dimanche 16 février 2014

Que penser de la dîme en tant que chrétiens?

En visitant de temps à autre les réseaux sociaux chrétiens, je vois régulièrement ce genre de question, ou de débat sur le sujet sensible de la dîme en lien avec la foi et la Nouvelle Alliance. Ce qui suit n'est ni une doctrine, ni exhaustif (complet). On ne peut s'en servir pour se justifier. Chacun doit examiner à fond la question et prier à ce sujet. Si nous n'avons pas l'intention d'obéir à Dieu, nous n'avons rien à faire dans l'Église. Nous occupons le terrain inutilement (Luc 13:7-9 | Hébreux 6:6-8). Dans le texte qui suit, je confonds volontairement dîme, offrandes et autres dons et libéralités, car j'estime que le Nouveau Testament (NT) ne prescrit pas la dîme en tant qu'ordonnance, durant la présente période de la grâce. Par contre, si nous sommes chiches envers les ministères, il ne faut pas s'attendre à voir des gens consacrés à temps plein dans l'oeuvre, ni à voir l'oeuvre de Dieu progresser rapidement. Il a établi des hommes, et non des anges, pour le représenter et pour porter du fruit qui demeure.

Préambule

Je présenterai premièrement les conséquences réelles dans ma vie, du fait d'une assemblée qui manque de fonds. Mais ceci n'est pas pour vous prendre au piège, car vous verrez aussi que pour moi, ce que nous donnons doit venir d'une conviction et d'une décision; une résolution dans notre cœur spirituel. Au jour de notre rencontre avec Dieu, nous rendrons compte à Lui et non à nos pasteurs ou autres dirigeants des divers ministères.

Un exemple concret sur l'impact de manque de support financier

J'ai été coresponsable d'église, au sein de deux dénominations protestantes (branches franco-protestantes), durant plusieurs années sur deux périodes (1986 à 1994, 2000 à 2004), occupant des fonctions diverses : responsable de deux groupes de quartiers, membre du comité de direction équivalent de diacre au sein de deux assemblées, aide-pasteur, enseignant de la Bible et formation de disciples, ancien, pasteur stagiaire et finalement pasteur principal. Mais faute de revenus suffisant en exerçant comme aide dans une région avec peu de centres urbains, je n'ai pu exercer un ministère à temps plein que sur une période d'environ 6 mois et une année avec un demi salaire. 

Le manque de finances dans le ministère peut produire toutes sortes de situations insoupçonnées par la plupart des gens, sur la vie et la dynamique de l'église d'une région. Cela peut aisément faire la différence entre une assemblée qui se maintient (survit sans plus) et une autre qui se développe et entre dans de nouvelles dimensions. Dans mon cas, ce fût la montée d'un leadership parallèle où s'autoproclamèrent des gens immatures ayant préalablement quitté deux autres assemblées chrétiennes et non affermis dans la Parole de Dieu.

