jeudi 5 août 2021

Good preaching Etienne - Le succès dans le ministère... selon Dieu

Il est toujours flatteur pour un prédicateur, de se faire dire qu'il a livré un bon message (bon sermon). Mais la mesure de la réussite selon Dieu, n'est pas nécessairement la nôtre.

(J'ai publié ce message initialement le 3 août 2009 sur mon précédent blogue chrétien pour seekers)

En Amérique du Nord, la mesure du succès de celui qui prêche l'évangile peut devenir centralisée sur l'aptitude qu'il a d'attirer et retenir le plus grand nombre d'auditeurs possible à son Église. Cela amène parfois la migration des «chrétiens» en fonction des talents ou des dons (naturels et spirituels) de l'orateur au fil des années. Le principe biblique d'église locale en tant que projet à moyen et long terme, en prend même parfois un coup, car les chrétiens en viennent à développer une attitude de consommateurs de produits spirituels, ou même de critiques spécialistes de la bonne table chrétienne. Pendant ce temps, les églises ne font plus leur ministère propre, car elles s'appuient sur un ou quelques professionnels de la foi, pour l'oeuvre de la parole de Dieu.


La mesure d'un bon sermon

Il est toujours flatteur pour un prédicateur, de se faire dire qu'il a livré un bon message (bon sermon). Lorsque nous nous transportons au temps de l'Église naissante, il y a deux millénaires, nous trouvons un récit captivant, au sujet d'un disciple nommé Étienne (Actes 6.5 à 7.60).

Il livre le message de sa vie. Si on pouvait l'évaluer, il serait difficile de ne pas approcher la note d'évaluation de 10 sur 10 (un A+; surtout du fait que Jésus lui-même se lève de son trône de gloire au dénouement du récit trouvé dans le livre des Actes). Je n'oserais donc pas dire qu'il aurait dû faire les choses différemment.

Mais encore:

  • Sa prédication est fondée sur un caractère accompli; il est rempli du Saint-Esprit et marche en nouveauté de vie. En fait, il a déjà commencé à servir dans les choses qui peuvent paraître moins nobles (se mettre au service des autres, entraide; Ac. 6.5). Beaucoup de gens veulent commencer par prendre la parole en public et diriger avant d'avoir été mis à l'épreuve dans des ministères moins valorisés ou moins visibles.
  • Étienne manifeste des dons spirituels (Ac. 6.8).
  • Dans son message, Étienne part de ce qui est connu de son auditoire. Ainsi il reprend les grandes figures de l'Ancien Testament, il utilise l'Histoire des événements connus de son peuple. Il se sert du connu comme tremplin pour les conduire vers les nouvelles et meilleures richesses spirituelles.
  • Il donne beaucoup d'exemples en lien avec son sujet principal (ici, avec des personnages connus de son auditoire).
  • Ce faisant, il expose et explique les Écritures en suivant un fil conducteur.
  • Il ne tire pas dans toutes les directions.
  • Enfin il débouche sur la gloire du Christ ressuscité, ce qui comprend, en bon disciple rempli du Saint-Esprit, un appel implicite vers la relation avec Dieu en tant que Dieu; non en tant que bonne fée marraine ou génie protecteur au serviteur de l'homme. Jésus est à la droite du Père et règne avec Lui. Mais il a compassion des hommes, sans toujours, ni partout, contrecarrer les conséquences du mal.
  • Placé en face de la mort et de la dureté de gens très religieux, il prie encore Jésus et accepte son salaire pour une bonne prédication devant ses accusateurs : «Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit !» (Ac. 7.59).
  • Enfin, non seulement il intercède pour ses auditeurs, mais chose pour un prédicateur, il pardonne à ceux qui le haïssent et qui croient qu'il a prêché un très mauvais sermon. Il quitte en paix pour son repos éternel : «Puis, s’étant mis à genoux, il s’écrie d’une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s’endormit».

À la fin de son message, les auditeurs se bouchent les oreilles et Étienne est traîné hors de la ville et lapidé. Il s'endort du sommeil de la mort du juste.


Étienne donne une leçon aux prédicateurs de notre époque

Quelle leçon pour notre époque ! Pas une contestation; pas un «Pourquoi moi?». Pas une mauvaise parole contre ses meurtriers qui le mènent à la mort. Même pas un «Jésus, délivre-moi de mes persécuteurs !». C'eût été une prière très chrétienne pour la circonstance. Mais il voit avec les yeux de l'Esprit. Il sait que son heure est venue, d'être rappelé auprès de son Maître et Seigneur de l'Univers.

