, rebelle à Dieu, (un palier, une étape transitoire) en préparation de la génération suivante qui ne serait pas remplie de l'Égypte dans son coeur.

Ce qui sort de la bouche de l'Éternel

Qu'est-ce qui sort de la bouche de Dieu? Sa Parole, oui, mais qu'est-ce que cette affirmation implique; "tout ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (v. 3)?

Dieu dit et les choses sont.
  • «Que la porte soit ouverte» et elle s'ouvre.
  • ou «Que la porte soit fermée» et elle se ferme.
  • «Que la lumière brille» et elle éclaire nos choix comme si nous étions dans la main de Dieu.
  • ou «Que soit l'obscurité» et voilà que nous marchons en tatônnant comme si c'était la nuit; nous choisissons et c'est toujours le mauvais choix. Les autres choisissent et réussissent (au sens terrestre et temporel), tant que Dieu ne met pas fin à ce temps de discipline sur son enfant.
4. Quoique cela n'enlève pas la souffance, il y a du réconfort à savoir que si nous sommes vraiment enfants de Dieu, nous avons aussi part à sa discipline, comme tout véritable enfant.
«Reconnais en ton cœur que l’Eternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant» (De 8.5).
La souffrance liée à la discipline de Dieu envers ses enfants n'est donc PAS un signe de rejet, mais plutôt d'adoption dans la famille de Dieu, par la foi en Christ.

5. Si on peut souffrir d'être traité différemment de ceux qui nous ont précédés, nous trouvons de la consolation et une exhortation à la patience, en sachant que Dieu est en contrôle, et qu'il l'a fait avec un but.
«Prends garde que ton cœur ne s’enfle, et que tu n’oublies l’Eternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude, qui t’a fait marcher dans ce grand et affreux désert, où il y a des serpents brûlants et des scorpions, dans des lieux arides et sans eau, et qui a fait jaillir pour toi de l’eau du rocher le plus dur, qui t’a fait manger dans le désert la manne inconnue à tes pères, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour te faire ensuite du bien» (De. 8.14-16).
Une personne peut entrer en elle-même, reconsidérer sa vie et se demander :

Pourquoi demain était-il toujours incertain? Pourquoi n'étais-je pas à la bonne place au bon moment? Si j'allais à l'est la bénédiction se trouvait à l'ouest et si j'étais au bon endroit au bon moment, un autre surgissait de nulle part et prenait la bénédiction que j'attendais. Pourquoi tous ceux qui pouvaient témoigner de mes réalisations, disparaissaient-ils de mon entourrage pour se retrouver au loin où je ne pouvais les joindre, ou même mourait ou leur entreprise fermait ses portes? Un ouvrier de Dieu peut se demander : "Pourquoi dois-je servir sans salaire et en travaillant de mes mains pour supporter le service que je lui rends, quand mes parents spirituels ont été supportés"? Autrement dit : "pourquoi était-ce différent pour moi, de ceux qui m'ont précédé en Christ, alors que je ne pense pas être un plus grand pécheur"?

Réponse :  il t'a fait manger ce qui a été inconnu à tes pères (ceux qui t'ont conduit à ce jour et à moi)
«afin de t'humilier et de t'éprouver»
ET
«afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel»

Ton cheminement diffère de celui de l'autre, parce que ta relation à Dieu est unique, parce que tu es unique. Mais aussi ton appel et ton onction spirituelle diffèrent de ceux de tes collègues et frères dans la foi.

Et maintenant...
Discipline et épreuve : le moyen MAIS non le but

La discipline et l'épreuve constituent un moyen mais non une fin (destination). Surtout, notre Père céleste veut nous faire ensuite du bien (v. 16-17) et que nous sachions que nous dépendons de sa grâce en toutes choses;
  • qu'il est celui qui ouvre et personne ne ferme
  • ou qu'il ferme et personne n'ouvre
  • qu'il est celui qui donne avec abondance
  • ou qu'il retient et peut rendre le ciel comme du fer
Comme un cultivateur prépare ses champs pour recevoir la pluie et le soleil, nous pouvons préparer notre vie pour recevoir la grâce du Ciel véritable.

Mais nous ne pouvons que recevoir ce qui nous est donné de Dieu. Pensez-y : je n'ai même pas choisis dans quelles conditions je naîtrais (pays, contexte politique, pauvreté ou richesse familiale, etc.).