Dans le vif du sujet de la dîme

Il existe diverses formes de dons financiers, par exemple les offrandes volontaires pour répondre à divers besoins, les aumônes équivalent dans le langage chrétien à l'aide aux (vrais) pauvres et entre autres, la dîme. D'abord le mot dîme désigne la dixième partie; donc 10%. Elle était une ordonnance de la Loi pour l'entretien du système sacerdotal (temple, prêtres, lévites, les ministères de l'Ancienne Alliance). Dieu fit d'ailleurs ce reproche à ceux qui amassaient sans être riches pour Dieu:
«Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, Et vous dites: En quoi t'avons-nous trompé? Dans les dîmes et les offrandes». (Malachie 3:8)
Cependant, qui voudrait ignorer qu'il y a eu une rupture entre l'Ancien Testament (AT) et le NT commet une erreur, qu'elle soit intentionnelle ou de bonne foi. Il faut retenir le principe et non la lettre (la Loi). La lettre tue mais l'Esprit communique la Vie et le fruit qui vient avec elle.
«Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie». (2 Corinthiens 3:6)
En effet, le but de la Loi était d'accomplir le ministère de conviction (convaincre) que chaque homme est pécheur qui a besoin de pardon, de la grâce et de la miséricorde de Dieu (secours, compassion). On ne peut plus, en nos jours, faire de la dîme une ordonnance de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ. Cependant, le principe du support financier de l'oeuvre demeure. Si l'on donnait pour l'ombre des choses à venir (le temple et les symboles, sacrifices et offrandes au temps de Moïse), à combien plus forte raison donnerons-nous avec libéralité (grande générosité) pour le Véritable! En effet, les rites et accessoires de l'AT sont clairement décrits dans le NT comme étant l'ombre de ce qui était à venir en Jésus-Christ (Colossiens 2.16-18 | Hébreux 8:5, 9:9, 10:1); lui, véritable Agneau sacrificiel sans tache, Jésus, à la fois roi et sacrificateur, lequel dispense son Esprit en vue d'une maturité qui remplace les rites de la Loi (mais non les principes).

CONCERNANT DONC LA LOI

L'accomplissement de la promesse de la venue de l'Esprit (maturité) remplace les rites de la Loi de Moïse (loi ayant joué le rôle du serviteur ayant la garde des enfants en attendant leur maturité)

Il est clairement établi dans les Écritures, que la grâce est à la loi, ce que la maturité est à l'enfance, selon entre autres l'épître aux Galates, chap 3. L'Épître expose en détails les changements opérés par le passage de la Loi de Moïse vers la grâce, comme l'équivalent du passage de l'enfance (soumis à un tuteur, un précepteur, un gardien) à la maturité.
«Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue» (Galates 3:24 - 25).
Le pédagogue (le précepteur) était le serviteur qui dirigeait les garçons et les éduquait avant la maturité, au sens de leur surveillant ou tuteur. Dans l'analogie de Paul, ce tuteur représente les rites de la Loi. Les principes de la Loi demeurent, mais les rites sont abolis. L'Épître aux Galates nous enseigne que la maturité produit ce que nous ne faisions dans l'enfance que parce que nous y étions contraints, sous surveillance. En langage moderne, une fois que nous sommes devenus adultes, avons-nous cessé de regarder des deux côtés avant de traverser une rue achalandée? Avons-nous cessé de nous laver ou de nous coucher le soir, parce que maman ne nous surveille plus? La maturité (recevoir l'Esprit Saint) accomplit la Loi; elle ne l'annule pas. Jésus est venu accomplir la Loi pour nous. Seuls les rites sont délaissés, comme une coquille rendue sans utilité, une fois son contenu atteint.

Par exemple de ce qui n'est pas un rite et qui demeure, le principe demeure à l'effet que celui qui sème beaucoup récoltera abondamment:
«Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment». (2 Corinthiens 9:6)
Celui qui œuvre pour Dieu est justifié de recevoir un juste support financier qui le libère des préoccupations d'un travail séculier.

  • Si nous consultons un médecin, nous voulons qu'il soit médecin à temps plein et consacré à sa spécialité. Nous voulons le meilleur médecin. 
  • Si nous rencontrons un conseiller financier, nous voulons le plus compétent qui gère de l'argent et connaît les marchés. 
  • Lorsque nous téléphonons aux pompiers nous en voulons des vrais, des professionnels.
  • Même chose, si nous devons recourir à un avocat. Nous voulons un représentant compétent qui connaît le droit et les lois. 
  • Nous désirons donc toujours le meilleur, consacré à son art, qui est actuel (se tient à jour), jamais dépassé. 
Il est donc étrange, que lorsque nous désirons des pasteurs ou des responsables du ministère chrétien, nous demandons aux gens de travailler en plus dans un autre emploi, pour se nourrir et se loger. Ce faisant, il ne pourront pas être aussi disponible, ni au top de leur spécialité, qui est la Parole de Dieu.

Ministres de la Parole, faiseurs de tentes?