Finalement, Étienne ferait probablement un bon enseignant d'homilétique (art de la prédication). Mais voilà que plutôt que de recevoir la confirmation de son ministère de prédicateur de l'évangile par un fort appui pour le lancement de sa propre église, c'est une toute autre issue qui l'attend. On ne se rue pas sur lui pour le féliciter et lui dire une parole d'appréciation du genre: «Good preaching, Étienne», mais plutôt pour... l'éliminer.

Si l'issue d'un bon message n'est pas toujours aussi radicale que l'exécution publique du prédicateur, et si cela n'est pas non plus le but à rechercher, il n'en demeure pas moins que ceci nous enseigne une leçon d'humilité.


La mesure de la réussite selon Dieu, n'est pas la même que la nôtre

Pour Dieu, l'importance est l'obéissance. Les chrétiens ont obligation de fidélité et d'obéissance mais non de réussite aux yeux des valeurs de ce monde dont les critères changent selon les générations. L'Évangile selon Jean, nous rappelle ce principe, en citant le prophète Esaïe: Un serviteur fidèle peut être rejeté.

«Malgré tant de miracles qu’il [Jésus] avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui, afin que s’accomplît la parole qu’Esaïe, le prophète, a prononcée : Seigneur, Qui a cru à notre prédication ? Et à qui le bras du Seigneur a–t–il été révélé ?» (Jean 12.37-38).

Étienne a fait un sermon juste; il a proclamé l'évangile dans l'adversité. Il vivait en paix avec sa conscience. Sa récompense aura été, non pas un salaire matériel, mais d'avoir été accueilli en témoin fidèle. À la fin de son message, il voit en vision Jésus non pas assis mais debout. Jésus décrit dans d'autres textes comme assis (régnant) à la droite de Dieu, n'est pas assis sur son trône. S'est il levé pour voir son témoin ?


Il n'y a pas de véritable prédication ni véritable enseignement, sans l'annonce de la vérité

Le serviteur de Dieu qui est trop dépendant de la reconnaissance des autres risque de tomber dans le piège du compromis. Si cela peut garantir une bonne image de soi, un meilleur accueil des autres, ou une meilleure retraite matérielle, par contre ce qui n'est pas de l'Esprit de Dieu ne passe pas dans l'au-delà. Comme un enfant qui rêve qu'il a un beau jouet entre les mains et qui se réveille les mains vides, les chrétiens qui essaient d'amener le fruit de la capacité humaine non relevée par la prière et l'esprit de Dieu, verront leurs oeuvres comme détruites par le feu, pour employer une métaphore:

«Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus–Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu» (1 Corinthiens 3.11-15).

Le texte précédent nous vient de l'apôtre Paul. Au milieu du 1er siècle, l'apôtre est accompagné d'aides qui veillent sur les églises locales ou régionales nouvellement implantées. Ces disciples qui sont en quelque sorte des ouvriers combinant des fonctions multiples de pasteurs-évangélistes-enseignants-administrateurs par intérim, le temps que l'assemblée atteigne une autonomie minimale, Paul les enjoint de prêcher la vérité. C'est la mesure de base du vrai sermon et du vrai enseignement chrétien. Seul le fruit de la vérité, passe les portes de l'au-delà.


Paul, à son aide Timothée

À Timothée, l'apôtre n'enjoint aucunement de flatter les auditeurs mais d'être un bon dispensateur de la vérité:

«Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus–Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs» (1 Tim. 4.1-3).

Paul, à son aide Tite

À Tite, il confirme la responsabilité de la saine doctrine en vue des oeuvres de ceux qui croient:

«Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine [...] Dis ces choses, exhorte, et reprends, avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise [...] Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. Voilà ce qui est bon et utile aux hommes» (Tite 2.1; 2.15; 3.8-9).

Le prédicateur de Dieu est bien plus qu'un animateur (tendance des dernières décennies); il est un responsable spirituel devant Dieu, qui a des comptes à rendre.


L'équilibre biblique

L'équilibre n'est pas dans la prédication de la loi, car la loi n'a aucun pouvoir de produire l'obéissance. L'équilibre du bon prédicateur et conducteur n'est pas la domination de l'assemblée; il ne désire pas tenir les gens en son pouvoir, ni être admiré d'eux. L'équilibre biblique n'est pas non plus la malbouffe (mauvaise nourriture) spirituelle qui certes plaît à de nombreux auditeurs, mais qui n'a pas beaucoup de répercussions éternelles positives. Les enfants sont de bien mauvais juges pour décider des repas de la famille. De même, les responsables établis en autorité sur la base de leurs fruits spirituels, ont la responsabilité de fournir la bonne nourriture au temps convenable, comme le dit Jésus (Matthieu 24.44-51).