Devenir utile et utilisable

Le but ultime de la discipline et de l'épreuve : que nous devenions / soyons obéissants pour être (v. 6):
  • utiles
  • utilisables
    capables entre autres choses, de compatir aux souffrances et besoins des autres
Dieu veut que nous devenions des êtres accomplis (maturité en Christ) et utilisables. Il y a des choses que ni les instituts bibliques, ni les séminaires théologiques, ni même un père dans le service chrétien avant nous, même un pasteur, ne peuvent enseigner:
  • La compassion / l'empathie / la compréhension, sans se faire moralisateur et condescendant, face aux possibles mauvaises réactions de la personne éprouvée dans la souffrance ou placée sous discipline (sans excuser, ni les relativiser les mauvaises réactions).
Celui qui a souffert et qui a compris ses propres limites personnelles peut comprendre et aider celui qui souffre. Il peut devenir un "gardien" de son frère. Celui qui a été méprisé peut prévenir que d'autres le soient pour de mauvaises raisons et aider à leur épanouissement dans le vaste champ des services (ministères) envers Dieu et les autres.

Croissance et déclin

La vie d'un homme est bien courte, mais je crois saisir, qu'au moment où nous atteignons notre sommet, le meilleur de notre sagesse et le summum de notre expérience, notre corps lui, va exactement dans l'autre sens et commence déjà à décliner.

Cela semble totalement insensé. Que dois-je en conclure : l'homme n'a pas été créé pour mourir, mais pour vivre. Quelque chose s'est passé, qui a altéré un plan infiniment plus grand.

Je peux conclure aussi que nous devons préparer / assister la génération suivante et prier pour elle.

Peut-être est-ce pour cela, qu'à l'âge de 50 ans, les lévites, serviteurs du Tabernacle au désert (Tente de la rencontre), étaient libérés du service direct pour devenir des aides, des mentors en quelque sorte (lire Nombres, chap. 8).

Pensée : Si nous devenons des aides à la croissance des autres et à leur ministère (service) optimal, alors notre souffrance et nos privations auront encore plus de sens.

jeudi 4 mars 2010

Être religieux ne suffit pas

«Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit» (Jésus, Évangile selon Jean, chap. 15)

La foi chrétienne n'est pas une philosophie, bien qu'elle soit une sagesse. Mais elle n'est pas une philosophie, au sens d'une tradition humaine. La foi chrétienne véritable n'est pas non plus une religion au sens qu'on donne à ce mot. En fait, l'Esprit de Dieu n'aime pas la religiosité; il aime les gens vrais, simples et reconnaissant leur insuffisance personnelle à saisir le Royaume de Dieu ici et maintenant. Être religieux ne suffit pas !

C'est pourquoi, dans la parabole du pharisien (chef religieux) et du publicain (fonctionnaire à la solde romaine, méprisé des Juifs) qui étaient montés au temple pour prier, le publicain reconnaissant ses limites personnelles repartit pardonné (déclaré juste par Dieu) vers sa maison, alors que le chef religieux, qui se fondait sur ses oeuvres et sur l'observance de la loi et des traditions, repartit chargé de son péché, mais tout en se croyant plus juste que les autres (Lc 8.19-14).

Quelque temps après la résurrection du Seigneur, l'Église naissante (Église primitive) est en pleine expansion dans la région de la Judée. Mais la plupart des hommes religieux sont exclus (ou s'excluent eux-mêmes) des bénédictions de Dieu, en raison de leur jalousie contre les disciples ordinaires, sans grande instruction qui sont en train de changer le pays, par les oeuvres de Dieu qui accompagnent leur témoignage.
«Cependant le souverain sacrificateur et tous ceux qui étaient avec lui, savoir le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie, mirent les mains sur les apôtres, et les jetèrent dans la prison publique». (Ac 5.17-18).
Il y avait un certain nombre de gens religieux et de leaders du peuple disposés à croire en Jésus à cause de ses oeuvres et de ses enseignements. Mais ils n'osaient généralement pas l'avouer ouvertement, de peur de perdre leurs fonctions. Les gens qui utilisent le terme de religieux pour désigner tous ceux qui ont une croyance quelle qu'elle soit, ont évidemment tort. Car être religieux ne suffit pas pour être un vrai chrétien.
«Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui ; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue. Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu» (Jn 12.42-43)
De tout temps, les gens ont préféré à la vérité, la sécurité matérielle et le prestige social.