Oui, l'apôtre Paul fabriquait des tentes, mais lorsque l'équipe le rejoignait avec les dons récoltés dans les assemblées (églises locales déjà implantées), il se consacrait à temps plein à la prédication, à l'enseignement, à l'exhortation (évangélisation et formation de disciples).

C'est le même apôtre "faiseur de tentes" par excellence (tentmaker) qui écrit:
«…Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Evangile de vivre de l'Evangile. Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits, et ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi; car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire...» (1Corinthiens 9:13-15)
Le principe est le suivant: Dans les nouvelles régions évangélisées, Paul ne peut pas demander de l'argent. Le «sujet de gloire» dont il parle dans sa lettre, est à l'effet qu'aucune nouvelle région visitée et nouvelle église locale fondée ne pourront le compromettre d'avoir voulu les exploiter ou leur imposer un poids financier. Mais aux chrétiens matures, Paul demande de prendre part à l'œuvre par leur soutien financier (v.14). Pour les nouveaux convertis ou les moins matures et plus faibles (ex. ici les Corinthiens lors de son séjour précédent), il n'a pas mis une emphase sur les besoins financiers, de peur que cela ne soit un obstacle pour eux; une occasion pour eux de déchoir dans la foi (devenir une occasion de chute ou d'abandon pour eux). Par analogie, c'est d'abord aux parents de pourvoir pour les enfants. Les plus matures (églises déjà bien établies et chrétiens plus affermis) doivent pourvoir pour le ministère envers les moins matures (nouveaux convertis, personnes plus faibles dans la foi, support des assemblées qui viennent à peine d'être fondées, ...). Paul se fait honneur de renoncer à des droits (v. 15) qui viennent pourtant d'une ordonnance du Seigneur (v.14), pour éviter un prétexte aux plus faibles ou nouveaux convertis, de délaisser la foi et l'Église.

Donc, le soutien financier de la diffusion et de l'enseignement de la Parole pour annoncer Christ et le faire connaître au monde entier, est clairement établi.

Certainement, nous ne sommes plus sous la Loi qui ordonnait la dîme

Quiconque veut par contre imposer la dîme comme une ordonnance fait fausse route. Mais si le Temple n'est plus, les ouvriers de Dieu doivent encore se consacrer. Les enfants de Dieu ont encore besoin de se rassembler. L'Évangile a besoin d'être annoncé à toutes les nations et ensuite enseigné pour la formation de disciples et non de simples convertis, selon la première ordonnance du Seigneur. L'assemblée locale n'est pas une bouteille à maintenir à un niveau stable sans en déverser une goutte, mais doit au contraire remplir la mission de devenir une source qui doit répandre les bénédictions spirituelles vers l'extérieur. Et Jésus exhorte même les disciples à se faire des amis avec les richesses de ce monde, en vue du Royaume de Dieu et de l'éternité.

Dieu veut aussi que certaines personnes soient consacrées au ministère de la Parole:
«Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d'un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l'enseignement. Car l'Ecriture dit: Tu ne muselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l'ouvrier mérite son salaire» (1 Timothée 5:17-18 | 1 Corinthiens 9:9-11 | 2 Timothée 2:3-7 ). 
Le double «honneur», ici, réfère au double d'un salaire de référence pour ceux qui dirigeaient. Ceux qui œuvraient à l'enseignement et à la prédication recevaient le double d'un dirigeant qui n'étaient pas consacré à ces fonctions. «Honorer» parle souvent d'un double aspect, incluant la contribution matérielle et financière. C'est le même principe que nous voyons lorsqu'il est question
  • d'honorer Dieu avec les premiers fruits de tous ses revenus (Proverbes 3:9)
  • et d'honorer ses parents en les assistant matériellement (Matthieu 19:19 ; Mt 15:1-5)
Abraham : père de la multitude de ceux qui ont la foi, comme lui

Il est intéressant d'observer qu'Abraham, le père de ceux qui sont justifiés par la foi selon l'Épître aux Romains et Galates chap. 3, a donné la dîme de tout à Melchisédek, prêtre et roi qui servait le Dieu Très-Haut, et ceci, AVANT la Loi de Moïse (Hébreux 7). Ce roi-sacrificateur préfigurant le Christ. Abraham a donné la dîme AVANT la Loi. Il l'a fait dans la liberté, par libre choix, sans l'ordonnance de la Loi, mais en reconnaissant que ce qu'il possédait et sa victoire contre des rois étaient un don de Dieu.