Conclusion

Étienne a certainement livré un excellent message, qui est en fait son témoignage, face à ses accusateurs. Mais il n'a pas eu le privilège de diriger une méga-église.

Il n'y a pas à dire, la mesure de la réussite selon Dieu, n'est pas la nôtre.

La satisfaction de l'oeuvre accomplie et la mesure (le poids) du service d'un conducteur spirituel ne doivent pas être dans l'évaluation de ses pairs uniquement ou de son auditoire, mais de s'être tenu debout, avec humilité et douceur, avec autorité et assurance pour la vérité, pour la justice et pour le salut du plus grand nombre, sans les compromis de notre siècle.

Même Jésus se lève, du milieu de sa gloire. Étienne était certainement un vrai disciple. Ainsi, Étienne a accompli dans son corps ce que l'apôtre Paul exprime en ces mots qui prennent une toute autre résonance, lorsqu'on prend conscience de ce qu'ils impliquent chez un serviteur de Christ:

«Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise. C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi» (Colossiens 1.24-29).

Ce qui manque aux souffrances de Christ, c'est que nous venions à lui, que nous le servions et rendions témoignage de lui, dans les temps difficiles aussi. À la fin, on peut facilement imaginer Jésus recevant Étienne dans son repos et lui disant : «Good preaching»; «très bon message , mon enfant».  

dimanche 6 juin 2021

Volet prophétique - Amanda Grace 2021-05-24 Traduction française

Scandale pour le leader du Canada

Un pont s'écroulera (Angleterre?)

Volet prophétique - Amanda Grace 2021-05-17 Traduction française

Leader d'Israel retranché (signe = ancien roi Saul)

Le Pakistan et l'Iran vs Israël

Un coup public presque fatal à la Chine dévoilée au grand jour

Tic, Tac, le Big Ben devient un signe

Volet prophétique - Amanda Grace 2021-04-16 Traduction française

NE VOUS FAITES PAS JUSTICE VOUS-MÊMES; la vengeance est à Moi. 

L'alliance des méchants sera secouée au sol.

Un avenir pour le  États-Unis.

Volet prophétique - Amanda Grace 2021-04-08 Traduction française

Mer Caspienne

Roumanie,

Vietnam

Roi de Jordanie, réfléchis bien avant d'agir ...

Volet prophétique - Amanda Grace 2021-04-02 Traduction française

Conflits entre hindous et musulamans.

Armée américaine divisée; une opposition exposera des adversaires au sein de l'armée. 

Jugement contre des anciens présidents qui ont agi contre les États-Unis

Volet prophétique - Amanda Grace 2021-03-27 Traduction française

La division dans les alliances : Union Européenne (UE), Belgique. 

La fraude électorale cachée ne peut plus être gardée secrète. Ce sera comme un barrage qui cède. 

L'Inde est attirée au Moyen-Orient.

vendredi 9 avril 2021

«Et ce fût le huitième jour !» (Lévitique 9:1)

 Un autre excellent texte de l'Institut du Temple

Original en anglais dans la lettre de nouvelles du avril 2021

DÉBUT DE LA TRADUCTION

«

«Et ce fut le huitième jour !»

(Lévitique 9:1)

27 Nisan 5781/9 avril 2021

«Et ce fut le huitième jour !» (Lévitique 9:1) Le jour est enfin arrivé ! Ce huitième jour, après les sept jours de préparation par Moshé et les Kohanim (prêtres du Temple), le Tabernacle est inauguré et le service sacré est accompli pour la première fois. Tout Israël est présent. Ce huitième jour n'est, en fait, rien de moins que le huitième jour de la création. En effet, ce jour-là, grâce aux efforts d'Israël, la Présence de Dieu entre dans le Tabernacle du désert. Plus précisément, la Présence de D-ieu imprègne, infuse et imprègne toute la création, complétant et perfectionnant la création. C'est le moment que D-ieu attendait depuis qu'Adam a tourné le dos à D-ieu et a cherché à relever les défis de l'existence par lui-même, tout seul, une décision fatale et un effort futile dont la rectification n'a commencé que lorsqu'Avraham a entendu pour la première fois l'appel de D-ieu : «Va de ton pays... au pays que je te montrerai». (Genèse 12:1) Et maintenant, au huitième jour, la boucle est bouclée : l'homme et D-ieu sont à nouveau unis !

