samedi 9 mai 2020

La Prière de St Patrick | St. Patrick's Prayer

J'ai reçu ma copie matérielle du film «I am Patrick» (Mon nom est Patrick) tout récemment en version DVD. Pourquoi en DVD (ou en Blu-ray), plutôt que directement en ligne sur un cloud? Voir à ce sujet la note 1 (1)

(cet article en cours de rédaction sera augmenté sous peu).

Une journée après avoir reçu mon exemplaire du film, je n'ai pas encore visionné  «I Am Patrick». Mais dans l'emballage, se trouvait une belle infographie de la célèbre Prière de St Patrick. Patrick est celui qui a été nommé par la Tradition, «The Patron Saint Of Ireland».








Hélène Goussebayle avait fait une adaptation en chanson de la Prière de Saint Patrick, dans son album Louanges Celtiques.






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1.     Je préfère encore les supports physiques de fichiers, parce que 
  1. dans une guerre contre la culture occidentale qui prend le champ de bataille de l'information, ce qui est attaqué en premier, ce sont les données personnalisées. Au même moment, on prend d'assaut au nom de la justice sociale, les témoignages historiques (monuments historiques, etc.), les oeuvres, les livres et autres publications numériques. Dans nos écoles au Québec, il se faisait en début 2020 une épuration dans les bibliothèques des commissions scolaires, de tout ce qui est antérieur à l'an 2000 (donc des connaissances et de la culture qui précède la génération qui a 0 à 20 ans en 2020. 
  2. En raison des contraintes droits d'utilisation et des accès (mots de passe, nom d'utilisateur, comptes et fournisseurs multiples, etc.)

lundi 13 avril 2020

L'Esprit comme de l'eau sur les mottes desséchées

Dans la Bible, l'Esprit du Dieu trois fois Saint est comparé à diverses réalités: eau, feu, souffle et vent, colombe, ... Pour un cœur spirituel qui lutte pour changer, l'Esprit de Dieu est comme la pluie qui ameublit les mottes desséchées et transforme un sol endurci, en une terre enfin cultivable et utile.



https://www.picspree.com


L'Esprit de Dieu comme de l'eau


La Samaritaine au puits de Jacob : Dans l'Évangile selon Jean, au quatrième chapitre, Jésus rencontre une Samaritaine, à un puits ancestral creusé par Jacob, un descendant d'Abraham.

Les Juifs n'avaient pas de relation avec les Samaritains. Mais, selon la coutume liée à l'hospitalité de l'époque, Jésus en tant qu'étranger de passage, demande que la Samaritaine puise un peu d'eau pour lui, pendant que les disciples sont partis acheter des vivres. Cette demande était une pratique tout à fait dans la normalité culturelle. La femme est cependant étonnée que Jésus lui adresse la parole, car les Juifs méprisent les Samaritains. Jésus lui dit que si elle savait qui il est, c'est elle qui lui aurait demandé de l'eau qui donne la vie. S'en suit un échange sur la vie éternelle durant lequel Jésus par révélation, connaît une partie de sa vie. Convaincue qu'il est le Messie attendu, elle part alerter les habitants de la ville qui croient eux aussi à cause des paroles de Jésus.

Deux révélations voire, trois, ressortent de cette rencontre avec la Samaritaine au puits de Jacob :


  1. Jésus est le Messie, le fils de Dieu, attendu par les Juifs et par les Samaritains.
  2. «Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.» (Jean 4 24). En vision ou lors de manifestations visibles, il prend une forme, mais il n'est pas la forme. Dieu est Esprit; immatériel. Les peintres l'ont malheureusement représenté comme un homme, à une époque où peu de gens savaient lire ou avaient accès à une bible. Ceci cela a déformé la nature de Dieu (son essence), que les gens ont par la suite associée au mythe. C'est entre autres pour une raison semblable qu'il était interdit de se faire une représentation de Dieu; afin de ne pas le diminuer, le rendre semblable à la créature humaine, animale, végétale, minérale, cosmique ou autre (Exode 20.23).
  3. Le salut de Jésus n'est pas pour les Juifs seulement, on le voit dans les écrits du Nouveau et de l'Ancien Testament. Quand Jésus dit à la Samaritaine que «le salut vient des Juifs» (Jean 4.22), il indique le canal de bénédiction qui arrive par les descendants d'Abraham (Jésus et les apôtres) et non l'exclusivité (Genèse 12.3; 18.18; 22.18; 26.4; 28.14; Galates 3.8). Israël est le canal choisi, par qui le Messie s'est donné (dans la foulée d'une longue révélation par étapes) et non l'exclusivité. Israël est destinée à introduire le Christ au Monde, même dans la grande tribulation annoncée. Les 144000 qui seront choisis et envoyés depuis les 12 tribus reconstituées par Dieu lui-même, lorsque l'Église ne sera plus sur la Terre, afin d'annoncer le salut et la nécessité de se repentir, seront des Juifs descendants d'Abraham (Apocalypse 7.3-8 et après eux une foule incalculable de convertis durant la grande Tribulation selon Apoc. 7.9-17). Mais d'ici là, face au refus de mission de la part d'Israël, le ministère a été confié à l'Église, pour une période appelée «le temps des nations» (Ezekiel 30.3; Luc 21.24), une sorte de longue parenthèse historique qui arrive à ses derniers jours.
«Aussi l'Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham: Toutes les nations seront bénies en toi!» (Galates 3:8)

D'autres images de l'eau

Je passerai brièvement sur les premières pour m'attarder à la pluie comme la vie qui vient d'en haut.

L'eau qui lave : D'autres images de l'eau, pour illustrer l'Esprit Saint de Dieu, nous parle de l'eau qui lave et purifie.