Mille raisons

Je comprends les abus qui peuvent être reliés à l'argent. Imposer la dîme comme une ordonnance sous la Nouvelle Alliance est un abus. Si je gagne 100, que mes obligations sont de 100 et que je donne 10, je suis de court. Si je n'ai pas la foi et la conviction de donner la dîme et que cela m'est imposé, j'aurai encore moins la foi quand viendra le test, et que je semblerai manquer d'argent. Mais si je le fais par conviction, j'assumerai ma décision, je prierai en conséquences.

Mais je donnerai librement un sacrifice qui coûte. Je n'ai pas de choses de luxe, car je considère plus important de donner pour le royaume de Dieu. Un sage pasteur m'a dit au début de ma vie chrétienne qu'un chrétien devrait considérer trois catégories de dépenses dans son budget :
  • Les choses essentielles (ex. un toit, la nourriture, le vêtement, le transport, etc.)
  • les choses importantes
  • et les choses désirables dont on peut se passer en s'organisant (ex. on n'est pas obligé d'avoir le dernier iPhone ou tous les gadgets les plus chers, les vêtements de marque, etc.).
Lorsque nous voulons donner, il est facile ainsi d'identifier rapidement où couper en premier (dans les choses désirables mais non essentielles).

Il n'y a pas de sacrifice sans une certaine souffrance

La grâce n'est pas une voie rapide sans souffrance. Le disciple véritable, comme son Maître Jésus, a une croix à porter au sens figuré (une certaine souffrance).

De toute évidence, Dieu veut que quoi que nous lui donnions, ce soit sans contraintes et sans arrières-pensées. L'argent fait partie de ce que Dieu accepte comme un sacrifice agréé pour son œuvre (ouvriers des églises, infrastructures et équipements, missionnaires, enseignement chrétien et formation de disciple, évangélisation, etc.).

Or même sous la grâce, un sacrifice est quelque chose qui coûte, qui fait un peu mal.
  • Par exemple, il faut faire violence à notre faiblesse humaine (notre chair) pour prier ou adorer Dieu, surtout quand les choses vont mal. 
  • Il renonce au désir d'être aimés de tous, celui qui témoigne le nom de Christ. Certains le haïront, d'autres se moqueront, quelques amis le délaisseront. Mais il recevra au centuple, des frères, des sœurs, des mères, des pères, des amis véritables plus attachés qu'un frère de sang, etc. 
  • De même, un sacrifice financier a un prix, une certaine souffrance (Hébreux 13.15-16). Si je ne donne que du superflu, ce n'est pas un sacrifice, car je fais passer tout le reste avant Dieu
.
Bref la Loi est remplacée, accomplie en Jésus (justification du pécheur, salut) mais les principes demeurent; le fruit qui vient de la maturité par l'Esprit remplace la lettre qui encadraient les «enfants» qu'étaient ceux qui vivaient avant le don de l'Esprit.

La décision de donner OU de garder pour soi est personnelle, comme nous le voyons au temps de l'Église naissante. Chacun rendra compte en fonction de ce qu'il a reçu. Mais tromper un serviteur de Dieu est un grave péché. Il aurait mieux valu à Ananias et Saphira (Actes 5) de garder leur argent, plutôt que de mentir à ceux que Dieu a établis. Dieu regarde au cœur.