«Et le feu sortit de devant HaShem et consuma l'holocauste et les graisses sur l'autel, et tout le peuple vit, éclata en chants et tomba sur sa face !». (Lévitique 9:24) Ainsi s'achèvent les cérémonies d'ouverture de la dédicace du Tabernacle, au cours desquelles Aharon et ses fils ont accompli une série d'offrandes, suivies par Aharon et Moshé bénissant le peuple, pour la toute première fois, avec la bénédiction sacerdotale, «et la gloire de HaShem apparut à tout le peuple.» (Lévitique 9:23)

«Et tout le peuple a vu, a éclaté en chants et est tombé sur sa face !» En se prosternant dans la crainte et la révérence et le cœur éclatant de chansons, Israël accueille D-ieu dans son monde ! Ce jour, le huitième jour, est, en fait, la troisième fois que la nation d'Israël est unie dans la Présence de HaShem. En traversant la mer des roseaux, Israël a été témoin de la puissante main salvatrice de D-ieu et s'est mis à chanter. Au mont Sinaï, c'est D-ieu qui a parlé, tandis qu'Israël se tenait debout, tremblant de crainte, tandis que la proximité de D-ieu faisait trembler la terre sur laquelle il se tenait. Et maintenant, Israël chante dans une joie extatique et une félicité transcendante : Dieu est proche !

Que chantaient-ils ? Nous ne le savons pas. La Torah ne nous le dit pas. Chantaient-ils des mots de

lundi 4 janvier 2021

Événements à suivre aux États-Unis 2021 (Traduit de "A Word from the Lord on December 28th, 2020")

Concernant les dons de révélations extérieures aux Saintes Écritures, la Bible nous dit «Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon». Ce qui suit (publié sur le blogue de Amanda Grace, Ark of Grace Ministries) me semble revêtir l'inspiration et le rythme d'une vraie révélation sur les choses qui vont être manifestées, commençant dès le début janvier 2021 aux États-Unis. 


Ce qui a attiré mon attention ici est qu’il ne s’agit pas de choses vagues, ni de faits personnels à elle, ni de choses éloignées dans le temps. Il s’agit de l’immédiat et de 2021, en contexte politique, social et spirituel américain. Le texte traduit ici contient des lieux et des faits précis, par exemple:

  • Dès choses très proches dans le temps, à Albany, capitale de l’État de New York
  • juges perdant leurs fonctions
  • médias ébranlés par des scandales chez leurs vedettes
  • combats et terrorisme en sol américain en 2021
  • un temps de test pour les chrétiens
  • etc. 

J'ai connu ceci après que Amanda Grace ait été reçue à la chaîne Youtube McFiles où elle a exposé une révélation qu’elle dit avoir reçue tôt le matin du 28 décembre 2020. 



Je ne connaissais ni la chaîne en question, ni Amanda Grace. La discussion Youtube du 30 décembre 2020 contient d’autres éléments importants d'une vision précédente, mais le texte qui suit est une traduction libre de ce qu’elle a publié sur son blogue Ark of Grace Ministries en date du 28 décembre 2020 (amandagrace4him.blogspot.com). 

J'ajouterais que la parole se prouvera ou s'infirmera par elle-même. 

vendredi 4 décembre 2020

Jésus a donné sa vie; TOUTE sa vie

Le message de la Bonne nouvelle est une proclamation et une révélation, à l'effet que Jésus a donné sa vie pour nous. Ce «nous», ce sont ceux qui reçoivent la foi en Jésus-Christ. JÉSUS A DONNÉ SA VIE. C'est l'essence de l'évangile. Mais réalisons nous la portée de cette déclaration? S'agit-il seulement de sa vie physique, comme un pompier ou un policier le feraient pour sauver la vie des autres? Qu'est-ce que la VIE de Jésus offerte pour racheter les humains appelés de Dieu, de la malédiction de la Loi?

(Les citations bibliques sont de la traduction Louis Segond 1910, à moins qu'il n'en soit spécifié autrement)

La loi écrite de Dieu est venue pour freiner le mal et pour nous enseigner que nous avons tous péché et que nous sommes tous ennemis de Dieu (des révoltés), par notre nature humaine (héritage de rebellion à la naissance par l'hérédité). Parce que personne ne reçoit la position de juste (personne n'est justifié devant Dieu) par l'obéissance à la loi de Dieu.

Il est écrit «Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non, mais par la loi de la foi.» (Romains 3.21-27)

La justification (passer de coupable et séparé de Dieu à une position de juste et réuni à Dieu) s'opère par le travail d'obéissance totale à la loi, déjà performé par le Christ. Le moyen (le comment) c'est la foi; Dieu nous rend capable de croire, par un acte de grâce.