Une fois que plusieurs disciples avaient commencé à suivre le Seigneur, même des prêtres (sacrificateurs) crurent en lui, mais ils n'osaient généralement pas l'avouer, en raison de la pression qu'exerçaient sur eux, les gens religieux.

Jésus dira d'ailleurs à ses disciples que la nature humaine (l'homme naturel ou homme animal) ne peut produire le fruit véritable qui passe le test de l'éternité.
«Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui–même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire» (Jn 15.1-5).
Si nous ne demeurons pas attachés à Jésus et à ses paroles par la foi-confiance, nous ne pouvons porter de fruit qui demeure jusque dans l'au-delà (l'éternité).

L'apôtre Paul est un homme réputé parmi l'élite religieuse; des plus prometteur de son temps. Mais son prestige religieux ne suffit pas à être avec Dieu. Croyant le servir, il combat contre son Dieu. Il se fera sérieusement réprimander, lors de sa vocation (appel).
«Il répondit : Qui es–tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (Ac 9.5)».
Les aiguillons font référence au bâton équipé de pointes, de celui qui mène le bétail. Il en coûterait beaucoup à cette "star" religieuse (populaire selon l'évaluation humaine) de résister à l'oeuvre que Dieu est en train d'opérer à la suite de la venue de Jésus.

Trois jours après cette rencontre, Saul (qui deviendra Paul) devient disciple de Christ, dont il annonce l'Évangile jusqu'à la fin de sa vie, et souvent malgré une grande opposition. Il reconnaît et témoigne durant les années de son service chrétien, que ce qui faisait autrefois sa fierté religieuse, est devenu vain devant le plan réel et supérieur de Dieu.
«Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair [en la capacité humaine]. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Eglise ; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus–Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection ...» (Ph 3.4-10).
Il y avait beaucoup de gens religieux du temps de Jésus, mais Jésus leur dit que cela ne suffit pas

Les chefs religieux empêchaient généralement les gens d'entrer dans le Royaume de Dieu:
«Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous–mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l’apparence de longues prières ; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles ! ...» (Mt 23.13-16)
En fait, la plupart des gens religieux s'opposaient à la volonté de Dieu d'instaurer une nouvelle alliance avec les individus, une foi plus personnelle où chacun est en relation avec Dieu, sans passer par les rituels anciens qui n'étaient que des ombres de la nouvelle alliance. Ils voyaient l'ombre des choses, plus grandes que les vérités représentées.

L'apôtre Paul le dira clairement aux habitants de la province romaine de Galatie:
«Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus–Christ ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ» (Ga 3.23-27).
L'apôtre explique ainsi, que la loi a été comme le serviteur chargé de la supervision des enfants, jusqu'à leur maturité. Et la maturité, c'est la venue de l'Esprit de Dieu, disponible pour chacun de ses véritables enfants par adoption, par le moyen de leur foi-confiance en Jésus-Christ. Par cette confiance, ils revêtent la justice de Christ comme un manteau.

Ainsi, la loi de Moïse et les alliances sacrificielles qui l'ont précédée, constituaient des moyens d'enseigner sur la réalité du péché et sur la nécessité d'un Sauveur et substitut, pour pouvoir atteindre personnellement un Dieu parfait et sans fautes.