Cependant,
  • la maturité qui remplace l'enfance (par la venue de l'Esprit de Dieu qui remplace les rites mais non pas les principes de la Loi de Moïse), cette maturité demeure, selon les Épîtres du Nouveau Testament. Elle implique donc de faire naturellement ce qui doit être fait, n'étant plus des petits enfants spirituels.
  • Le fruit de l'Esprit comprend la générosité et la libéralité (dons matériels) qui sont considérés par Dieu comme des sacrifices, donc avec une certaine privation de quelque chose pour quelque chose de plus grand (Hébreux 13.15-16). Si nous croyons ce salut si grand, alors il me semble que nous croirons essentiel de soutenir les ouvriers chrétiens et les œuvres sociales chrétiennes. Car tous ne peuvent pas se consacrer aux ministères de la Paroles. Ceux qui le font, doivent être soutenus
.
Keith Green (Album No compromise, 1978) exprimait la relation du chrétien à l'argent en des termes très intéressants dans une chanson :
«To obey is better than sacrifices. I don't need your money, I want your life» (L'obéissance vaut mieux que les sacrifices; je n'ai pas besoin de ton argent, je veux ta vie [entièrement consacrée]...)
Dieu veut notre obéissance au départ et non pas que nous essayons de l'acheter ensuite par nos œuvres. Cela fût entre autre dit par le prophète Samuel au roi Saül qui désobéissait et exigeait du peuple au-delà de ce que Dieu demande.

Keith Green exécutant "To obey is better than sacrifices" en spectacle à Estes Park, 1978

dimanche 2 février 2014

La vraie mesure du succès selon Dieu

L'on parle souvent de cette manière: tel homme a bien réussi. Le critère de mesure du succès en ce monde est souvent le succès matériel ou la popularité. Pourtant selon l'angle de Dieu, le succès n'a pas la même référence.

  • Un homme riche qui ne sert que lui-même se fait appeler insensé, car il n'est pas riche pour Dieu (Luc chap. 12.13-21)
  • Le prophète Esaïe qui a reçu un appel véritable de Dieu sous l'Ancienne Alliance (Esaïe chap. 6) se verra rejeté par ses contemporains (Es. 6.9-12), comme plusieurs autres prophètes. Mais Jésus parle de lui comme ayant bien prophétisé (Matthieu chap. 13). Il a donc réussi sa vie aux yeux du Seigneur, même si de son temps, son message ne fût pas bien reçu.
Durant un temps de méditation de la Parole de Dieu, ceci m'a semblé avoir du sens

Qu'est-ce que l'échec, quand un enfant de Dieu a été fidèle dans ce qui lui a été demandé? 
L'échec est la face rugueuse du succès, selon Dieu.
Je prévois recommencer à publier sur ce blogue.

mercredi 1 août 2012

L'Évangile universel de Jésus : non "modelable"

Jean dit "le baptiste" (Jean-Baptiste)  parce qu'il baptise ceux qui acceptent de changer de vie, soit selon l'Évangile de Luc (chap. 7), constate que Jésus tarde à se révéler comme Roi messianique libérateur. Il envoie deux messagers s'enquérir de la mission et identité de Jésus. Deux témoins, c'est le nombre minimal pour un témoignage recevable. La réponse de Jésus nous rappelle que l'évangile n'est pas le message réservé à une élite et que nous devons croire en Jésus et le recevoir tel qu'il est, et non pas tel que nous voudrions le modeler selon nos besoins...

Ils ont en effet, pu s'enquérir de la mission et de l'identité de Jésus en observant et en parlant avec lui:

«Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? (Luc 6:20)»

Or, nous savons que ces deux témoins envoyés par Jean-Baptiste ont alors pu observer Jésus et voir des signes et miracles tel qu'il est prophétisé sur lui.

«A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles» (v. 21).

Mais que répond Jésus aux deux envoyés de Jean?
«Et il leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !» (v.22 et 23)
La mission de Jésus n'est pas seulement de libérer les gens des emprises de toutes sortes et de les sauver, mais aussi que cette bonne nouvelle (évangile) soit annoncée aussi à ceux qui n'ont pas d'argent pour payer. Cela, nous ne devons jamais l'oublier.