Le baptême représentant la mort et la nouvelle vie dès ici bas : L'eau est aussi un jugement, comme lors du grand déluge, qui illustre le jugement et la mort contre le péché, qui dans le baptême biblique, par immersion (baptiser = baptizō = immerger), représente la mort de l'ancienne vie et une résurrection en Christ au sortir de cette eau. Le baptême est un engagement conscient, un passage volontaire qui représente l'engagement, par la foi personnelle en Jésus, de se reconnaître comme mort aux choses de l'ancienne vie, pour renaître à la lumière à la nouvelle vie.

La pluie d'en haut qui communique la vie


L'eau comme la pluie qui est donnée du ciel : Il est une illustration de l'eau de la pluie qui ameublit les mottes d'une terre asséchée et endurcie et permet ainsi à la semence de pénétrer le sol décompacté pour germer afin de nourrir et devenir ainsi utile. Cela s'applique aussi à un être au cœur endurci qui cherche à changer de vie, par la grâce de Dieu. Un cœur spirituel dur peut changer, par la régénération de l'Esprit.

Jésus a comparé l'attitude (réception, rejet) des esprits humains à la parole de Dieu, à des sortes de terrain où un semeur répand les précieuses graines. Ce n'est pas le but de faire cette étude ici, mais on trouve cela, entre autres en Matthieu chapitre 13. Retenons pour le moment, que nos cœurs spirituels y sont comparés à diverses sortes de terrains par Celui qui sème la Parole de Vie et de promesses.

Pour un Québécois qui connaît un court été nordique, la pluie peut sembler un obstacle, à moins qu'il soit agriculteur. Le roi David, dans un psaume, décrit une bénédiction apportée par la pluie pour préparer la terre cultivée à recevoir et à communiquer la vie.

«Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance,
Tu la combles de richesses;

Le ruisseau de Dieu est plein d'eau;

Tu prépares le blé, quand tu la fertilises ainsi.

En arrosant ses sillons, en aplanissant ses mottes,

Tu la détrempes par des pluies, tu bénis son germe.» (Psaume 65.9-10)

Comme l'eau ameublit un champ aux mottes et sillons desséchés et aide la personne qui la cultive, cette image nous parle par extension, des cœurs secs et durs. Quand on n'en peut plus de se voir comme un sol sec et stérile qui retombe dans les mêmes ornières (un être frustré, désabusé, irritable et irritant, vous pouvez prolonger la liste), l'on peut par la foi en l'oeuvre de Jésus, invoquer son nom et implorer pour l'envoie (ou pour être rempli d'une nouvelle mesure) de son Saint-Esprit dans nos vies. Comme l'eau, il ameublira notre cœur et nous donnera la victoire sur ce qui en nous-mêmes, nous semblait insurmontable.

Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, dit Jésus:

Le dernier jour de la fête est le plus important. Ce jour-là Jésus, debout, dit d’une voix forte : « Si quelqu’un a soif, il peut venir à moi et boire.

Celui qui croit en moi, “des fleuves d’eau couleront de son cœur, et cette eau donne la vie”. On lit cela dans les Livres Saints. »

Par ces mots, Jésus parle de l’Esprit de Dieu. Ceux qui croient en Jésus vont recevoir cet Esprit, mais, à ce moment-là, l’Esprit Saint n’est pas encore venu. En effet, Dieu n’a pas encore montré la gloire de Jésus. (Jean 7.37-39, Bible traduction Parole de Vie, 2017)

L'inaccessible changement de vie...

Vous avez essayé vingt fois, cent, ou peut-être mille fois de changer et vous croyez que cela ne sert à rien. Vous en êtes venus à penser que vous devez abandonner. Vous pensez faire partie des perdants... Ne croyez pas ce mensonge infernal. Toute personne qui croit sincèrement en Jésus et invoque son nom sera sauvée. Mais il y aura des hauts et parfois des épreuves de la foi.
  • Pour les uns, la priorité des  richesses et de leur apparente et fragile sécurité (illusion de sécurité) est une prison qui empêche de vivre la liberté en Christ. 
  • D'autres sont dans une vraie prison. Mais, comme pour les apôtres enchaînés, une prison ne peut retenir l'âme et l'Esprit. 
  • Pour les autres, c'est un péché particulier, un lien qui semble ancestral, ou encore, un manque récurrent de foi en la Parole inspirée et ses promesses. 
  • Les mauvaises relations familiales (avoir été mal démarré dans la vie) peuvent de leur côté, avoir entaché la relation future à Dieu. Comment faire confiance en une autorité qui soit aimante, malgré nos imperfections, si l'on a été privé, aux premiers mois ou années de la petite enfance de la vie, d'une voix aimante, de l'accueil, des sourires et contacts visuels, du contact physique, d'une main sur la tête ou sur sa main. Comment croire en l'amour si l'on a connu que l'anonymat de ce qui est légalement essentiel (nourriture, vêtement, besoins matériels)? Une dureté qui souvent se passait d'une génération à la suivante. Le pardon n'est pas l'oubli... Il ne remplace pas l'apprentissage des relations dans les petits gestes d'une mère et d'un père équilibrés.