Cet aspect temporaire des rituels de la loi (but = enseigner des réalités plus grandes) était déjà écrit dans l'Ancien Testament, livre de l'ancienne alliance, mais bien peu compris, ormi chez les prophètes eux-mêmes.
«...Je mettrai ma loi au dedans d’eux,
Je l’écrirai dans leur cœur ;
Et je serai leur Dieu...» (Jé 31.33).
Et que cette promesse dépasse la nation d'Israël seule était déjà annoncé bien avant aussi. Dès la promesse répétée à Abraham, la bénédiction de toutes les nations fait partie du plan de Dieu.
«Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre» (Ge 22.18 v. aussi : Ge 18.18; Ge 26.4).
En fait, il s'agit de ceux d'entre les nations qui ont une foi-confiance en Dieu, de la même nature (sorte) que celle d'Abraham.
«En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit : Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient» (Ro 4.13-17).
Les psaumes en parlent aussi. Un concept aussi révolutionnaire que l'adhésion des non-Juifs au salut, n'aurait pas été imaginé par des Juifs qui se voyaient comme le seul peuple ayant accès à Dieu et aux alliances. Il s'agit de textes au-dessus des perceptions humaines :
«Son nom subsistera toujours,
Aussi longtemps que le soleil son nom se perpétuera ;
Par lui on se bénira mutuellement,
Et toutes les nations le diront heureux» (Ps. 72.17)».
Et ailleurs, selon la compréhension renouvelée des anciens textes, par l'apôtre Paul:
«Ainsi nous a–t–il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens, selon qu’il le dit dans Osée : "J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien–aimée celle qui n’était pas la bien–aimée" ; et là où on leur disait : "Vous n’êtes pas mon peuple !" ils seront appelés fils du Dieu vivant.
Esaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël : Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé» (Ro 9.24-27).
Certains hommes religieux venaient voir Jésus en privé, comme Nicodème qui vint voir Jésus de nuit :
«Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. [...] Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau.» (Jn 2.23 à 3.7).
Jésus dit à ce Nicodème, un chef des Juifs, qu'il doit naître d'une naissance différente, naître de l'Esprit de Dieu et de l'engagement dans la foi

Ceci signifie naître de la vie de Dieu; naître de Dieu, littéralement. La nouvelle vie est différente de la vie de l'homme animal.
«Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père» (Jn 1.9-14; v. aussi des textes comme Jn 1.13 et 1er Jn 5.1 ).
Il en est de même concernant le plan de Dieu, fondé sur l'oeuvre de Christ, pour les générations succédant à la crucifixion et la résurrection de Jésus.

Avant de mourir et de prendre, par la croix et sur lui la malédiction des péchés du monde, Jésus a prié pour nous aussi, qui vivons des siècles plus tard. En priant pour les disciples dont il va être séparé pour un temps par la mort, Jésus, dans son rôle de Grand-Prêtre (Souverain-Sacrificateur) qui s'offre lui-même, confirme l'appel des générations futures:
«Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé» (Jn 17.20-21).
Pour l'observateur non chrétien, il y a souvent une grande confusion entre deux entités: celle de l'Église et celle du message de l'Évangile, dont l'Église historique s'est souvent détournée. L'Histoire juge le christianisme sur les actes de l'Église, parce que l'Histoire ne connaît pas ou ne comprend pas les textes bibliques; et malheureusement, parfois, l'Église non-plus.

dimanche 28 février 2010

Ne rejetez pas celui que Dieu n'a pas rejeté


Jésus était destiné à être rejeté par la majorité.

Certaines personnes attendant le secours messianique, comme un dénommé Nathanaël, disaient de lui : «Peut-il venir de Nazareth, quelque chose de bon ?». C'était avant de rencontrer Jésus.

Mais que pouvait-il venir de grand d'un tout petit village, dont les prophéties ne disaient à peu près rien? Et quelle délivrance pouvait donc venir d'un libérateur qui cherchait la paix et non la guerre?...

Si des foules le suivaient, c'était bien souvent par intérêt, pour être nourries et guéries. Bien peu vivaient une véritable conversion, avant sa résurrection des morts. Pour plusieurs, Jésus était comme une curiosité de foire, qui réjouit la foule pour un temps. Puis chacun retourne à son activité, sans avoir été profondément changé.

L'Épître aux Hébreux nous rappelle que Jésus n'a pas eu un ministère terrestre facile et que de ce fait, il peut, comme le premier des grands-prêtres (en dignité) et le dernier (selon l'histoire et selon l'appel divin), compatir à nos tentations et nos douleurs.
«Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons–nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» (He 4.15-16).

Non, Jésus n'a pas eu la vie plus facile, du fait de sa nature divine avant son incarnation. Repentons-nous, si telle est notre pensée :
«C’est lui qui, dans les jours de sa chair [c'est-à-dire, du temps où il s'est fait homme], ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort [lui éviter d'être gardé par la mort], et ayant été exaucé à cause de sa piété [de son attachement à Dieu], a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel» (Hé 5.7-9).

Jésus a prié avec une grande angoisse, mais sans se révolter contre son Dieu. Jésus a dû apprendre l'obéissance, non pas dans le même sens que nous, mais lui, apprenant l'obéissance au sens de l'expérimenter, de progrès en progrès, sur une très longue période, jusqu'à son extrême limite; la mort physique et la détresse psychologique.