Et heureux ceux pour qui Jésus, différent de leurs attentes ou de leur théologie, ne sera pas une occasion de se détourner de lui et de déchoir de l'espérance de la foi (être une occasion de chute). Jésus deviendra une occasion de chute pour ceux qui refusent de l'accepter tel qu'il se révèle, avec ses bontés (il sauve gratuitement) et ses exigences (croire en lui et le suivre avec le secours de son Esprit qu'il donne à ceux qui croient et commencent ainsi à obéir à Dieu).

L'apôtre Paul dira plus tard, lors de la croissance des églises locales dans le bassin de la Méditéranée:


«Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse:
nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs [terme désignant les non-Juifs qui n'ont pas la loi de Moïse].
Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.
Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair [la chair est la capacité humaine], ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.
Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ;
et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont,
afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.
Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,
afin, comme il est écrit, Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur».
(1 Corinthiens 1: 22-31)
Nul ne peut se glorifier devant Dieu et dire «voici ce que j'ai fait!».  Nous ne choisissons pas plus de naître intelligents ou forts, que de naître défavorisés par la vie. Faibles ou forts selon les critères terrestres, nous naissons tous égaux devant Dieu, qui seul peut nous accorder (créditer à notre compte), par sa grâce (=don immérité), ce qu'est le Christ; sa position devant la présence du Père éternel. Il est devenu pour NOUS, notre: 
  • salut, 
  • sagesse, 
  • justice de Dieu qui sauve, 
  • sanctification (vivre pour Dieu) 
  • et rédemption (rachetés de la loi de Dieu qui convainc avec raison que nous étions tous pécheurs et indifférents à Dieu et à sa volonté).
Bref, ma position d'un être autrefois vil (vain) qui est devenu par la foi-confiance en Christ, "acceptable devant Dieu".


dimanche 6 novembre 2011

Le OUI et le NON dans la vie du chrétien

Le OUI et le NON en tant que système de
fonctionnement chez une personne:
comme un ciel imprévisible.
Le OUI et le NON sont la réalité de toute vie humaine. Chacun doit faire face à des décisions et résolutions qu'il prend, avec les conséquences bonnes ou mauvaises qui y seront inévitablement rattachées. Pour l'enfant de Dieu, les décisions fermes font partie de sa nouvelle croissance. Et pour ce qui concerne les promesses de Dieu envers nous, Jésus est le OUI, malgré nos imperfections.

Paradoxalement, du point de vue de la justice divine, le OUI n'est pas plus "positif" que le non, ni le NON plus "négatif" que le oui. Les deux sont bons ou mauvais selon le contexte. Par exemple, dire NON au crime constitue un acte juste.



Le OUI et le NON dans le témoignage

«Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement» (Jacques 5.12)

La parole de l'enfant de Dieu doit être selon la nouvelle vie reçue: selon l'esprit de vérité. Ce monde multiplie les situations ouvrant sur les demi-vérités, quand ce n'est pas carrément d'encourager le mensonge à des fins égoïstes. L'Écriture, au contraire, nous interpelle sur les décisions et les engagements suivant les valeurs selon Dieu et le principe d'égalité des humains devant Dieu.

Le OUI et le NON dans les relations avec les autres

Une situation vécue par les premiers apôtres nous rappelle que les résolutions et les promesses ne sont pas banales. L'apôtre Paul et ses aides furent accusés de ne pas avoir pris des résolutions / engagements fermes. Par exemple, on les accusait d'avoir dit qu'ils se rendraient bientôt à Corinthe afin d'y visiter les frères, mais de ne pas se présenter (bien que dans les faits, on préférait ne pas les voir). Leurs accusateurs, sous de mauvais motifs, ne faisaient pas la différence entre

  • la division intérieure ou l'indécision (proche du mépris des autres personnes ou de Dieu), ce qui est une chose immature
  • et les situations impondérables de l'évangélisation dans un environnement hostile, en des temps difficiles ou encore face aux contraintes personnelles (d'exception).