Se lever, marcher, courir, secourir


La Parole nous montre que vaincre sa nature profonde, ses mauvais traits naturels et les mauvais penchants de son hérédité, est impossible à l'homme, mais possible à Dieu. Comme pour un jeune homme riche, à qui Jésus fit comprendre qu'il était empêché de vivre la vie de l'Esprit, en raison de son lien aux richesses et fausses sécurités. À ses disciples, Jésus expliqua en privé que cela, la délivrance de nos liens spirituels, est impossible aux hommes (ici un jeune homme riche), mais à Dieu, oui :

«Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé? Jésus les regarda, et leur dit: Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. (Matthieu 19.25-26)

Quelques précisions sur les richesses et la foi


Plusieurs serviteurs de Dieu avaient une prospérité, mais celle-ci était un trésor pour Dieu et non pour eux-mêmes. Ils pouvaient agir avec justice pour bénir leurs employés et contribuer à la vie. La Bible nous apprend que la prospérité matériel n'est pas une mesure de spiritualité supérieure, tout comme la pauvreté n'en est pas un d'infériorité.

lundi 20 janvier 2020

Dieu au pas de l'homme

Bien que Dieu veuille que ses enfants par adoption le servent, il ne leur demande pas pour autant de le précéder lui, mais de faire les choses en leur temps. Au-delà de la fidélité requise à l'enfant de Dieu dans les choses de la vie courante (travail, études, famille, vie sociale, vie de l'église et service), il est possible de faire beaucoup et de racheter le temps précieux, tout en prenant le bon pas. Mais la pratique révèle qu'il est tout aussi possible de faire ce que Dieu ne nous demande pas; le faire sous la pression de pairs ou de responsables, ou pour bien paraître, ou en s'imposant soi-même un rythme effréné, se convainquant d'être ainsi un meilleur serviteur de Dieu.


Cet article a été publié initialement sur mon ancien site web en 2008


L'arche (le coffre) de Dieu au pas de l'homme


L'arche de l'alliance a été rendue célèbre en Occident par le film Les Aventuriers de l'Arche perdue. Nous voyons dans l'Ancien Testament que l'arche de l'alliance (coffre du témoignage) lequel représente la présence de Dieu avec son peuple, n'avance pas au pas des chevaux ou des bêtes de somme, mais au pas de l'homme.

Modèle de l'Arche de l'Alliance. Auteur indéterminé.


Sous son règne, le roi David voulut le faire entrer rapidement au pays d'Israël, mais un drame mit fin abruptement à la fête. L'arche monté dans un chariot bascula et un homme mit la main pour l'empêcher de tomber. Il fût frappé de mort sur le champ. Après cette occasion, on prit bien soin d'appliquer les directives de la Loi.

Ces événements communiquent un double enseignement : 1) on ne s'approche pas de Dieu n'importe comment et 2) avant l'installation des Hébreux dans la terre de Canaan, l'arche se déplace avec le peuple, au pas du peuple en étant au centre de ses pérégrinations (déplacements). L'arche de l'Alliance conçue avec des anneaux dans lesquels s'insèrent des barres, devait être portée par les lévites (serviteurs du culte envers Dieu, assistants des prêtres de l'ancienne alliance).

Ceci nous apparait comme un symbole que Dieu se limite lui-même. Il se souvient que nous ne sommes pas Dieu. Il est possible de courir dans le service chrétien, mais de ne pas pour autant toujours courir selon Dieu. Plus d'une fois, des serviteurs de Dieu se sont retrouvés épuisés mentalement ou avec une santé fortement hypothéquée au milieu des années de leur service. Il y a une nette différence entre ce que nous contrôlons pas, comme c'est le cas pour un chrétien dans un camp de travail (en prison) pour sa foi et d'autre part un service exercé librement mais sans prudence.

Dieu au pas de l'homme


Il y a en effet des occasions ou opportunités pour lesquelles l'enfant de Dieu a le pouvoir de juger.
  • Le jeune roi David refusa de se battre avec l'épée et l'armure imposante du roi Saül.
  • Jésus lui-même a été, comme l'arche de l'Alliance, la présence de Dieu parmi les siens.
Le fait que Dieu lui-même s'impose de marcher et de vivre au pas de l'homme dans le cas de Jésus, parmi l'homme et dans la sphère du temps, nous montre que les conducteurs et les croyants ne doivent pas imposer aux autres un fardeau qu'ils n'ont pas à porter.

Lorsqu'une personne en position d'autorité est exigeante envers elle-même et qu'elle peut faire beaucoup, la tentation est forte d'imposer le même rythme à tous les autres; ce dont elle doit bien se garder. Jésus n'a pas imposé son rythme aux foules, mais il a demandé aux douze de le suivre. Un dirigeant ne doit pas non plus utiliser une forme plus ou moins subtile de manipulation psychologique, par exemple en jouant sur la culpabilité, pour imposer sa cadence et ses projets. Il vaut mieux pour de tels responsables trouver en nombre plus restreint des collaborateurs capables de les compléter en s'associant à eux. Autrement, des personnes risquent de souffrir et même de devoir se raviser et de vivre comme un échec, une tentative avortée, pour quelque chose que Dieu ne leur a jamais demandé.

Pour d'autres, ce n'est tout simplement pas encore le temps. Nous voyons dans le Nouveau Testament, qu'un dénommé Jean, surnommé Marc qui a accompagné Paul et Barnabas, les a abandonnés au milieu de la mission. Il semble avoir été impliqué un peu trop tôt dans un service au-delà de ses capacités. Ainsi, lorsque Barnabas veut le reprendre avec eux dans une étape subséquente, l'apôtre Paul est si vivement opposé que cela provoque un conflit majeur entre les deux leaders qui se séparent et prennent des directions différentes pour évangéliser (Actes 15.37-39).