En méditant sur ses prières avec grands cris, larmes et supplications, et en retournant dans le texte du prophète Esaïe, nous apprenons qu'en fait, Jésus était destiné au rejet, au mépris et à la souffrance.

Ces dernières années, Jésus avait souvent connu le mépris, lui qui faisait du bien aux hommes, par ses oeuvres et son enseignement qui allaient bouleverser le monde dans les décennies suivantes. Jésus, le Sauveur qui fut considéré comme" jetable", comprend certainement notre époque du culte des  personnalités flamboyantes en apparence; époque aussi du mépris des gens qui n'attirent pas les projecteurs sur eux-mêmes et qui ne sont pas des docteurs en philosophie. Avant sa venue parmi nous, le prophète voit à son sujet:
«Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
Qui a reconnu le bras de l’Eternel ?
Il s’est élevé devant lui comme une faible plante,
Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ;
Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards,
Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur et habitué à la souffrance,
Semblable à celui dont on détourne le visage,
Nous l’avons dédaigné,
nous n’avons fait de lui aucun cas» (Es. 53.1-3).

Qui a reconnu qu'il était les membres de Dieu; "le bras", le représentant de Dieu sur Terre? C'est Dieu qui appelle, qui élève, ou qui abaisse.

Lorsque nous pensons à la souffrance de Jésus, nous pensons généralement à sa crucifixion; au supplice de la croix romaine. Mais en considérant ses quelques années de ministère, nous voyons qu'il a vécu une grande solitude morale. Qui pouvait le comprendre ? En fait personne. Pour ses ennemis, il était un petit messie (pseudo-roi libérateur) autoproclamé, agitateur de foules, qui voulait probablement se donner de l'importance. On le soupçonnait être un fils illégitime, qu'un certain homme humble  nommé Joseph, avait accepté d'élever comme son fils légitime, pour que Marie, sa fiancée, ne soit pas exposée à la honte et à la mort. Si on avait demandé ce que pensaient les gens du village de peu d'importance d'où il venait, c'était ce qu'on aurait entendu de plusieurs : c'est un fils de filiation incertaine (un enfant illégitime); certainement un bâtard quant à la descendance du roi David, en tout cas, certainement pas le sauveur pour son peuple. Les plus objectifs auraient dit qu'il est connu pour être un simple ouvrier, vaillant il faut dire.

Mais nous sousestimons généralement le grand sacrifice et la grande souffrance de Jésus. Être accusé des pires intentions quand vous avez voué votre vie au service des autres, c'est un grand outrage. Nous voyons son sacrifice comme limité à quelques heures dans les derniers jours de sa vie. Mais c'est toute sa vie qu'il a donnée, en se faisant homme.

Nous nous limitons à la souffrance physique, rien de plus peut-être, que la douleur d'un soldat qui souffre sur un champ de bataille, ou qu'une personne qui agonise d'une longue maladie comme le cancer. C'est que nous voyons la souffrance de Jésus sous l'angle de l'intensité, alors que ce qui distingue la souffrance de Jésus, c'est le sens historique, théologique et la portée éternelle qu'elle prend. Jésus a volontairement renoncé à sa gloire céleste, par compassion et amour pour nous:
«Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées,
C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
Et nous l’avons considéré comme puni,
Frappé de Dieu
, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés,
Brisé pour nos iniquités ;
Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris» (Es 53.4-5).

Il a accepté de vivre l'apparence de l'échec, à la croix. Et nous oublions vite, aussi, la détresse de la tentation dans le jardin de Gethsémané, où il pouvait reprendre de plein droit sa vie et sa gloire, sans commettre de péché. Mais il agonisait même psychologiquement, saisi d'une profonde angoisse, implorant son Père-Dieu, s'il était possible, qu'une autre issue puisse sauver l'humanité. Pendant ce temps, ses meilleurs éléments, ses trois disciples les plus fiables, dormaient, et ne pouvaient veiller avec lui et comprendre pourquoi Jésus s'inquiétait tellement. Mais dans notre humanité, il y a souvent peu de distance entre "fiables" et "faibles". Une seule épreuve, un peu de fatigue et d'inquiétudes, peut parfois nous faire passer de l'un à l'autre...