Jésus, Celui par qui le OUI de Dieu arrive pour moi

Vous remarquerez que loin de banaliser l'importance de l'engagement, l’apôtre Paul répond au contraire ce qui se résumerait en ceci : «il n'y a pas chez le chrétien mature le oui et le non !»

«Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non.  Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais c’est oui qui a été en lui ; car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu. Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit. Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c’est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe» (2 Corinthiens 1:18-23).

Dans le cas mentionné, la venue de Paul auprès des Corinthiens n'aurait pas été réjouissante. Conscient de son irritation envers les Corinthiens qui se détournaient si facilement pour écouter et suivre les faux ouvriers de Dieu (ou pour retourner à l'ancienne vie), Paul avait préféré reporter sa visite. Remarquez qu'il ne nie pas ses sentiments, au contraire. Il préfère sagement chercher de meilleures dispositions pour ne pas y aller avec une attitude très autoritaire et sévère, bien qu'il en aurait eu le droit.

Mais JAMAIS Paul ne dit que les paroles, engagements et résolutions ne seraient pas importants. L'apôtre fait l'éloge :
  • Des RÉSOLUTIONS FERMES
  • Bien que nous n’ayons PAS LE CONTRÔLE SUR TOUT
  • SANS renier ses propres motivations constructives  (foi, édifier, construire), tout comme les négatives (colère charnelle, désir de vengeance et de dominer, se faire justice soi-même)
Mais il va plus loin encore :  en Jésus-Christ, les promesses de Dieu à celui qui lui fait confiance trouvent leur OUI incontestable. Les promesses de Dieu ne sont pas OUI parce que je le mériterais, mais OUI à cause de Jésus.

vendredi 4 novembre 2011

Quand Dieu fait grâce

Quand Dieu fait grâce (donne Sa faveur ou une faveur) à une personne, rien ne Lui résiste. J'ai lu ce qui suit dans un petit livre de Neil T. ANDERSON qui a écrit beaucoup sur l'identité véritable du chrétien et sur l'impact d'une telle compréhension.

Je cite:
«Jésus est né dans des conditions extrêmement modestes et il a grandi dans le foyer d'un humble charpentier.
Il n'appartenait pas à la tribu de Lévi; par conséquent, il lui était impossible de devenir sacrificateur».1

Et pourtant, il l'es devenu, que dire, il est devenu Souverain-Sacrificateur d'une Alliance plus excellente !2

Cela est très intéressant et voici où cela m'a accroché. Jésus n'avait pas de diplôme supérieur (bien qu'il avait une Maîtrise... de soi). Sérieusement, de par son humble naissance, rien ne semblait le destiner à changer l'Alliance de Dieu. Mais à défaut de ne pas devenir sacrificateur (prêtre de l'Ancienne Alliance), Jésus est plutôt devenu "Souverain-Sacrificateur" de la Nouvelle Alliance. Quand Dieu décide de faire grâce, il le fait d'une manière incompréhensible.

La formation et les diplômes sont certes utiles, car l'enseignement fait partie du plan divin pour la relève dans le leadership. Le travail et l'effort sont bons, car la Parole de Dieu dénonce la paresse. Mais c'est Dieu qui appelle et qui fait grâce à l'un d'une telle manière, et à l'autre sous tel autre aspect.

Réfléchissons sur ces paroles:

«Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.
Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» (Hébreux 4:14-16)
Approchons-nous de Dieu par une foi consciente au Christ Jésus, confessons-lui nos fautes, courbés aux pieds de son trône afin d'être libérés de la condamnation et de la culpabilité, et de recevoir sa grâce et ses dons gratuits (immérités).

Pensée : comme l'eau qui creuse le roc et amolit les mottes durcies, la grâce de Dieu dissout la dureté.