Ce Marc est un exemple d'ouvrier qui a peut-être été engagé un peu trop vite pour un premier voyage de mission. Pourtant, le temps révèle plus tard qu'il est devenu capable de suivre le rythme difficile de l'implantation d'églises, souvent même en milieux hostiles, au point que l'apôtre Paul accepte de travailler de nouveau avec lui (2 Timothée 4.11). Dans ce cas précis, le premier abandon a résulté en un conflit qui a conduit les deux apôtres et amis à se diviser sur l'éventualité d'une seconde participation immédiate de Jean-Marc. Mais le résultat aurait pu être tout aussi bien de démotiver pour toujours ce serviteur pour l'oeuvre missionnaire, en raison de son premier échec et abandon de la mission (démission).

Il ne faut jamais prendre à la légère, la sagesse pratique consistant à respecter le rythme, les dons et les capacités des autres. Certaines personnes peuvent en vouloir à Dieu pour des choses qu'il ne leur a jamais ou pas encore demandées. D'autres peuvent se décourager si on leur en demande trop et trop vite et qu'elles vivent un rejet ou un échec qui seront forcément publics dans le cas des ministères de prédication et enseignement. Les conflits entre dirigeants, comme dans le cas de ce Jean, surnommé Marc peuvent même en résulter.

Si Dieu s'est limité Lui-même...


À au moins deux moments identifiables, Dieu s'est limité lui-même pour marcher au pas des siens; 1) avec le symbole de sa présence en l'arche (coffre) de l'ancienne alliance puis 2) en la personne de Jésus-Christ en sa venue pour instaurer la nouvelle Alliance. Ne nous a-t-il pas laissé un modèle plein de sens ? Nous devons trouver l'équilibre entre marcher au pas de l'homme et marcher au pas de Dieu, mais seulement en ce cas, selon la grâce et l'appel que Dieu donne à chacun en particulier; soit selon une mesure différente pour chaque individu.

Fort de ses expériences, l'apôtre Paul dira lui-même qu'il vaut mieux y aller de manière progressive lorsque vient le temps d'engager des gens dans les ministères structurés. Il mettra plusieurs critères de reconnaissance des leaders chrétien. L'un d'eux stipule qu'au moment de procéder à la mise en ordre des nouvelles assemblées, que ses aides laissés ou envoyés sur place établissent les conducteurs spirituels et leurs aides en les mettant progressivement à l'essai avant leur installation officielle : «Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche» (1 Timothée 3.10).


jeudi 16 janvier 2020

Avec Burn the Ships, For King and Country : un autre No 1

Avec Burn the Ships, For King and Country fait son sixième No 1 du Billboard Christian Airplay. Cette chanson s'inspire de la délivrance d'une dépendance ou de tout ce qui empêche de vivre la vraie Liberté qui ne mène vers aucune culpabilité.













Pour en savoir plus (article en anglais) : 

For King & Country's 'Burn the Ships' Hits No. 1: 'Wasn't Sure a Song About Addiction Would Be Accepted' (Billboard.com, 15 JAN 2020)

dimanche 29 décembre 2019

I Wonder As I Wander - Version épique par Simon Khorolskiy

I Wonder As I Wander : chant d'une réflexion qui traverse les générations, pour édifier dans la foi en Celui qui est venu vivre parmi nous pour se donner Lui-même pour nous sauver. Simon Khorolskiy le reprend de façon grandiose et inspirante.


I Wonder As I Wander  

Repris en 2019 par Simon Khorolskiy

Simon Khorolskiy


(activez les sous-titres dans la vidéo. Ci-dessous, voir un couplet additionnel non conservé dans sa version)



Les paroles dans la version trouvée sur le site: Hymns and Carols of Christmas


I Wonder As I Wander


I wonder as I wander, out under the sky,
How Jesus the Savior did come for to die.
For poor ordinary people like you and like I…
I wonder as I wander out under the sky.

(Couplet omis par la version de Simon Khorolskiy)

When Mary birthed Jesus 'twas in a cow's stall,
With wise men and farmers and shepherds and all.
But high from God's heaven a star's light did fall,
And the promise of ages it then did recall.

If Jesus had wanted for any wee thing,
A star in the sky, or a bird on the wing,
Or all of God's angels in heaven for to sing,
He surely could have it, 'cause he was the King.


Capture de la vidéo I Wonder As I Wander, depuis la chaîne Youtube de Simon Khorolskiy

Que Dieu se souvienne de la jeune Annie Morgan qui a permis la transmission de quelques lignes de la version originale. Et que le Dieu sans frontière, élevé au-dessus des cultures et des peuples, visite et bénisse le peuple Russe.

Quelques faits connus des origines de la chanson I Wonder As I Wander


Quelques lignes d'un d'un auteur inconnu du 19e siècle ont été recueillies et notées par John Jacob Niles à Murphy, NC (Caroline du Nord) en juillet 1933 de Annie Morgan, une jeune fille (enfant) faisant partie d'une croisade évangélique ambulante. La croisade non autorisée dans cette localité, était installée près d'une fontaine de la place publique. Niles aurait payée à la jeune fille 25 cents (0,25$) pour chaque prestation, jusqu'à ce qu'il ait réussi à mémoriser et noter les lignes connues par la jeune fille.  Niles a improvisé le reste et a eu l'idée de le publier comme cantique de Noël en 1934 dans Songs of the Hill-Folk.


Pour l'histoire partiellement connue des origines cette chanson des Appalaches (Côte Est), VOIR cette vidéo; surtout après l'introduction :

The Stories Behind The Music Of

vendredi 29 novembre 2019

Le monde qui a péri : le déluge biblique et la science

Il y a des récits (traditions) d'un déluge majeur chez des peuples de tous les continents. Toutefois, le récit de la Bible fournit des informations plus détaillées encore raisonnables après un examen objectif et scientifique. En fait, le récit du déluge de la Genèse qui aurait été de portée mondiale est loin d'être un mythe pour certains scientifiques. Source: WITHCOMB, John C. et Henry M. Morris, Le monde qui a péri, Lausanne. Trad. de l'anglais. Centre Biblique International, 1981. 184 pages. (Publié entre 1973-1979 sous le titre original The World That Perished, par Baker Book House Co).