Non, Jésus ne l'a pas eu facile. Incompris, on peut saisir pourquoi il se retirait souvent seul pour prier, aux premières lueurs du jour, avant le bruits déformants et trompeur de ce monde; avant que les "médias" du temps dictent ce qui a de l'importance et ce qui n'en a pas et que les gens les croient.

Ne rejetons pas, en notre époque du jetable, celui que Dieu n'a pas rejeté, et qui peut nous paraître bien peu signifiant. Nous aimons élever les hommes et les femmes qui semblent nobles et grands à nos yeux et mépriser ceux qui semblent petits et sans envergure. Mais Dieu, incarné dans un humble homme n'attirant pas les regards admiratifs par ce qu'il est d'humain (naissance et carrière) voit les choses différemment de nous.

Pensée : Seigneur, pardonne-nous de penser que tu as eu la vie plus facile, du fait que tu étais Fils bien-aimé de Dieu. Aide-nous à supporter nos blessures du moment, nos déceptions, les mauvaises intentions qu'on nous attribue. Donne-nous la grâce de prendre exemple sur toi, en persévérant et apprenant l'obéissance, par la persévérence à bien faire, même dans l'adversité.

mardi 16 février 2010

Réparer l'amour brisé


Photo : trouvée à la page d'accueil de la version francophone canadienne du site Objectif Famille (Focus on the Family)

Lorsque nous vivons des problèmes avec un enfant ou un adolescent, il ne nous vient pas à l'idée de nous divorcer de lui. Alors pourquoi agir ainsi dans la vie de couple ?

La famille est dans le plan divin, la cellule de base de la société; destinée à être un havre de sécurité et de paix pour les couples et les enfants. Malheureusement, ...en raison de la dureté du coeur de l'Homme, il n'en est pas toujours ainsi.

Pour aider les familles à grandir, il existe de ces ressources qui valent vraiment la peine d'être encouragées et soutenues.

Un des exemples reliés à la famille est le petit magazine en ligne du ministère Focus on The Family.

La version canadienne francophone du site Objectif Famille présente de courts articles qui vont droit au but et qui sont inspirants pour les familles qui veulent grandir dans la foi, particulièrement pour le mariage. On y retrouve du matériel sur le mariage, sur les relations parents-enfants et parents-adolescents et plus encore. Certains liens html sont malheureusement brisés (visite de juillet 2011). La version anglophone présente aussi des sujets et d'autre matériel ou activités canadiennes.

L'un des thèmes privilégié d'Objectif Famille est que la plupart des couples vivent des difficultés à traverser, sans que la relation doive pour autant être mise au rancart. Lorsque la voiture est en panne, nous l'amenons chez le mécanicien ou le concessionnaire, pour la réparation. Lorsque nous vivons des problèmes avec un enfant ou un adolescent, il ne nous vient pas à l'idée de nous divorcer de lui, mais nous travaillons et prions pour les jours meilleurs; alors...

L'amour, c'est plus que les sentiments "boostés" aux hormones du début de la relation amoureuse, alors que le simple fait de se tenir la main peut nous faire perdre tout bon jugement (nous mettre intellectuellement K.O.). Ne dit-on pas de telle personne, qu'elle est «tombée en amour» ? Beaucoup de couples commettent l'erreur de penser que cette passion dopante du début d'une relation amoureuse devrait durer toute la vie pour les couples normaux. Mais ce n'est pas le cas, bien que ce soit une erreur fréquente. Et Hollywood qui tente de recréer à l'infini cette phase des premiers instants la relation de couple, à force de rompre et de recommencer, constitue l'anti-réalité par excellence; celle du mariage et de la relation jetables.

La Parole de Dieu nous rappelle que l'amour est une décision et que le mariage, bien plus qu'un happening folk ou religieux, constitue une alliance sacrée, à l'image de (qui illustre) la relation de Christ et son Église (l'Épouse de Christ).

lundi 15 février 2010

Quel Dieu es-tu ?