Rachetés à un grand prix

On dit que le salut (être racheté, être délivré, être pardonné) est gratuit. Mais c'est une perception tronqué. Le salut a coûté très cher. Jésus a donné TOUTE sa vie. Il n'a pas seulement donné sa vie physiquement, pour les quelques dernières heures. Il a offert comme offrande agréable à Dieu, toute sa vie consciente.

Je me souviens que dans mes lectures, durant ma formation en théologie, les descriptions sur la mort de Jésus à la croix, pour nous racheter de la malédiction de la Loi (car tous ont péché et sont privés de la présence de Dieu au départ), tendaient souvent à décrire comment il aurait souffert physiquement davantage que d'autres martyrs. Pourtant, des martyrs et des activistes ou victimes d'accidents ont souffert beaucoup plus longtemps physiquement. Mais pour sauver ceux qui ont la foi, Jésus n'avait pas besoin de souffrir plus que tout autre martyr. Il avait besoin de prendre sur sa personne les pénalités que la Loi ordonne pour le péché, qui est en essence une révolte contre Dieu. Pour cela, comme le premier Adam de qui nous sommes aussi tous sortis, Jésus devait pouvoir nous représenter Tous. Effectivement, par la création, nous sommes tous issus de lui.

Nous devons donc comprendre qu'il a donné bien davantage que son sang. Il a donné sa vie entière: venu pour nous, il a vécu pour nous, et a souffert l'obéissance jusqu'au sang pour nous.


Voici ce que Jésus a fait par amour pour nous

Jésus a renoncé à sa gloire céleste pour venir dans un monde de misère et de péché. Dieu le Fils est venu sur la Terre dans l'humilité de la nature humaine (incarnation du Divin), mais une nature humaine SANS la déchéance; comme celle du premier Adam, avant la chute. La chute entre dans le monde par le premier Adam de qui est sorti toute l'humanité, le père de tous, et elle en sort par le deuxième Adam (Jésus), la source de tous et de tout ce qui a un commencement.

Jésus a donné toute sa vie et non seulement son sang. Il a résisté au mal, jusqu'au sang. Mais aussi, il a participé à nos souffrances et à nos tentations. 


Nous devons peser chaque mot de cette affirmation, en les prononçant lentement : Jésus a donné sa vie pour nous

Car il est question de rien de moins que sa vie entière. Il a donné son temps. Il a renoncé à l'approbation des hommes et des autorités. Il a renoncé à participer au mal, à se faire justice lui-même, à utiliser ses pouvoirs pour se faire une vie facile. Il a vécu la souffrance du rejet par sa famille et ses amis d'un petit village, Nazareth. Il a subi les fausses accusations, lui qui voulait le bien de tous. Il a obéi à Dieu, même si cela devait le mettre faussement au rang des criminels, aux regards des gens, lors de son passage sur la Terre. Une des plus grandes injustices est d'être accusé de faire le mal, quand vous faites le bien. Les faux témoignages sont l'un des choses les plus abominables aux yeux du Dieu trois fois Saint. Ils sont une langue qui détruit en un instant ce qu'il faut des mois et des années à construire. La vie entière de Jésus a été une offrande d'obéissance au Père Éternel, afin que rachetés de nos fautes, rançon payée à la loi, nous puissions être adoptés comme des enfants de Dieu et réintégrés dans sa présence dès ici-bas.

Chaque instant conscient de sa vie, était une consécration à ce qui est vrai et juste aux yeux du Père; dans ses actions, dans ses paroles, dans ses choix, dans la gestion de son temps, etc.

Dans la célèbre prière sacerdotale (Jean chap. 17), avant de quitter ce monde, Jésus déclare une partie  de sa mission pour ceux qui manquent de force pour obéir à la loi sans la foi et sans l'Esprit de Dieu. Il déclare, comme sacrificateur priant :

«Moi, je t’ai glorifié sur la terre ; j’ai accompli l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde soit.

[...]

«Et moi, je me consacre moi-même pour eux, pour qu’eux aussi soient consacrés par la vérité. Ce n’est pas seulement pour ceux-ci que je demande, mais encore pour ceux qui, par leur parole, mettront leur foi en moi...» (Jn 17: 4, 5, 19, 20 selon la Nouvelle Bible Segond)


Imaginez-vous un instant, donnant chaque instant pour le Père et pour le monde perdu. Chaque pensée, chaque parole, chaque instant dans vos relations, chaque tâche à votre travail. C'est le modèle montré par Jésus.