[NOTE : Cet article a été originellement publié sur mon ancien site destiné aux «seekers». Il puise à la fois dans le livre en référence et est complété de certains ajouts personnels (à partir de la section Quelques Réflexions sur le travail de Whitcomb et Morris) fondés sur les Saintes Écritures et sur mes connaissances en théologie. Le but est de répondre à cette question: Le déluge est-il le récit d'une foi enfantine ou un événement majeur qui est réellement survenu et qui a laissé des traces géologiques sur la surface du globe et dans le climat? (Gilles B., 29 novembre 2019)].
Musée de l'arche de Noé «Ark Encounter», Kentucky (crédits photos : capture écran d'une vidéo sur https://arkencounter.com/


[Texte récupéré d'une archive de mon ancien site:]

Il existe des classiques dans divers domaines. Voici quelques points forts de ce livre qui gagnerait à ne pas se perdre dans l'oubli, le tout suivi d'une réflexion personnelle [à partir de la section: Quelques Réflexions sur le travail de Whitcomb et Morris].

Introduction: particularités du récit biblique du déluge


D'une part, le récit biblique du déluge se démarque des autres traditions, en ce que sa présentation concorde avec les traces réelles observables laissées sur la terre.

Mais en même temps, la Bible n'explique pas le déluge seulement par les données que nous connaissons aujourd'hui. Selon les auteurs, une analyse pertinente, consciencieuse et exégétique révèle certains domaines dans lesquels le surnaturel est évoqué.
  • 1. Le plan de l'arche
  • 2. Le rassemblement des animaux
  • 3. La libération des eaux d'en haut
  • 4. Le soulèvement des eaux océaniques par le fond
  • 5. La formation de nos bassins océaniques et la formation de nos continents et des chaînes de montagnes

1. Le plan de l'arche


Il y a des récits (traditions) d'un déluge majeur chez des peuples de tous les continents. Toutefois, le récit biblique fournit des informations encore raisonnables après un examen objectif, par exemple quant aux dimensions de l'arche.

Dans ce cas précis, au contraire de récits comme la tradition babylonienne selon laquelle l'arche aurait été un cube parfait, les dimensions bibliques concordent avec le but; être un navire de grande capacité de chargement fermé et stable avec des ponts et cellules dont le but est de flotter et dériver, sans voile et sans gouvernail (Genèse 6:15).

Une architecture navale raisonnable et adaptée au but


Christian Ramm (The Christian View, p. 230) cité par Whithcomb et Morris, mentionne: «un modèle a été construit par Peter Jansex de Hollande et des péniches danoises, appelées Fleuten, furent fabriquées avec l'arche pour modèle. Ces bateaux prouvèrent que l'arche offrait une plus grande capacité d'utilisation que les vaisseaux aux flancs inclinés. Ils tenaient bien la mer et étaient pratiquement inchavirables» (p. 19).

Si Moïse avait simplement récupéré une légende connue de son temps ou inventé toute l'histoire, il aurait véhiculé des erreurs majeures, en matière d'architecture navale, par exemple.

Une capacité de chargement optimale


Avec «approximativement 137,2 m de long sur 22,9 m de large» (p. 20), L'arche a été le plus grand vaisseau de l'histoire maritime jusqu'à la fin du 19e siècle. Sa capacité de chargement, avec 1/3 de plus que les navires conventionnels, équivaut à «l'équivalent de 520 wagons de trains modernes» (p.23).

[Note: Le fait aussi que l'arche aient eu des ponts et des cellules est très concordant avec la nécessité de solidifier une si grande structure en bois.]

2. Le rassemblement des animaux


Contrairement à certains auteurs chrétiens qui auraient tendance à faire des compromis sur le texte biblique, Whithcomb et Morris s'opposent à une telle option qui

lundi 25 novembre 2019

La vie chrétienne n'est pas naturelle

La vie chrétienne est surnaturelle de par son origine

  • Elle n'est pas une religion, quoique la communion fraternelle, via l' «assemblée» ou l' «église» (du grec ekklesia), en soit une manifestation visible. 
  • Elle n'est pas un culte à mystères (initiatique, une gnose, une alchimie avec une pierre philosphale) mais une progression en marche avec l'Esprit de Christ. L'être humain ne naît pas chrétien. Il voit le jour sous la spiritualité de ses parents avant de prendre ses décisions. Il ne devient pas chrétien en se joignant à un groupe chrétien, comme il ne devient pas joueur de foot en marchant sur le terrain de son équipe nationale. Il n'y a pas de chrétien sans relation à Jésus-Christ. 
Jésus a clairement indiqué que pour voir (expérimenter, vivre) le Royaume de Dieu, pour avoir dès ici et aujourd'hui la vie de Dieu et avoir accès à ses ressources, une personne doit naître de nouveau (= d'en haut = de Dieu).

Jésus, par Lydia B. (FEV. 2019)


En naissant physiquement, le nouveau né entre dans le monde de manière naturelle, avec une capacité de relation avec Dieu. Mais il est séparé de Dieu. L'enfant est totalement dépendant de la foi de ses parents. Mais en naissant de Dieu, par sa foi-confiance en Jésus-Christ, la personne voit s'activer en elle une nouvelle vie, marquée d'une nouvelle compréhension spirituelle, d'une nouvelle relation. Jésus est ce que Dieu nous a montré physiquement de lui-même. En naissant de nouveau par la grâce, un don immérité ou gratuit, au moyen de la foi (sa réponse) en Jésus, la personne entre dans une nouvelle dimension spirituelle. Elle reçoit l'Esprit promis par Dieu et par Jésus dans son ministère terrestre.