Photo : Jésus prend le dernier souper avec ses disciples,
dans une scène du film La Passion du Christ
(The Passion of The Christ, Icon Productions 2003)

L'auteur de l'Épître aux Hébreux cite des écrits prophétiques au sujet du ministère (service) de Jésus et cela, des siècles avant sa venue :
«... Je proclamerai à mes frères quel Dieu tu es
Je te louerai dans la grande assemblée» (Hé 2.12, version Semeur 2000).
D'autres versions traduisent «quel Dieu tu es» par «ton nom», ce qui revient essentiellement au même. Les noms et titres de Dieu décrivent son caractère, sa personne. Jésus l'a appelé Père, mon Père, mon Dieu, votre Dieu (s'adressant à ses disciples) etc.

Cependant, deux choses entre autres, ici :
1) l'auteur nous rappelle que Dieu le Fils n'a pas honte de considérer ceux qui croient en lui suffisamment pour commencer à lui obéir, comme étant sa famille, comme ses frères et soeurs (Hé 2.11).

Mais en plus, ...
2) Les enfants de Dieu savent-ils bien quel Dieu il est; ou comment est Dieu?
La question mérite d'être posée. Même dans une même Église chrétienne, chacun a un peu sa façon de voir Dieu, de le décrire.

Mais Dieu ne doit pas pour autant être créé ou recréé à notre image, comme on le faisait pour les dieux des anciennes mythologies!

Nous voyons déjà, dans l'Ancien Testament, dans le récit des épreuves de Job, que tous n'ont pas une juste compréhension de Dieu tel qu'il est. Des quatre amis consolateurs de Job, trois ont été repris sévèrement pour ne pas avoir décrit Dieu tel qu'il est (Job 42.8).

Encore aujourd'hui, beaucoup de gens répandent des faussetés sur Dieu, parce qu'ils ne le connaissent pas.

Mais Jésus pouvait dire : « Je proclamerai à mes frères quel Dieu tu es».

Qui ne voudrait connaître Dieu avec une telle profondeur? Or, c'est en s'approchant d'une personne et en écoutant ce qu'elle dit, apprenant ce qu'elle pense et ressent, que nous progressons à la connaître, au point de pouvoir décrire à une autre, quelle personne elle est.

Approchons-nous donc de Dieu par le nom de Jésus et par la porte qu'il a ouverte pour nous, comme Grand-Prêtre (souverain sacrificateur ou prêtre-roi) qui s'est offert lui-même pour ceux qui croiront avec confiance pour obéir.


« Approchons–nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hé 4.15-16).
Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, lui tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

Ainsi, nous découvrirons, un peu plus chaque jour, quel Dieu il est.

Le prince du monde a-t-il prise en vous ?

Photo : scène du film La Passion du Christ (The Passion of The Christ, Icon Productions 2003). Jésus est tenté de renoncer à la croix dans le jardin de Gethsémané

J'ai été frappé par cette parole de Jésus dans une récente lecture, parole prononcée peu avant qu'il soit dénoncé et arrêté pour être mis à mort:
«...Le prince du monde vient. Il n’a rien en moi» (Jn 14.30).
Cette déclaration de Jésus nous enseigne ceci : ... lorsque nous avons des volets de nos vies non soumis à Christ, le prince du monde vient et « il a quelque chose en nous ».

Face à l'adversité, notre modèle est demeuré fidèle et constant. Pourquoi? Parce que l'ennemi de Dieu n'avait aucune prise en lui. Jésus n'avait pas deux personnalités; la publique versus la privée. Tel était le Jésus public, tel était aussi le privé, avec ses proches et même dans le secret.

Au moment favorable, comme par exemple dans la fatigue, le découragement, la déception et d'autres conditions semblables « le prince du monde » (ou un de ses mandataires), peut venir activer ou amorcer ce quelque chose auquel nous refusons de renoncer et que Dieu désapprouve.

Le prince du monde trouve une prise, un point d'activation en nous, pour nous affaiblir et même nous faire tomber.Serait-ce une rancune, une mauvaise habitude qui semble nous lier, ou des paroles et pensées défaitistes (foi inversée = croire dans la mauvaise issue d'une chose), une racine d'amertume envers quelqu'un qui nous a blessé, un caractère indépendant ou orgueilleux... ?

Prions Dieu chaque jour, au nom de Jésus, de nous donner sa grâce surabondante, pour que nos portes spirituelles soient bien fermées au prince du monde.Un jour à la fois, je pourrai dire, le prince du monde n'a rien en moi. Ce ne serait pas de la présomption, mais une juste opinion de la grâce (aide, secours, miséricorde de Christ) agissant en nous.