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1. Neil T. ANDERSON et Dave PARK. Surmonter une mauvaise image de soi. Éditions VIDA, Nîmes (France), 2006, p. 63
Titre original : Overcoming Negative Self-Image, 2003.

2.   «Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses» (Ép. aux Hébreux, 8:5)

«Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : "Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !" » (Hébreux 5:5)

dimanche 24 avril 2011

Une danse de la Résurrection : dans l'esprit de Pâques vivantes.

Dans l'esprit triomphal et vivant de Pâques (dimanche de la Résurrection); Victoire possible de la vie sur la mort et qui est vraiment une fête joyeuse, voici une danse-événement en mémorial et renouvellement de cette belle fête universelle pour quiconque croit et reçoit. 

Être chrétien sans être religieux est une belle démonstration de cette Vie nouvelle.

lundi 24 janvier 2011

Une table avec ceux qui aiment Dieu

 «Tu dresses devant moi une table, 
En face de mes adversaires»
(extrait des Psaumes, chap. 23 ver. 5)

Dans ce cantique, David exprime envers son Dieu, sa confiance et sa reconnaissance dans diverses situations d'adversité et même de détresse.

Crédits photo : blogue:
 The Christianity Today blog for women

Au verset 5, il atteste et reconnait qu'il n'est pas abandonné lorsqu'il récolte de la haine en réponse à sa foi et à ses progrès et efforts dans sa marche.

Dans la culture nord-américaine ou occidentale élargie, nous ne comprenons pas spontanément le sens de ce texte, car nous en avons perdu la clé. Il faut y réfléchir à la lumière des Écritures.

lundi 25 octobre 2010

Les puits d'Isaac nous enseignent (Genèse chap. 26)

Parfois, Dieu permet, comme pour Isaac le fils d'Abraham, des circonstances pour nous conduire là où nous n'irions pas autrement. Les puits creusés par Jacob peuvent illustrer ceci.

samedi 16 octobre 2010

Billy Graham : un message qui dérange toujours après 60 ans

La vidéo a été retirée par le diffuseur sur le site cible.


Je parlerai cependant ici des émotions en lien avec l'évangélisation et la musique.

Les émotions font partie de l'humanité, du berceau, jusque dans le travail et le sport, et cela jusqu'au dernier clignement d’œil

En visionnant le tout, j'entendais déjà les opposants de ce style d'évangélisation, dire que leurs adversaires jouent sur les émotions. Pourtant, dans toutes les sphères de la vie humaine, les émotions sont impliquées, même dans le sport. Il n'est pas nécessaire de rendre ennuyante la Parole de Dieu, qui ne l'est pas, pour être intègre.

Dieu touche les gens de diverses manières

Cette vidéo contient des scènes et témoignages touchants. En entendant certains volets plus rock, je me suis mis à penser que si on compare Dieu à un courant d'eau, sa voix est parfois plus calme, comme le repos près d'un lac, ou comme un vent très léger.
«Et après le tremblement de terre, un feu: l'Eternel n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger». (1 Rois 19:12)
Parfois Dieu parle comme la source ou la rivière, mais Dieu parle de diverses manières, lui dont la Parole est aussi décrite comme un feu, un marteau, le bruit de grandes eaux, comme un tonnerre, etc. Dans un tel contexte, la démarche plus rock est un peu comme Dieu qui parle d'une autre manière, à d'autres types de personnes et dans d'autres circonstances qu'un rassemblement de l'église, le dimanche.

Christ est venu aussi pour les "fils du tonnerre"

Certaines personnes sont offusquées face à cela, parce qu'elles confondent une musique d'évangélisation (de proclamation), un message musical (chanté), comparé à la musique dans un service chrétien (cantiques, choeurs et chorales, hymnes chrétiennes, psaumes, etc.). La prédication ou le témoignage "chanté" devant un public en bonne partie composé de gens non engagés envers Dieu, n'est pas la même chose que dans une assemblée de croyants réunis pour louer et adorer Dieu et écouter sa Parole. Cela se comprend.