Quelques textes bibliques tirés de l'Évangile selon Jean. Ce sont des synonymes utilisés par Jésus en Jean, chapitre 3:

Lorsqu'une parole est répétée plusieurs fois dans la Bible et de diverses manières, c'est que la chose en question est

mercredi 24 octobre 2018

Témoignage chrétien VIDÉO : Saisi par Jésus-Christ

En toute simplicité, je vous propose mon témoignage chrétien vidéo. Ce dernier a été donné à un déjeuner-conférence, le 13 octobre 2018, dans la ville de Québec, au Canada. J'y étais invités par des gens d'affaires et travailleurs chrétiens. 

Conférence témoignage avec Gilles Bernier
Samedi le 13 octobre 2018

mardi 18 septembre 2018

Le diable, personnage mythique ou esprit brillant?

Le diable, personnage mythique ou esprit brillant?
  par Gilles Bernier, 2001-10-23

(texte initialement publié en 2001 sur mon site chrétien destiné aux personnes en démarche de réflexion spirituelle. Photos ajoutées en 2018)

Le diable, selon l'interprétation du film la Passion du Christ, produit et réalisé par Mel Gibson, 2004.

Selon les nombreux textes bibliques qui y font référence, le diable n'a rien à voir
  • avec les représentations caricaturales du Moyen Âge, d'un être cornu aux pieds fourchus prêt à piquer les imprudents avec son trident;
  • rien à voir non plus avec l'interprétation des rationalistes qui y voient une personnification du mal sans existence réelle;
  • ni avec le petit diable individuel qui lutte avec la conscience;
  • ni avec les représentations habituelles du cinéma.

Au moins deux groupes croient pourtant fermement en l'existence du diable: ceux qui d'une part sont conscients de le servir et ceux d'autre part, conscients de ne pas le servir.

Statue de Baphomet, lors d'une tournée publique en 2018, pour défendre la liberté des cultes satanistes aux États-Unis. 


Plus précisément, ces deux grands courants y croient:
  • ceux qui sont conscients de lui rendre un culte comme dans le satanisme avoué (ex. messe noire, culte vaudou) et
  • ceux qui sont conscients de ne pas vouloir le servir et le voient comme un esprit puissant, d'une intelligence supérieure aux hommes et ennemie de Dieu (ex. dans l'enseignement de Jésus, des apôtres et de l'Église après eux).


Le sens de l'un de ses noms, Satan, est justement: ennemi, adversaire ou celui qui s'oppose.
Il est désigné dans la Bible par plus d'une quarantaine d'appellations qui décrivent le caractère de sa personnalité et son action dans les sphères spirituelles.

La personnalité et la nature de Satan


Comme les anges, le diable est un esprit créé (Psaumes 148.2-6; Ezéchiel 28.15). Diable, du grec 'diabolos', signifie: calomniateur (ou médisant), accusateur.
Jésus en a parlé comme étant un être personnel plutôt qu'une énergie anonyme. Il est
  • l'ennemi (de Dieu et des hommes) (Matthieu 13.39);
  • le menteur et père du mensonge en qui il n'y a ni vérité ni amour de la vérité (Jean 8.44);
  • le meurtrier dès le commencement (Jean 8.44);
  • le voleur qui tue et détruit (Jean 10.10);
  • le prince des démons (Matthieu 12.24).

Les apôtres de Jésus ont poursuivi ces mises en garde contre ce tentateur et séducteur.


Selon l'apôtre Jean, il est
  • l'ange de l'abîme, appelé Destructeur (Apocalypse 9.11);
  • le prince de ce monde (Jean 14.30).
L'apôtre Paul le qualifie
  • de celui qui se déguise en ange de lumière, servi par ses ministres (serviteurs consacrés), (2eCorinthiens 11.14) et
  • de dieu de ce siècle (ou de ce monde) qui aveugle l'esprit de plusieurs personnes afin qu'elles ne comprennent pas la grandeur de l'Evangile (2Corinthiens 4.4).
Il enseigne aussi qu'il existe une hiérarchie d'êtres célestes dominés par le diable. Ceux-ci s'opposent à la rédemption (salut, rachat de la perdition, rachat de la malédiction) des hommes et au règne de Dieu:
"Pour conclure: puisez votre force dans le Seigneur et dans sa grande puissance. Revêtez-vous de l'armure que Dieu vous donne afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Puissances, contre les Autorités, contre les Pouvoirs de ce monde de ténèbres, et contre les esprits du mal dans le monde céleste" (Ephésiens 6.10-12; Trad. Bible du Semeur).
Ces moyens de protection ("l'armure que Dieu vous donne") sont à la fois:
  • pourvus gratuitement (la part de Dieu) et
  • à saisir ("Revêtez-vous[...]"; responsabilité de l'homme).


Les origines et la chute du diable



Il arrive parfois dans la Bible qu'un texte s'adressant à un être dépasse la seule situation de celui-ci pour s'adresser à un autre. C'est le cas notamment avec deux textes trouvés chez les prophètes Esaïe et Ezéchiel.

Dans une prophétie contre le roi de Babylone (un dominateur des nations de son temps), se dresse soudain Lucifer. Ce nom provenant de traductions latines signifie "Porteur de lumière". Isaïe (Esaïe) reçoit en vision cette parole contre le roi de Babylone:
Ta fierté a été précipitée dans le séjour des morts Avec le son de tes luths [...]
Quoi donc! tu es tombé du ciel, (Astre) brillant [ou Lucifer], fils de l'aurore!
Tu es abattu à terre,
Toi, le dompteur [ou vainqueur] des nations!
Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel,
j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu, Je siégerai sur la montagne de la Rencontre (des dieux) [...]
Je monterai sur le sommet des nues,
Je serai semblable au Très-Haut"
(Esaïe 14.9-14, version Segond révisée, Société biblique française, ABU, 1978).
NOTE: Dans la Bible, les anges sont parfois symboliquement désignés par le terme «étoiles» (ex. Apocalypse 1.20). De même, une complainte d'Ezéchiel sur un roi de la ville de Tyr, dépasse soudainement son application historique pour désigner un être derrière lui. Il est dit au prophète:
"Fils d'homme,
Entonne une complainte sur le roi de Tyr!
Tu lui diras: ainsi parle le Seigneur, l'Eternel:
Tu mettais le sceau à la perfection,
Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.
Tu étais en Eden, le jardin de Dieu;
Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, [.
..] Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, préparés pour le jour où tu fus créé.
Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées;
Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu;
Tu as été intègre dans tes voies,
Depuis le jour où tu fus créé
Jusqu'à celui où l'injustice a été trouvée chez toi.
Par l'importance de ton commerce
tu as été rempli de violence et tu as péché; Je t'exclus de la montagne de Dieu
Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres ardentes.
Ton coeur est devenu arrogant à cause de ta beauté,
Tu as corrompu ta sagesse par ta splendeur;
Je te jette par terre,
Je te livre en spectacle aux rois.
Par la multitude de tes fautes,
Par l'injustice de ton commerce
tu as profané tes sanctuaires [ou ta sainteté] [...],
(Ezéchiel 28.11-18; version Segond révisée, trad. Société biblique française, ABU, 1978).
Des points communs se dégagent de ces deux passages:
  • Ils s'appliquent d'abord à un homme élevé en autorité, puis dépassent (sans l'annuler) le contexte purement historique. Nous sommes convaincus que cela va plus loin que la métaphore, pour les raisons suivantes:
  • Certains qualificatifs révèlent un être angélique derrière ces deux souverains terrestres. Aucun homme ne peut être décrit comme porteur de lumière (Lucifer, chez Esaïe) ou comme chérubin
  • protecteur aux ailes déployées (chez Ezéchiel). Aucun homme n'est tombé du ciel suite à un jugement de Dieu (Esaïe 14.12).
  • De la même façon, le roi de Tyr (ville côtière de la Méditéranée) ne fut jamais placé en Eden, ni sur la sainte montagne de Dieu (Ezéchiel 28.13). Dans les textes bibliques, ces lieux sont associés à la présence de Dieu lorsqu'il a voulu se révéler de façon visible pour demeurer avec les hommes.
  • de plus, le roi de Tyr n'avait pas une demeure sainte (sanctuaires; Ezéchiel 28.18), ni ne pouvait mettre le sceau à la perfection (Ezéchiel 28.12).
  • Ni l'un, ni l'autre de ces dominateurs terrestres ne furent créés au sens propre, comme le furent les êtres angéliques. Ces rois furent en réalité procréés (de descendance humaine);
  • La tournure des textes suggère que le succès temporel de ces rois fut d'une façon quelconque relié à certaines séductions spirituelles. Par exemple, dans la partie où le livre de l'Apocalypse annonce ce qui vient (le futur), la ville de Babylone (qui ne fut pourtant jamais reconstruite physiquement) est devenue un symbole de la ruine future des religions ou nations rendant un culte à des divinités (objets, animaux ou êtres mythiques). Car, au-delà de l'abondance de dieux, selon la Bible, se cachent des esprits séducteurs qui recherchent activement l'adoration.
"Elles est tombée, elle est tombée, la grande Babylone. Et elle est devenue un antre de démons, repère de tout esprit impur[...]" (Apocalypse 18.2).
Cela cadre bien avec cette affirmation de l'apôtre Paul, selon la révélation qu'il a reçue:
"Que dis-je donc? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose? (nullement). Mais ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons et non à Dieu [...] Vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et à la coupe des démons" (1Corinthiens 10.20-21, version Segond révisée, Société biblique française, ABU, 1978).
Et ailleurs:
"Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d'intelligence s'est trouvée obscurcie. Ils se prétendent intelligents, mais ils sont devenus fous. Ainsi, au lieu d'adorer le Dieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles, images d'hommes mortels, d'oiseaux, de quadrupèdes ou de reptiles [...] ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur[...]" (Romains 1.21-22, trad. Bible du Semeur).

Les écrits trouvés en Esaïe et Ezéchiel nous apprennent encore, quant à eux, les choses suivantes sur Satan:

  • Il a été à l'origine un modèle de perfection et de sainteté (mettre le sceau à la perfection, avoir ses sanctuaires);
  • Il avait une sagesse et une beauté insurpassées;
  • Il était pour un temps dans la présence directe de Dieu (ce qu'indiquent les termes "Eden" et "sainte montagne");
  • Il était très élévé en dignité et puissance (couvert de pierres précieuses, chérubin protecteur, porteur de lumière, sceau à la perfection);
  • Il était un chérubin. Ces anges décrits dans la Bible sont des êtres puissants en force et en gloire, probablement les plus près de Dieu;
  • Satan est aussi un être dont la nature est en partie musicale. Les références chez les prophètes Esaïe (14.11; le son de tes luths) et Ezéchiel (28.13; tes tambourins et tes flûtes) touchent à la fois aux instruments à cordes, à percussion et à vent. Il est logique de penser qu'il se sert encore de cette essence musicale pour séduire;
  • Sa proximité de Dieu et sa perfection ont été les causes premières de son orgueil, sa fierté l'ayant ensuite conduit à vouloir égaler ou supplanter Dieu.
  • Son châtiment a déjà commencé mais certains aspects de celui-ci sont encore à venir.


Les anges de Satan



Comme il a été mentionné très brièvement, le diable n'est pas seul dans sa rébellion. On le voit accompagné d'autres créatures spirituelles déchues de leur position. Celles-ci sont:
  • selon l'apôtre Pierre: "les anges qui ont péché" (2e Pierre 2.4a);
  • selon l'apôtre Jude: "les anges qui n'ont pas gardé la dignité de leur rang, mais qui ont quitté leur propre demeure" (Jude, verset 6a);
  • selon l'apôtre Jean: les anges du grand dragon. C'est-à-dire: les anges du diable (Apocalypse 12.9).
Les anges de ce "grand dragon", selon une vision symbolique associée au diable et à son rôle derrière l'antichrist (antechrist), sont en nombre très élevé (Apocalypse 12.3, 4, 7, 9).
Il semble qu'une bonne partie d'entre eux aient encore accès dans la présence de Dieu où ils accusent et calomnient les croyants. Dieu permet même qu'ils accomplissent certains jugements (ex. séduction politique, spirituelle ou autre) contre ceux qui refusent de chercher Dieu et la vérité (2e Thessaloniciens 2.1-12).

Le nombre de ces anges révoltés s'élèverait au tiers des créatures angéliques. Sinon, c'est le nombre d'une faction de ces créatures qui ont encore la permission d'avoir accès devant Dieu pour un temps:
"Un autre signe parut dans le ciel et voici un grand dragon rouge feu [...] Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetaient sur la terre [...] Il y eut une guerre dans le ciel [...] Le dragon combattit, lui et ses anges [...] il fut précipité, le grand dragon [...], le serpent ancien appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre habitée; il fut précipité sur la terre et ses anges furent précipités avec lui [...] il a été précipité l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit" (Apocalypse 12. 3, 7-10).
Cela indiquerait qu'au moins le tiers des anges appartiennent au diable parce qu'ils se sont soumis à lui. Or, les anges restés fidèles sont eux-mêmes innombrables (Daniel 7.10; Apocalypse 5.11). Ce texte nous montre aussi que les anges déchus qui n'ont ni vérité, ni compassion et ne se soumettent à aucune règle (sinon par les limites que Dieu leur impose), sont les premiers à accuser et calomnier les hommes, particulièrement les croyants.

Prétentions du diable et de ses anges


Paradoxalement, alors que le diable et ses anges remettent en cause le droit de Dieu et du Christ (Messie) à régner sur l'univers, en même temps ils désirent y instaurer et maintenir leur propre domination. Cela démontre que leur intention n'est pas ce qu'elle prétend être; un souci de démocratie (rejet de la théocratie). Jésus a souligné en ce sens que les gens qui le rejetaient recevraient un jour l'Antichrist. Selon les prophéties bibliques et les types qui l'ont précédé, il sera un conquérant et un dictateur des nations qui (comme dans l'empire Romain) poussera ceux qui lui feront ombrage dans son ascension. Déjà, mondialisation aidant, germe l'idée de donner le pouvoir mondial à une super entité politique qui réussira à instaurer la paix, résoudre les problèmes monétaires, réaliser un consensus religieux mondial imposé (la grande prostituée décrite dans l'Apocalypse...):
"Je constate une chose: vous n'avez pas d'amour pour Dieu. Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas. Si un autre vient en son propre nom vous le recevrez" (Jean 5.42-43; trad. Bible du Semeur).
Cela résume bien l'intention du diable et de ses anges de maintenir une autorité égoiste sur le présent monde. Si Dieu ne les restreignait pas en leur fixant des limites, il est probable qu'ils conduiraient les hommes à détruire le monde afin que nul ne puisse aimer et servir Dieu.

Satan, imitateur de Dieu


Dieu a envoyé Christ (Dieu le Fils) pour sauver et délivrer. Celui-ci avait son prophète, Jean-Baptiste (en plus des prophètes des Écritures l'ayant précédé). Et il servait un chef spirituel (le Père). Il reçut l'adoration des siens, sans la demander.
En imitation, Satan enverra son anti-Messie (Antichrist) sous les traits d'un bienfaiteur mondial (politique, économique, spirituel). Celui-ci aura aussi son dieu (le Diable) et son prophète. Il prétendra avoir la nature divine (être Dieu ou dieu) et cherchera bientôt l'adoration des hommes, utilisant la force lorsque cela s'avérera nécessaire. Des démons (classe d'êtres spirituels déchus) opéreront des signes miraculeux à travers cette triple association (Satan-Antichrist-faux prophète) résumée en Apocalypse 16.13-14. On tentera de démontrer qu'il est le Christ.
Billy Graham, l'évangéliste de renommée mondiale, a bien résumé cette portion de l'histoire humaine à venir, déjà annoncée entre autres, dans le livre du prophète Daniel et par l'apôtre Jean dans son Apocalypse:
"Sur les épaves de l'incrédulité et du doute, Satan édifiera son chef d'oeuvre: l'Antichrist. Il créera une religion sans rédempteur. Il construira une Eglise sans Christ. Il établira un culte sans la Parole de Dieu" (La paix avec Dieu, p.68).


Selon les écrits prophétiques bibliques, le diable, ses anges et ses disciples ont une fin connue d'avance


Heureusement, la Bible annonce déjà le châtiment de la fin (destiné au diable, à ses anges et à ceux qui ne cherchent pas Dieu tel qu'il se révèle dans sa création et dans sa parole), (Apocalypse 20.10,14).